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Etudes

Puissance et tremblé du poème (1)

, le Samedi, 07 Mai 2011. , dans Etudes, Les Dossiers, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Rilke : La première page des "Elégies de Duino"

Qui, si je criais, m’entendrait depuis les hiérarchies

des Anges ? Et quand bien même l’un d’eux soudain

me prendrait sur son cœur : je mourrais

du fait de sa trop forte présence. Car le beau n’est

que le commencement du terrible ; à peine nous le supportons-nous

et nous ne l’admirons tant que parce qu’il néglige

de nous détruire. Tout ange est effroyable.

Je me contiens et je refoule le cri d’appel

d’un obscur sanglot.

L'émergence du roman dans le champ littéraire antillo-guyanais d'expression française

, le Mercredi, 16 Mars 2011. , dans Etudes, Les Dossiers, Chroniques Ecritures Dossiers

INTRODUCTION


Il semble aller de soi en ce début du vingt et unième siècle de parler du roman dans nos régions ; respectivement la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique. A un moment en effet où la primauté esthétique, l’intérêt de la critique littéraire et le choix des lecteurs sont accordés de manière presque automatique à cette forme romanesque.

Toutefois, dans un passé récent elle n’occupait pas cette place de prédilection. En ce sens, les auteurs du mouvement de la Négritude par exemple vouèrent un intérêt tout particulier, allant presque à l’adoration à la poésie. Avec l’Antillanité, du moment en tout cas où cette école connut ses notes de noblesse, elle perdit cet engouement viscéral au profit de la forme romanesque. C’est cette même attention que nous retrouvons avec L’Américanité, laquelle se poursuit de nos jours encore avec la Créolité.

Poésie en chantilly

, le Mardi, 08 Mars 2011. , dans Etudes, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

L'érotisme en Poésie


En ces jours gris et encore (trop) froids, on se surprend à rêver de robes légères, de jambes effleurées sous la table à la terrasse d’un café, de caresses échangées dans un lit qu’une fenêtre ouverte sur l’été baignerait de lumière.

On se surprend à rêver de la grammaire d’un souffle, qui, au fil des baisers que les lèvres égrèneraient sur la peau, se conjuguerait au temps de la douceur, au temps du vent presque chaud faisant voleter les cheveux autour de la nuque, au temps des fleurs qui nous donnent à entendre la note secrète de leur parfum, déjà à travers nos yeux, au temps de la chaleur entourant avec douceur les frissons de notre sommeil qui commence, sur l’herbe dont le parfum brûlé et doux monte jusqu’à nous comme une vague.