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Le Cahier, Le chant sémantique, Éric Dubois

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) 23.04.15 dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie, L'Harmattan

Le Cahier, Le chant sémantique, mars 2015, 169 pages, 17 €

Ecrivain(s): Eric Dubois Edition: L'Harmattan

Le Cahier, Le chant sémantique, Éric Dubois

 

Le Cahier, sous-titré Le chant sémantique, est constitué d’un choix de textes du poète Éric Dubois, écrits de 2004 à 2009. L’Harmattan publie ce corpus dans sa collection Accent tonique dirigée par Nicole Barrière, dédiée à la poésie et « destinée à intensifier et donner force au ton des poètes pour les inscrire dans l’histoire ».

Les poèmes ici publiés ont été extraits de L’âme du peintre (2004), Poussières de plaintes et poèmes d’automne (2007), Robe de jour au bout du pavé (2008), Allée de la voûte (2008), Les mains de la lune (2009), Estuaires (2006) – dont l’édition originale est parue aux éditions Encres Vives dirigées par Michel Cosem et aux éditions Hélices pour Estuaires.

La citation en exergue de Louis Aragon indique d’emblée la place réservée par le poète à la poésie et au genre qu’il pratique : « C’est à la poésie que tend l’homme ; il n’y a de poésie que du concret » (Le paysan de Paris).

Et c’est effectivement au sein même du concret qu’Éric Dubois forge son écriture pour en extraire des poèmes, des micro-poèmes, ce qui ressemble à des aphorismes parfois, une prose poétique, des bribes de réflexion taillées dans une robe de jour ou des draperies silencieuses d’une nuit, enfilées sur la pierre du décor. Pierre monolithe ou pierre poreuse, rarement perméable tout à fait. Car en résistance se rencontrent le monde & le sujet, qui s’accueillent et se (re-)forment au contact l’un de l’autre, dans un regard, dans une écoute réciproques. Pierre monolithe ou friable du monde ; le tout d’un monde dans la fragilité de chaque subjectivité, jamais insécable. On retrouve éminemment l’évocation, la présence perdurable de cette fragilité dans les textes d’Éric, en même temps qu’une résistance à faire face, par le truchement / l’exorcisme des mots au travail avec/sur le monde expérimenté (Tu ne veux pas de ce monde consumériste). Écriture expérimentale. Une vie d’écriture. De recherche de l’amour (On écrit pour coucher des mots // pour coucher avec // pour se coucher et dormir avec l’amour) & de la quête poétique ainsi que le soulignait Pierre Kobel dans sa contribution à la publication de ce Cahier sur le siteLa pierre et le sel (24/03/2015, http://pierresel.typepad.fr/la-pierre-et-le-sel/2015/03/recueil-éric-dubois-le-cahier.html).

Légèreté & réflexivité se côtoient, infléchissant et réfléchissant dans un mouvement fluide du regard des pierreries du monde à allumer encore, des haleines tièdes à (r)éveiller, qui nous regardent. La poésie d’Éric me fait penser à cette mécanique des fluides surgie du principe des vases communicants. Vases communicants entre des pans de mémoire à libérer des oubliettes (Je cherche à mettre au jour Ce qui n’est pas dit mais oublié). Mettre au jour – comme l’aube réveille et renouvelle cette forêt des signes dans laquelle, immergés, nous naviguons.

Lire la poésie d’Éric ressemble aussi à un rendez-vous d’amitié généreuse. Car sa poésie, oui, est généreuse et l’on s’y sent à la découvrir comme devant l’âtre où réchauffer nos hivers noirs, où suivre les courants d’escapade de nos étés en promenade. Sa poésie en ce sens serait d’automne ou de printemps, c’est écrire qu’elle nous transite vers un ailleurs proche ou lointain dont les mots du poète nous frôlent pour effleurer nos regards d’une lucidité à fleur de peau et d’une sensibilité d’une dense acuité en même temps que d’une dense légèreté.

