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Création poétique

Sous la coupole spleenétique du ciel (24)

, le Mercredi, 18 Janvier 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

Le moment ne se choisit que dans son illusion.

Ailleurs, partout, où le silence l’apaise, elle suit un chemin rocailleux. Depuis l’enfance, elle suit. Sa propre route.

Elle n’écoute les voix, que dans leurs échos, qui percutent.

Elle n’entend, que le dialogue du doute.

Elle ne regarde, que ce qui s’instruit, dans ses yeux.

Ce qu’elle respire. Ce qu’elle respire la force de vivre !

C’est en s’éloignant, qu’elle s’approche des limites.

Je l’ai croisée souvent,

comme j’ai croisé le fer

avec le feu.

L’instant –

est une goutte…

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Les jours s'allongent ...

, le Jeudi, 12 Janvier 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED





 

Les jours s’allongent un à un et peu à peu

La nuit s’enfuit. La nuit, la noire, la parfaite.

Va mourir, va, va-t’en, fais de la vie un jeu

Où les enfants d’hier te mangent sur la tête.

Sous la coupole spleenétique du ciel (23)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 11 Janvier 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Par sa gestuelle le conteur offre ce qu’il ne sait conter, c’est-à-dire toutes les formes sourdes à la prononciation.

Je ne sais pourquoi je l’ai suivie / je ne saurais dire si c’était un tangage, un parfum, l’intonation d’un souffle / peut-être le crépitement des talons sur le trottoir / ce déhanchement de silhouette / cette pénétration dans l’air / je l’ai suivie /

à la porte de son immeuble / comme se tournant sur elle-même / « voulez-vous me suivre encore ? » /

j’ai répondu comme un silence / synapses / interrompus ? /

« c’est ce que j’aime » / dit-elle / « dire tant de choses en se taisant. »

Décortiquant ses mythes le conteur mitonne un repas / pour la pitance des mots.


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Poème, Jérôme Pergolesi

Ecrit par Jérôme Pergolesi , le Samedi, 07 Janvier 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

L’aube s’émiette sur la terrasse

en pente le café n’est pas bon mais

il me sourit le reflet dans le bol

jaune qui cherche encore et sort

de l’espace entre mes mains

le parfum qui te suit