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Ecriture

Sous la coupole spleenétique du ciel (40)

, le Mercredi, 16 Mai 2012. , dans Ecriture, Ecrits suivis, Création poétique, La Une CED

 

Particules et forces, affrontent-elles le hasard ou la nécessité ?

Le professeur engagea son cours dans une voie chaotique et sans issue. Ses gestes évoquaient un labyrinthe où les mots se perdaient dans les phrases. Des formules cabalistiques se propageaient dans ses paroles.

C’est alors que la nuit tomba comme un faîte sur la terre ; que le sommet des choses se renversa sur l’ombre ; qu’il y eut du sec au cœur même, de l’eau.

Avons-nous quelques vérités pour boire ?

Les étudiants se levèrent, et, dans un mouvement fixe, se mirent à voler – l’aile – du

langage.

 

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Le vieil homme à la mouche

Ecrit par François Vinsot , le Jeudi, 10 Mai 2012. , dans Ecriture, La Une CED

"Twitexte"

Nous commençons ici la publication  de "Twitextes" de François Vinsot. Il s'agit de "prolongations" de twits émis sur le réseau social twitter où François Vinsot fait merveille en 140 signes !

 

Dans un café, un vieil homme parle tout bas à une mouche enfermée sous une tasse.


Une femme assise à une autre table observe la scène avec curiosité ; elle pourrait s’installer prés de lui, l’écouter, rire, l’embrasser sur le front, aller se promener le long du fleuve, le laisser flirter s’il en a envie et puis le ramener chez lui.  Le vieil homme règle l’addition, dit doucement au revoir à la mouche, prend son chapeau et s’en va. Le garçon s’approche et prend le plateau sans regarder, range le sucrier sur le comptoir avant de faire glisser dans le bac la tasse avec sa soucoupe et sa petite cuillère ; son geste est professionnel, il le fait des dizaines de fois par jour depuis trente ans, ce ne laisse aucune chance à la mouche qui meurt noyée puis entame un long voyage jusqu’à un brochet qui refusera de la gober, préférant les mouches vivantes.

Sous la coupole spleenétique du ciel (39)

, le Mercredi, 09 Mai 2012. , dans Ecriture, Ecrits suivis, Création poétique, La Une CED

 

Rire. Le verbe et le nom se confondent.

La gorge, déployée, montre la caverne qui est en nous. Nos ancêtres s’esclaffent, dans l’antre des mâchoires.

« Il faut proprement rire de son rire », n’enseigne pas le philosophe.

Et l’enfant, projeté dans le langage par ses anciens babillements, le monde il le regarde, le monde il en rit, avec cette joie corporelle, de découvrir les sens. Il s’enfonce dans un rire de hautecontre, l’enfant.

Et l’hyène, elle ne ricane pas.

Le gorille se bidonne ; le rat, dilate sa rate.

Seul le vent crée les spasmes, sur la mer.

La mer, entre deux rides. Qui se gondole.

 

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La nostalgie Caballero !

Ecrit par Mary-Luce Pla , le Jeudi, 03 Mai 2012. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Les mots étaient présents, ils devinrent poésie puis au fil du temps grâce à la complicité musicale de Mitch, les voici après réécriture paroles de chanson... Ce fut un plaisir de partage...

 

 

La nostalgie Caballero !

Un air mélancolique jette les mots de Federico

Et sa mélopée s'élève à l'azur de mon âme

Le chant grave et mélodieux de Paco Ibanez

Pince une guitare en quelques notes disséminées

Sous la coupole spleenétique du ciel (38)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 02 Mai 2012. , dans Ecriture, Ecrits suivis, Création poétique, La Une CED

 

 

Voilà de nouveau la fiction dans tes propos, cette fiction plus factuelle que la véritable réalité.

Tu te racontes ainsi, non par la tromperie, mais par l’affabulation qui conte son évidence.

« La fable ! cries-tu, la fable ! c’est elle qui nous instruit sur l’Homme ! C’est par elle que l’on aborde les rives encore indomptées de nos îles ». Et tu beugles tous ces mots qui débordent.

Et le silence est un diable aux mille verges.

« Il faudra se battre, pour ne plus se faire battre ! »

La distance est pour toi la familière rebelle. Celle que l’on cherche, qui s’écarte ; que l’on connaît comme l’errance qui, toujours, retourne au domicile…

 

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