Ce ressenti ramène le lecteur dans le tempo d’un temps écoulé dans la durée, dont le poète cueille et se fait le dépositaire des sédiments, des souvenirs de voyages, des restes de naufrages, sur le Cahierparchemin du Poème. Le langage du temps / La parole du monde s’intitule ainsi l’une des parties au sommaire du Cahier. Le temps d’Éric Dubois et celui dans lequel s’inscrit son écriture est celui de la durée. Le poète capte en orpailleur des oriflammes de nacre dans L’eau vive du poème s’écoulant dans le courant du temps :

Eau Vive

se souvenir à l’imparfait l’eau

qui serpente oriflamme de nacre dans l’épaisseur

vive s’ébat dans les marnes et les dépôts

un peu de bru/me de brui/ne couleur de lait

nourrice aux seins solides et bolides caresse les joncs

coule dans la gorge l’orge et le jour s’éteint

réceptacle de la mémoire parchemin

jamais ne meurt le goût de la promenade

Le poète travaille dans l’argile du temps, dans la terre traversée par l’eau vive des courants, dans la fluidité travaillée d’un rythme attentif à l’œuvre du monde autour, suspendu en points d’orgue parfois dans la blancheur de l’attente : un peu de bru/me // un peu de brui/ne // couleur de lait. Et même si la nuit est de passage…

TU PASSAIS

Tu passais par là dire est impossible la compromission du langage ouvrir une porte puis une autre s’attendre à ce que personne ne vienne la refermer les années que tu portes en bandoulière comme on lit un journal un jour de grand vent qui s’emporte à la moindre dérive et cette envie de déchirer les pages une à une pour mieux recommencer ce que tu n’as pas su faire ta vie parce que tu n’y croyais pas tu n’as pas su te construire on ne construit pas avec des courants d’air

… même si la nuit est de passage, elle passe, et l’attente demeure une attente déroulée sous le signe de l’espoir : jamais ne meurt / le goût de / la promenade. Poésie d’ouverture, donc. De cheminements. De l’horizon. Et de l’altitude dans les gouffres et les abîmes/abymes qu’elle approche sur le fil du vertige, glissant dans les entrelacs (Entrelacs).

Le temps chanté dans la durée pour lever ou souligner les significations d’un monde à la fois extérieur et intime (Le chant sémantique, lit-on en sous-titre du Cahier) renvoie inévitablement en ses fragments au passé. À ses blessures. À sa fragilité.

Tu ne veux pas de ce monde consumériste des lignes d’écriture serrées plus de dyslexie infantile il t’arrive parfois de bégayer des mots improbables dans une langue incertaine dans une syntaxe schizophrène Parfois de songer à ton adolescence et à ta jeunesse périlleuse sur le cahier des restes de cahiers de poèmes écrits à dix-sept ou à vingt ans.

Une immersion dans le Poème de la Mémoire :

Tu as fait Des bains de mémoire Dans les

souvenirs

Tu t’es noyé Imperceptiblement Dans les non-dits

(…)

Des bains de mémoire Tu en as les séquelles Des

souvenirs

Tu n’en gardes que La quintessence

Sur les non-dits Tu gardes les distances Des

souvenirs

(…)

Le Cahier résonne comme une sorte de biobibliographie d’une existence en quête permanente de poésie, d’amour et de questionnements dont l’ouverture correspond à celle d’une curiosité toujours en éveil sur la complexité du monde et de ses interprétations, toujours sur le seuil des rencontres & dans le ferment, le lien du dialogue, par le truchement et le viatique d’un langage en perpétuel travail sur le chantier d’une poésie expérimentale puisque vécue jour après jour. Nuit après nuit aussi – celles desfeux protecteurs.

