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Du Cap à Pau ; vers une poésie d’à-propos (1/2)

Ecrit par Sandy Dard 18.12.14 dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis, Création poétique, Chroniques Ecritures Dossiers

Du Cap à Pau ; vers une poésie d’à-propos (1/2)

Partie première / du Cap…

 

« Les mots tels des miroirs renvoient de belles armes »

(Sandy Dard)

 

A mon vivant poème

 

« Le véritable Amour ne connaît ni le soupçon ni la méfiance »

(George Sand)

 

Je suis surprise par la plastique d’une girafe, alors qu’un crocodile est monté sur ma tente.

Stop ! Je veux me marier…

J’ai envoyé la lettre d’une broche aux sept couleurs…

Pour finir ?! Je flamboie au centre d’une maison ronde, pour chasser les araignées.

A travers les nuages, le désert se détache en arbres de cactus colorés. A table…

Une montagne retrouvée dans la banlieue de Sydney.

La réussite du passage… Au Cap…

Trinquer au vin, à la bière, quelque peu au rhum de la canne à Maurice.

En vaches, deux élands se parlent.

Ananas, avocats, mangues…

Les citronniers sont verts, c’est l’hiver. Super !…

Pendant que les éléphants restent au chaud, les hippopotames nous montrent leur belle peau, rosie des levers du soleil.

Le vent s’est levé en écho de pales… Hélicoptères… On tourne au plafond…

Des films de qu’en-dira-t-on.

La phacochère s’est enfuie à minuit.

A l’arnaque, il a perdu son caleçon… Au bord de la route, il a vendu son pantalon.

Mais ici, ce sont plutôt les pourboires qui déchaînent les passions. Vit-on avec ? On pourrait se poser la question…

Noir et blanc, ce n’est plus gris… On parle anglais à volonté…

Il l’avait écrit… C’est un PAU AIME au sens large du terme…

Une conviction profonde dont les murs, les travaux forcés se font l’écho.

En suivant la route des Lumières, une otarie – depuis son île de réunion – a pris l’ascenseur.

C’est un baptême… Comme ici, un arbre peut fleurir en cachant ses feuilles sans mourir.

On ne fait pas grise mine… Même si la route est minée. Il y a des filets. La racine est « mangrovée »…

Les couleurs sont vives à l’image de la végétation et des murs des maisons !

Gravées dans la roche… Rose, rouge… Jusqu’au bleu, violet des voisins…

Un diamant est éternel ; c’est certain.

Je ne connais pas. Je fais connaissance… En anglais… S’il te plaît.

Après… Une histoire de perles…

Une histoire de vaches… Madiba…

Il a ouvert les fenêtres, brisé les barbelés… Autour de royaumes de pauvreté.

On ressent tout de même une certaine paix… Des plumes pour se coiffer.

On m’a offert une bougie « zébrée »…

Au bord de la route, des enfants vont chercher de l’eau bien loin de la pluie du Cap ; un sucre d’orge est tombé d’un camion… De la canne.

Au voyage sans fin et sans frontière, j’ai vu un partage artificiel…

De la mer… Entre deux océans, l’espoir que la couleur de la peau métisse l’ego…

Sans surtout aiguiser l’ergot !

Après l’éléphant, la baleine…

A vol d’oiseau… Un volcan encore à dompter… Plus un zoo, plus un aquarium…

Garder ses distances, pour vivre l’espace d’un instant avec cet autre être vivant.

Il y a ceux qui font ce qu’ils veulent et ceux qui doivent se battre toute une vie pour obtenir un semblant de liberté, de sursis…

Vers le ciel, au port, l’horloge ne s’endort jamais, auprès d’une entrave triangulaire « canonisée ».

Un canon contre le démon… Le pont touche le ciel de sa croix pour donner à voir à ceux qui religieusement ne tolèrent pas.

Dans la réconciliation, la fenêtre monothéiste aurait pu s’ouvrir sur un arc-en-ciel… Mais la terre promise est à rendre. Que faire ?

On ne va tout de même pas préparer une salade de PROTEA…

Se frotter aux « intouchables » en Bollywood, tout comme le continent s’est séparé, prenant le large tout en retrouvailles de failles en Océanie – où les aborigènes ne peuvent être les rivaux des ndébélés, tant la couleur et les graphismes peuvent se marier.

Pourtant, entre les deux arbres morts, un palmier fait sa loi !…

Anglais et hollandais sont pourtant restés, entre maïs, haricots rouges et pommes de terre à soigner…

Aussi, pour redonner de l’espoir, mieux vaut peut-être donner de l’eau aux travailleurs noirs…

Qu’abreuver à l’excès l’eucalyptus et sa forêt replantée.

Au sang, la joie s’est mêlée…

Dans le canyon, nous avons enfin marché, avant de jeter une pièce – un secret…

Sans doute, comme bien souvent, un vœu de postérité, pour moi bien caché.

