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Création poétique

Sous la coupole spleenétique du ciel (15)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 16 Novembre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

Il n’y a de double qu’avec soi-même, d’échos qu’avec les autres ; qu’avec le macrocosme, une réverbération possible.

Oui nous sommes les mammifères inquiets, ceux qui se confortent en beuglant plus fort ; les bipèdes aux insomnies ondoyantes ; les hominiens que soulèvent leur conscience ; les créatures qui s’accordent en rêvant…

J’ai croisé la femme qui s’échappe ; la lourde écharpe du typhon ; la toison des vagues, d’avant la bourrasque ; et toutes ces embellies, qui dominent dans les livres.

J’ai croisé le fer avec l’acier, le regard avec la face, le lapin avec la carpe ; et mes nuits se sont allaitées au sein de la diffraction du langage.

Il n’y a d’autre

que par la fécondité du regard.


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Sous la coupole spleenétique du ciel (14)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 09 Novembre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress


Le journal ne noircit plus les mains. L’encre ne dépose plus d’empreintes. Les pages ne se tournent plus avec le vent.

Face à l’écran, le regard se renouvelle, vidéos articles photos, le monde est à portée de cil.

Qu’y a-t-il de fixe, dans tout ce tremblement ? D’oscillation, dans ce flot continu ? Les dépêches apparaissent-elles nouvelles ?

L’homme se frotte les yeux, comme s’il ne croyait plus aux perspectives. Le temps de respirer, il demeure en lui-même.

Une autre forme d’image se concrétise en lui.

Celle d’un arbre qui se ploie, sous la poussée d’un songe…


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Sous la coupole spleenétique du ciel (13)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 02 Novembre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Work in progress

Éraflure sur ta peau, la surface est une profondeur tactile ; griffure superficielle, de quoi toucher les ombres dans leur sommeil ; toujours le seuil donne sur les corridors qui mènent ; écorchure, d’où suinte la flore cutanée, aux bactéries lanternes ; ce qui saigne, est au profond du corps ; gerçure des lèvres, d’avant la phrase, qui meurt… Tout est peau, par-dessus, et par-dessous le derme.

Tu ne dis rien de toutes ces ecchymoses, rien de toutes les contusions ; rien ne demeure peut-être de la brûlure, sinon le feu lui-même…

Il y aurait tant à faire pour ne pas oublier d’évoquer ses mémoires ; tant à faire pour tenter d’effacer la surface, celle qui couvre le territoire des mots.

Écris-toi, comme on balance un geste ; frictionne, où le temps s’innerve.

Retentis, sur la peau tendue, de tes tambours. Et là, et toujours là : peau

peau aime !


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Sous la coupole spleenétique du ciel (12)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 26 Octobre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

Nous parlons de la coquille de noix comme d’une coque de barque que nous bercions sur les ruisseaux.

Nous parlons de la tige du roseau comme d’une flûte Quena provenant de la gorge des Andes.

Nous parlons du marron comme d’un fruit qui crépite sur la plaque d’une cuisinière à bois, lançant de la rondeur aux effluves ambiants.

Nous parlons des orties comme d’une flagellation dans la course des champs.

Nous parlons de la luzerne comme d’un tapis où recueillir son corps sous l’étude des étoiles.

Nous sommes

de l’enfance et du vieux, du naguère et de l’ici,

du près

et du lointain.


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Sous la coupole spleenétique du ciel (11)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 19 Octobre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

Work in progress

 

Autre chose. J’aurais voulu que ce fût autre chose. Quelque chose de plus ample. De plus condensé. Du pulsar peut-être. De la. Super novae.

De la fibre du muscle du tendon. Du boyau de la tripe des entrailles. Du nerf de la peau de la couenne.

De cette corde qui fendille les chairs lorsqu’on grimpe, et qui s’accorde en vibrant avec les autres cordes.

La nuit n’est pas un berceau de flammes.

Les corps ne sont pas des tertres tranquilles.

Et ce premier amour, si loin, si fier. J’aurais voulu, qu’il soit. Comme :

autre chose...


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