La dernière partie du Cahier, me semble-t-il, prend un cap différent dans le travail de l’écriture. A partir du morceau 125 de Mise en abyme. Comme annoncée par des morceaux au « lyrisme muet » comme dans Automne secret :

Tu m’avais dit Je serai de retour A l’aube

Tu devais me délivrer De mes soucis Et donner du sang Aux arbres

C’est l’automne A présent le soleil ondoie Et la rue s’anime d’unijambistes Et de survivants

Les commerçants vendent Et les enfants réclament Je t’attends L’automne Garde ses secrets

La dernière partie du Cahier semble mettre au jour un monde par un langage malaxé, retourné, coupé/entrecoupé, découpé en lamelles de phrases interrompues rythmées avec intermèdes fervents & riffs intenses, qui épanouit parfois a contrario le coulé de la phrase dans une sorte d’arythmie percutante. Une écriture autre me semble-t-il anime cette dernière partie, ambiance différente, rythme de l’écriture différent, style différent, un lyrisme davantage exacerbé peut-être mais toujours dans la retenue des mots (une vraie réussite à mon avis) dont voici quelques bribes :

QUESTIONS

Au bord De quel récif Manger l’air Et avaler l’eau Tu me hantes comme Un précipice J’ai rêvé pour toi Une douce quiétude Poser les questions Serait plus de tourment Plus de douleur Va dans la douceur De la vie Après tant d’années Oublier qui je fus Oublier qui nous fûmes

CRISTALLISATION DU DESIR ET HOMMAGE AMOUREUX

Je te sais assise active assise active dépendant des saisons dépendant des saisons de leur cours imperturbable de leur cours imperturbable et pendant que tu marchandes tes derniers strings pour quelques lingots d’or dans quelques marchés aux esclaves nous sommes tes amoureux captifs tes amoureux captifs toujours en quête de ton amour de ton amour et d’un retour d’affection mais tu ne nous écoutes pas occupée à marchander ta lingerie fine dans quelques souks tu ne nous écouteras pas désireuse de faire le commerce de tes charmes à quelques séniles impuissants et prothésistes dentaires tu ne nous écouteras pas non tu préfères te vendre tu ne nous écouteras pas tu sais pourtant que nous t’aimons pour ce que tu es et pour ce que tu représentes aussi l’amour faite femme l’amour et je te sais assise active assise dépendant des saisons dépendant des saisons de leur cours imperturbable de leur cours imperturbable et pendant que tu marchandes tes derniers charmes pour quelques sonnants et trébuchants nous nous morfondons de désir d’un désir coupable certes mais véritable que peut faire la mâle impuissance face à la féminine assurance que tu déploies jour après jour avec tant d’énergie sans cesse renouvelée rien dites-vous et vous avez raison rien absolument rien et nous pouvons toujours croire à des lendemains meilleurs avant le baisser de rideau final oui nous pouvons espérer toujours ton retour.

Sur un mode parfois incantatoire :

VEHICULE DE LA PENSEE

mon corps ton corps mon corps ton corps ton corps le corps le corps comme

le corps comme dérivatif la langue comme distraction

le corps est véhicule de la pensée ma pensée ta pensée ma pensée ta pensée

la pensée parfois fleur de l’éphémère le langage comme dérivatif la langue comme

la langue comme distraction la langue comme distraction

Avec des « Pantomimes » :

Rafales dans les interstices des pensées et leurs pantomimes

Rafales mailles qui se resserrent écheveaux de nerfs de pensées sertis dans l’absolu

Rafales mains qui hurlent battant de porte qui claque mailles

Rafales règne de l’arbitraire en salves déchirées de pensées écheveaux de nerfs mains qui hurlent battant de porte qui claque crissent les pas indéfinissables mailles

Rafales dans la bulle asphyxie monte le silence d’une octave mains qui hurlent

Rafales des pensées écheveaux de nerfs l’horizon est vertical battant de porte qui claque

Nos paradoxes frissonnent mains qui hurlent écheveaux de nerfs je ne sais si je fuis dans l’immobile

Une frénésie saccadée des « Rythmes » :

Je par le balancier intime Et le truchement du steamer Construis le bonheur A plein seau de sable Des rythmes organiques Mais la nuit la nuit s’éternise Sur le port et la côte s’irise De mélancolie mêlée d’ancolie Et de colère mystique Et Je chante à tue-tête le jour Mes molles épouses sur le sofa S’abîment et les rythmes s’organisent Comme des nécropoles profanes Et le chien de la maison surgit Depuis les ifs et les marais C’est le moment où le néant contemple le Néant Et où Dieu porte des porte-jarretelles

Le Cahier, outil-poème pour se sentir vivre et vivre… à livre ouvert (Pourquoi ces mots Dans ces pagesfermées ?)

