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Entretiens

Entretien avec Hubert Guillaud (De la mesure à la démesure de soi)

Ecrit par Didier Bazy , le Mardi, 13 Mars 2012. , dans Entretiens, Les Livres, Essais, La Une Livres, publie.net

De la mesure à la démesure de soi. 08/03/2012, Collection Washing Machine, 3,99 € . Ecrivain(s): Hubert Guillaud Edition: publie.net

On a tous envie d’en savoir plus sur nous-mêmes. De comprendre ce qui nous arrive, les changements qui nous transforment, et pas seulement de s’arrêter à la perception que nous avons de ces changements…


Comment est venue l’idée de produire un tel livre ? Il fourmille de références et de renvois via l’hypertexte à d’autres contenus complémentaires ou sources d’informations. À quel type de public, selon vous, s’adresse-t-il ?


L’histoire de la collection Washing Machine (De la mesure à la démesure de soi en est le 5ème titre), publiée chez Publie.net, est née d’une rencontre entre François Bon et moi-même. Journaliste et rédacteur en chef d’InternetActu.net, le média en ligne et gratuit de la Fondation internet nouvelle génération, je publie depuis 10 ans des articles pour aider les lecteurs à comprendre la révolution numérique en cours. Mais le web a peu de mémoire : l’écosystème numérique favorise toujours un peu plus la nouveauté sur la perspective.

Entretien avec Yasmina Khadra à propos de l'Equation Africaine

Ecrit par Nadia Agsous , le Vendredi, 09 Mars 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED


Blessé au plus profond de son être, après le suicide de son épouse, Kurt Krausmann, médecin vivant à Frankfurt, est pris en otage  au large de la Somalie.  C'est alors que commence pour cet homme un voyage au cœur de l'horreur  auprès d'êtres humains qui l'éveillent aux autres, au monde et à soi.

Yasmina Khadra, l'auteur de ce roman à suspense, rythmé d'aventures à la fois heureuses et malheureuses, nous immerge à l'intérieur de l'horreur que Kurt découvre au fur et à mesure de l'avancement de sa prise d'otage. Une expérience qui peu à peu le mène sur les chemins de la  réconciliation et de la résilience.


Après l'Algérie, Kaboul, Bagdad et bien d'autres espaces géographiques, vous centrez l'action de votre dernier roman dans le continent africain. Quelles sont les raisons qui ont présidé au choix de cette contrée du monde ?

Entretien avec Harold Cobert à propos de Dieu surfe au Pays Basque

, le Jeudi, 08 Mars 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Quand l’autofiction se fait romanesque « Le fait de distendre le temps permet au récit de devenir roman ».

 

Sophie Adriansen : Votre dernier roman, Dieu surfe au Pays basque, aborde le thème de la fausse-couche d’une femme au travers des yeux de son mari. Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire sur ce sujet ?


Harold Cobert : L’idée ne m’en est pas venue parce que j’avais moi-même vécu cet évènement douloureux. Mais, parce que j’étais passé par là, j’en ai un peu parlé autour de moi ; et, assez simplement, les langues se sont déliées. La mère d’un des élèves à qui je donne des cours particuliers, par exemple, m’a raconté son expérience, m’expliquant qu’elle-même avait failli mourir. J’ai réalisé que les femmes, elles non plus, ne parlaient pas de cela. J’ai pu mesurer l’écart entre la banalité statistique, puisque deux femmes sur trois font au moins une fausse-couche dans leur vie, et les drames intimes, secrets, qui ont parfois des conséquences catastrophiques.

Entretiens avec Jean-Paul Michel. Premier entretien (2)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 27 Février 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

« Les livres sont le pain des vivants et des morts »

Matthieu Gosztola : – Vous écrivez dans Bonté seconde, « Coup de dés » (cahier dirigé par Tristan Hordé, Joseph K., 2002) : « La rencontre a lieu quand elle est devenue inévitable, quand attendre encore serait se dérober ». Pouvez-vous être plus précis ? Quand percevez-vous la nécessité de revenir à ce qui a été écrit, et, avant même cela, d’écrire sur ce qui est advenu ? Est-ce une nécessité intérieure, dont vous pourriez donner ici quelques indices, au travers de la restitution d’anecdotes, de faits ?


JPM : – La nécessité d’écrire touchant ce qui est advenu, l’écriture l’emporte avec soi dans son acte, sous le coup de la commotion qui nous enjoint de « répondre » à l’événement, lequel réclame avec force ce contrepoids de signes. Si je ne me méprends pas, les « circonstances » qui ont appelé un poème sont lisibles, le plus souvent de façon littérale, dans le poème lui-même, toujours aussi le prolongement, la résonnance, la rémanence de l’événement. Tous les registres de l’expérience émotionnelle sont en puissance d’appeler un poème comme cette « réponse » que l’événement réclame, sa contrepartie la plus nécessaire. Que, pour une raison ou une autre, ce poème n’ait pu s’écrire, et le monde en aura été diminué, condamné à être moins, et moins bien, ce qu’il était en puissance d’être.

Entretiens avec Jean-Paul Michel. Premier entretien (1)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 20 Février 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

« Les livres sont le pain des vivants et des morts »

 

Jean-Paul Michel est le directeur des éditions William Blake and co.

 

Matthieu Gosztola : J’aimerais que l’on commence, si vous en êtes d’accord, par le questionnaire de Proust, avec, bien sûr, la possibilité d’ignorer certaines questions ; ajoutées : des cases vides pour que vous puissiez inscrire vos propres questions, à vous posées.


Le principal trait de mon caractère


Une émotivité excessive, que je dois contrebattre, chaque jour, par la règle et par l’art.


La qualité que je préfère chez un homme

Le scrupule.