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Entretiens

Salah Stétié : une mélodie passionnée des mots (Entretien)

Ecrit par Nadia Agsous , le Dimanche, 28 Octobre 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Originaire du Liban, « poète des deux rives » d’expression arabe écrivant en français, passeur d’émotions et de mots chargés de sens qui tentent l’élucidation de l’être et de son univers, Salah Stétié, auteur de nombreux ouvrages, traducteur, est incontestablement l’un des majeurs poètes de l’ère contemporaine. A travers l’entretien qui suit, le poète nous invite à nous laisser nous surprendre et nous émouvoir à travers cette parole éclairante qui dit et raconte l’enfance, la terre natale et bien d’autres sujets qui nous permettent de découvrir l’être, le poète et sa conception de la poésie.

 

Nadia Agsous : Vous avez été élevé dans un milieu familial qui vous a initié à la culture poétique et mystique arabo-musulmane. Vous êtes un poète arabe qui écrivez en langue française. Comment expliquez-vous le choix du français comme langue d’expression ?

Entretien avec Bernard Campiche, éditeur

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 28 Septembre 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Gilbert Salem, journaliste et écrivain lausannois, dit de lui : « Il n’est point le roi Sisyphe poussant éternellement un rocher voué à retomber avant d’atteindre le sommet d’une montagne infernale. C’est l’arpenteur qui sait mesurer les terrains en amont puis en aval – et encore une fois en amont, etc. Il jauge la déclivité des deux versants à pas déterminés, et chez lui la route est longue, la route est belle ».

Bernard Campiche, j’ai eu la joie de le rencontrer une première fois au début des années quatre-vingt-dix, dans le cadre de mes cours de bibliothéconomie à Dorigny-Lausanne, alors que j’étais stagiaire-bibliothécaire. Aujourd’hui, je suis très heureuse de le retrouver en tant que rédactrice littéraire et je le remercie de m’accorder cet entretien.

 

Valérie Debieux : Bernard Campiche, vous avez fêté cette année vos 25 ans d’édition, pouvez-vous nous parler de votre parcours ainsi que de la motivation à l’origine de la création de votre maison d’édition ?

Entretien avec Corinne Royer : La vie contrariée de Louise

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 05 Septembre 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

 

« De la liaison de Louise avec Franz jusqu’au terrible secret des enfants cachés, James plonge dans un passé familial où la barbarie bouscule l’innocence et l’amour. Nul ne peut tout à fait se soustraire à son destin, mais il appartiendra à Nina, la lectrice, de décider si toute vérité est, ou non, bonne à dire » ! Corinne Royer signe en La Vie contrariée de Louise un ouvrage d’une plume exceptionnelle et une histoire bouleversante. De façon spontanée, alors qu’elle écrit actuellement son prochain roman, elle a accepté de répondre à mes questions et je l’en remercie. Dans le cadre de la manifestation, « Le Livre sur les quais », qui se tiendra à Morges, du 7 au 9 septembre prochain, Corinne Royer participera à une table ronde, le dimanche, autour du thème « Le Destin de nos aïeux ».

 

Valérie Debieux : Quel a été le déclic qui vous a incitée à rédiger cet ouvrage ?

Interview de Claro, à propos de Tous les diamants du ciel

Ecrit par Yann Suty , le Lundi, 27 Août 2012. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED, La rentrée littéraire

 

Il y a un côté très poétique dans la langue que vous employez. On a l’impression qu’il s’agit de vers mis en prose. Ça chante, ça danse. C’est très lyrique et en même temps très drôle, très imagé. Il y a aussi une certaine scansion dans la phrase. Est-ce une volonté délibérée ? Si oui, pourquoi ?

 

J’ai du mal à concevoir l’écriture comme quelque chose de désincarné. La langue est à la fois un allié et un ennemi. Un allié parce qu’elle est malléable ; un ennemi, parce qu’elle agit aussi contre nous, véhicule des lieux communs, se fige sans cesse. Je m’efforce donc d’écrire une langue qui soit consciente d’elle-même, qui puisse s’entendre dans son déploiement. La scansion est l’expression d’une nécessité physique de la langue. J’écris aussi en imaginant l’effet que peut et doit produire la langue sur le lecteur, je veux qu’il vive une expérience, pas seulement une lecture.

United colors of crime : Entretien avec Richard Morgiève

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 24 Juillet 2012. , dans Entretiens, La Une Livres

. Ecrivain(s): Richard Morgiève

Richard Morgiève a accepté spontanément de répondre à mes questions et je l’en remercie. Au travers de la lecture de son dernier roman, United Colors of Crime, ou plutôt, entre les lignes, j’ai découvert un romancier vif, intuitif, franc, loyal et plein d’intelligence.

 

Valérie Debieux : Pour paraphraser votre ouvrage, la ligne droite, c’est la trajectoire d’une balle dans le dos, quelle est la ligne que vous suivez pour écrire un roman ?

 

Richard Morgiève : Ah, c’est compliqué. Je définis un segment A/B sur lequel j’écris linéairement, puis je pratique des frappes aléatoires sur les segments A/B. Les ondes de choc se répercutent en cercles concentriques jusqu’aux confins… Et je reprends la narration linéaire… et je recommence. C’est une des possibilités, il y en a d’autres. Toutes dépendent de mon honneur, de mon engagement, de ma fidélité à mon existence.