… pour écrire

Sur le blanc du papier le noir de tes pensées le calque de tes désirs

l’encre de ton avancée sur des territoires fragiles

… pour écrire une Poésie partagée par les humbles

J’écris à côté de la marge la majuscule qui commence le récit sur un cahier d’écolier et les phrases avancent longs convois d’émotion et tunnels de syntaxe

… pour écrire fidèlement un « Art poétique », de si près tenu…

J’écris à côté de la marge la majuscule qui commence le récit sur un cahier d’écolier et les phrases avancent longs convois d’émotion et tunnels de syntaxe

J’écris dois-je y mettre de la ponctuation ? je mobilise des mots chargés de combustible je veux dire des mots pleins qui font sens

J’écris prose pour tordre le cou aux vers aux rimes à la tradition avec des blancs je veux dire des mots comme des signaux noirs dans la lueur de la page

J’écris et tout l’art est dans l’économie et les silences évoquer le passé par un lyrisme muet modeste farouche j’écris de valse-hésitation à mobile parade

Mon art poétique est une danse

… pour écrire dans le point d’un non-retour l’épicentre douloureux dans la fulguration du sens à l’œuvre depuis l’enfance. ENFANCE : le chant sémantique… Le point de non-retour et la mire. Le point sensible ?

CHANT SEMANTIQUE

Des mots Qui saignent Au coin de Ta bouche

Je cherche sur ton Visage Quelques traces De notre amour

Ce que laissent les mots Sur les yeux sur la peau Une nouvelle métaphore

Le souffle de mon inspiration & ton aspiration à + de poésie

les phrases qui frémissent l’épicentre de la langue à la portée du sens

les départs précipités les voyages et les portes condamnées

notre amour sans vocabulaire

ENFANCE

… pour écrire « L’empire des signes »

Dans l’empire des signes la mémoire devient-elle opaque ?

Le pouvoir des mots c’est dans le langage tout ce qui porte sens

Ce qui parle à l’âme comme une voix

La poésie d’Éric Dubois est une poésie qui vibre à l’âme. Elle vient à nous comme la nuit vient, chaleureuse, pour allumer un feu pour ses amis. Accordons la nôtre sur son Cahier… et laissons au poète la dernière parole, comme un feu prometteur :

DU FEU

on aime parfois allumer dans la nuit des feux protecteurs des pénates et des sentiers intimes et laisser dériver ses pensées premières le long des voies sans balise

on aime creuser dans son lit les plumes et le coton de quelques blessures passées et dormir dans le plaisir du plaisir

on aime vivre dans le vivier de quelques amis et les écouter nous écouter des voix nues

on aime tout cela et plus encore et mieux on aime particulièrement toucher l’âme

 

Murielle Compère-Demarcy

 


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A propos de l'écrivain

Eric Dubois

 

Eric Dubois est né en 1966 à Paris. Auteur de plusieurs ouvrages de poésie dont  entre autres « L’âme du peintre » ( publié en 2004) ,  « Allée de la voûte »(2008), « Les mains de la lune » »(2009), « Ce que dit un naufrage »(2012) aux éditions Encres Vives, « Estuaires »(2006) aux éditions Hélices ( réédité aux éditions Encres Vives en 2009), « C'est encore l'hiver »(2009) , « Radiographie » , « Mais qui lira le dernier poème ? » (2011) sur www.publie.net, « Mais qui lira le dernier poème ? » aux éditions Publie.papier, « Entre gouffre et lumière » (2010) chez L'Harmattan ,« Le canal », « Récurrences » (2004) , « Acrylic blues »(2002) aux éditions Le Manuscrit. Participation à de nombreuses revues.  Textes inédits dans les anthologies  Et si le rouge n 'existait pas ( Editions Le Temps des Cerises, 2010) et Nous, la multitude ( Editions Le Temps des Cerises, 2011), Pour Haĩti ( Editions Desnel, 2010) , Poètes pour Haĩti (L'Harmattan, 2011), Les 807, saison 2 ( Publie.net, 2012), Dans le ventre des femmes ( Bsc Publishing, 2012) ... Responsable de la revue de poésie en ligne « Le Capital des Mots ». Blogueur : « Les tribulations d'Eric Dubois ».