Stop… Un dernier télégramme… Aujourd’hui, pluie au Cap… Nous poursuit… N’efface rien… On s’y entasse… De l’hôtel de fortune « townshipé »… En pièces recyclées… Sur un tableau symbolisé… Au luxe des villas avec ascenseur ; une touriste parmi tant d’autres, émerveillée par les grands espaces, la variété et le contraste paysagers…

Enfin, tous ses animaux « réservés »…

 

Mer

Antarctique

Nager

Couver

Haltes

Oiseaux

Tenaces

Sphéniscidés

 

Autruchon

Utilitaire

Tétanisé

Rapide

Utopiste

Cuir

Haut

Entêtement

 

Rut

Herbivore

Invincible

Nez

Odorat

Corné

Épandre

Rare

Ouïe

Soupe au lait

 

Zorro

Étrangeté

Biaiser

Reconnaissance, réticulaire

Étranger

 

Blanche ou bleue

Ancestrale

Large

Énormité

Immensité

Noire

Extinction

 

Afrique, Asie, Amérique

Nourrissent

Tuées

Impalas

Lyres

Oryx

Promptitude

Elands

Spirales

 

Enivré

Longévité

Exploité

Prospérité

Honoré

Angoissé

Nez

Trompé

 

Bœuf

Union

Force

Féroce

Asiatique

Lenteur relative

Ongulé

 

Grandeur

Inquiet, Insomniaque

Robe

Acacias

Fauve

Ossicônes

 

Loi

Infanticides

Oreilles

Noblesse

Sommet, soleil, sphinx…

 

Leo

Élan

Opportuniste

Panthère

Arbres

Rosettes

Distant

 

Éléphants et rhinocéros barrissent, vous le saviez ?!

Deux autres « ailes » à ce groupe de cinq ; léopards et lions…

Reste le buffle… Qui souffle pour de bon !…

 

… A …

J’ai pris la pose entre rose et rouge. A petites doses, le maître a basculé… Caricaturé…

Incendiaire… L’assassin est aussi acquitté… Difficile d’appliquer une thèse de philosophie dans la vraie vie…

Gauche ou droite, ils le citent au Paradis…

Avenue Jaurès… J’ai dit « Non », parce qu’il n’est pas resté ici… Il y avait la communion ainsi qu’une autre épineuse question ; celle de la propriété et des traditions. Il voulait tout changer. Le droit de grève, celui des étrangers. Dire la condition vraie… Chercher à l’améliorer… Donner toute sa vie s’il le faut, pour défendre les incompris, les travailleurs, les idéaux.

Les radicaux… Oui… Dans les prises de position, les prises d’opposition…

Mais il y avait aussi la poésie… C’est moins tranché… C’est dans l’éducation que nous pouvons le/nous retrouver. Il est partout ce démineur, cet orateur, cet objecteur !

Des calices, des reliques, un trésor…

Des pierres… De toutes les formes, de toutes les couleurs comme pour enfermer la douleur…

Nous pouvons regarder sur toutes les coutures, il y a du martyr dans l’air au jugement dernier… Le tympan vibre du cri des suppliciés.

Le pèlerin ne peut que fermer les yeux… S’appuyant sur un bâton sacré, il est en effet décontenancé par le Diable, qui fait pencher la balance.

Au sortir d’un mur « émaillé », l’eau pour se purifier des Enfers. La chute depuis la maison perchée sur le rocher… Des escaliers de source, de vie à photographier. Plus loin un autre rocher, coloré, fleuri à souhait… La nature reprend ses droits sur des restes d’un château d’autrefois… Une échelle pour monter aux deux tours – au « Roc del Thaluc » – qui se font face…

On revoit les combats des chevaliers ou des portes de marchés. Des cartes postales sur la place au marché gourmand… On installe des tables « saucisse-aligot », de temps en temps…

Ou des éclairages pour une escapade sous les étoiles, qui tranchent et se trouvent même polluées par ces deux élévations, vestiges de fortifications… Encore des mines abandonnées… Mais au retour quelques villageois n’abandonnent pas… Un sculpteur de bois et tailleur de pierre, une dame embaume les ruelles de lavande… Figées dans le roc, des poteries sont encore en stock.

Un bloc fort que quelques touristes et amoureux décorent.

 

Sandy Dard


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A propos du rédacteur

Sandy Dard

 

Rédactrice

 

Sandy Dard est née à Toulouse en 1995.

Classe préparatoire Lettres supérieures.

Après l'obtention d'un doctorat ès sciences économiques, publie dans des revues scientifiques et d'écriture, participe à des ateliers de création littéraire. Crée, par la suite, une auto-entreprise pour travailler, voyager autour des systèmes d'information « compétences, connaissances, apprentissage, intelligence », « poésie », « créativité »; organise des évènements de rue en la matière comme le « Harlem Shake des mots »