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Création poétique

Sous la coupole spleenétique du ciel (43)

, le Mercredi, 06 Juin 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Certes, « la carte n’est pas le territoire », mais elle est un jeu d’assemblages de lignes et de courbes qui définissent la mémoire des lieux.

L’homme tournait en rond tout en cherchant sa route. Il possédait un manuel du parfait égarement, lequel lui indiquait comment découvrir ce chemin qu’on ignore, cette piste qui conduit où l’on ne veut paraître.

Les nuances topographiques sont changeantes selon l’humeur ; l’homme reconnaissait des lieux, qu’il ne connaissait pas ; ignorant ceux-là même, qu’il avait côtoyés.

Durant de longues heures, sans calculer de plans, il s’insérait dans un catalogue d’allures et de divagations.

« Je me suis perdu », se dit-il, tout en prenant son temps.

 

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Sous la coupole spleenétique du ciel (42)

, le Mercredi, 30 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

L’infini est une lenteur qui n’en finit pas de disparaître.

Peut-être est-ce, l’infini, l’illusion de ce qui pourrait ne pas exister. Ne pas appartenir au langage des formes, à la multiplicité des nombres, à ce qui se conjugue à soi-même.

Le chat fait des cabrioles qui rappellent des signes cabalistiques, peut-être des jeux de cordes infinitésimales.

Je ne l’observe pas, je le guette.

Je le surprends à épier mon regard, comme si l’œil écoutait les vibrations des mouvements qui nous balancent.

Le chat c’est lui. Cet infini.

Miaulant.

Et nous passons. Comme un sable. Criblé.

Tamis – l’infime sur –

l’infini

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Sur le miroir, cette alouette

Ecrit par Patryck Froissart , le Mardi, 29 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

Au long de l’onde, aux galets ronds, aux blancs sablons,

D’or sous l’aplomb, nous posions l’ongle ou le talon,

Dansant.

 

Dans la laurière nous épiait la chevrière…

Mes pieds glissaient sur la gravière, Elle, légère,

Dansant.

 

Moi le Roumi dans l’oued blond et ma Berbère,

Nous nous baisions sans un haillon dans la lumière,

Dansant.

Sous la coupole spleenétique du ciel (41)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 23 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

L’enfance court dans les ruelles, même à la campagne : elle court dans les ruelles. Ses pas frôlent les pavés, même sur le bitume : ses pas frisent, les pavés.

Et la pluie est un rire suintant sur les corps. La pluie sourd des éclats, secs de l’instant.

Vieux, il y a des billes au fond des poches, qui s’entrechoquent, silencieusement.

Et la nature, laquelle s’ignore, nous prolonge ; dans des guenilles, bondissant par-dessus les rigoles. La mort c’est comme un souvenir – qui n’aurait jamais

émergé.

 

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Fragmento de la sentencia escrita por un juez en Paris en 1461

Ecrit par Andrés Morales , le Samedi, 19 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

“[…] Dicto esta sentencia de muerte por la horca, instrumento de la mano de la justicia ciega, por todos los delitos que cometió este hombre en plenas facultades y por su cruel arbitrio :

Habrá de andar camino recto hasta el cadalso, sin posible enmienda, ni arrepentimiento alguno.

 

Dicto esta sentencia para François Villon y obligo que mordaza impida su argumento. Que no lo escuche el vulgo, ni el cura ni el verdugo, que las palabras mueran en su garganta atada.

 

Sin posible prórroga ni apelación ninguna, dicto esta sentencia en París, Reino de Francia.”

 

Nota de un escribano en 1489 :


La sentencia jamás fue ejecutada. Dícese de aquel François Villon que partió a Inglaterra (no existe tal certeza). Hace poco que circulan sus poemas publicados.