 

http://ericdubois.net

http://ericdubois.info

http://le-capital-des-mots.fr

 

A propos du rédacteur

MCDEM (Murielle Compère-Demarcy)

 

Lire toutes les publications de Murielle Compère-Demarcy dans la Cause Littéraire

 

Murielle Compère-Demarcy est tombée dans la poésie addictive (ou l'addiction de la poésie), accidentellement. Ne tente plus d'en sortir, depuis. Est tombée dans l'envie sérieuse de publier, seulement à partir de 2014.

A publié, de là jusqu'ici :

Je marche--- poème marché/compté à lire à voix haute et dédié à Jacques DARRAS, éd. Encres Vives, 2014

L'Eau-Vive des falaises, éd. Encres Vives, 2014

Coupure d'électricité, éd. du Port d'Attache, 2015

La Falaise effritée du Dire, éd. du Petit Véhicule, Cahier d'art et de littératures n°78 Chiendents, 2015

Trash fragilité (faux soleils & drones d'existence), éd. du Citron Gare, 2015

Un cri dans le ciel, éd. La Porte, 2015

Je Tu mon AlterÉgoïste, éd. de l'Ecole Polytechnique, Paris, 5e, 2016

Signaux d'existence suivi deLa Petite Fille et la Pluie, éd. du Petit Véhicule, coll. de La Galerie de l'Or du Temps ; 2016

Co-écriture du Chiendents n°109 Il n'y a pas d'écriture heureuse, avec le poète-essayiste Alain MARC, éd. du Petit Véhicule ; 2016

Le Poème en marche suivi par Le Poème en résistance, éd. du Port d’Attache ; 2016

Dans la course, hors circuit, éd. Tarmac, coll. Carnets de Route ; 2017 ; réédition augmentée en 2018

Poème-Passeport pour l’Exil, avec le poète et photographe ("Poétographie") Khaled YOUSSEF éd. Corps Puce, coll. Liberté sur Parole ; mai 2017

Nantes-Napoli, français-italiano traductions de Nunzia Amoroso, éd. du Petit Véhicule, Cahier d’art et de littératures n°121, vol.2, Chiendents, 2017

dans la danse de Hurle-Lyre & de Hurlevent…, éd. Encres Vives, coll. Encres Blanches n°718, 2018

L’Oiseau invisible du Temps, éd. Henry, coll. La Main aux poètes ; 2018

 

Publications en revues : Phoenix, La Passe, FPM-Festival Permanent des Mots, Traction-Brabant, Les Cahiers de Tinbad, Poésie/première, Verso, Décharge, Traversées, Mille et Un poètes (avec "Lignes d’écriture" des éditions Corps Puce), Nouveaux Délits, Microbes, Comme en poésie, Poésie/Seine, Cabaret, Concerto pour marées et silence, … ; sur espaces numériques Terre à ciel, Le Capital des Mots, Recours au Poème, … Publications en 2018 dans Nunc, la Revue Europe et Galerie Première Ligne, …

 

Anthologies : "Sans abri", éd. Janus, 2016 ; "Au Festival de Concèze", éd. Comme en Poésie, 2017 ; Poésie en liberté (anthologie numérique progressive) en 2017 et 2018 ; citée dans Poésie et chanson, stop aux a priori ! de Matthias Vincenot, aux éditions Fortuna (2017), …

 

Rédactrice à La Cause Littéraire, écrit des notes de lecture pour La Revue Littéraire (éd. Léo Scheer), Les Cahiers de Tinbad, Poezibao, Traversées, Sitaudis.fr, Revues en ligne Texture, Zone Critique, Levure Littéraire, Recours au Poème en tant que contributrice régulière.