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Création poétique

Sous la coupole spleenétique du ciel (8)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 28 Septembre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress

Les lieux qui nous ont marqués au cours de la vie, ces lieux, n’appartiennent qu’aux fantasmes de la conscience.

J’ai vécu sur des murs en terre sèche, sur des passerelles enjambant l’ivresse, sur des toits étoilés.

Les lieux de notre enfance, comment peuvent-ils s’amoindrir par la seule confrontation du présent ?

J’ai vécu dans la grandeur des couloirs, dans la profondeur des ruisseaux, dans l’immensité des chemins.

Les lieux qui nous ont vus tomber en amour, que deviennent ces lieux, après que le saut s’est converti en chute ?

Je n’ai vécu

que pour franchir.

M’affranchir est un endroit –

si retiré.


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Sous la coupole spleenétique du ciel (7)

Ecrit par Daniel Leduc , le Jeudi, 22 Septembre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

Tâche de te tenir fidèle au fond de toi, la trahison est une poudre aux yeux, hallucinés ; elle éblouit jusqu’à la sombre évanescence du moi.

C’est ainsi qu’il faut prendre la route, que les virages se négocient, que les ornières s’évitent.

Avec un pas, souple et ferme, ample et mesuré, la distance qui sépare, devient la distance qui relie. Et l’on avance vers ce qui chemine, et l’on marche vers ce qui marche. Et la nature, propre à chaque élancement, fait enfin corps avec la chair – enveloppant les pensées dans un sursaut suprême… mais qu’est donc ce que tu nommes ʺnatureʺ ?

Il y a des termes que ne peuvent atteindre nuls éclaircissements, comme il y a des ombres à laisser pénétrer nos clartés, il y a des mots qui s’échappent du langage…

Et toujours, ne rien dire, sur ce qui fuit – en soi.


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Sous la coupole spleenétique du ciel (6)

, le Mardi, 13 Septembre 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED


Aux portes il n’osait pas frapper, de peur qu’on lui ouvre.

Il ne sortait que les jours de fermeture, lorsque les rideaux des magasins étaient baissés.

Si le hasard lui faisait rencontrer quelqu’un d’ouvert, alors il fuyait, tête basse.

Il se calfeutrait sous les jupons de la solitude, la seule à ne pas juger, pensait-il.

Mais le guettait l’impitoyable témoin de son être : ce miroir, qui l’attendait au détour d’un tournant.


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Sous la coupole spleenétique du ciel (4)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 27 Juillet 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress

Il regardait un mur – sans tags, sans lierre, sans ombre –, un mur nu dans sa pierre ; il regardait l’espace, l’entaille, la fente ; cette blessure du mur qui suintait d’une lumière sans ombre, d’une trace sans tags ; et cette profonde fissure le regardait aussi.

Que les trains sont longs dans leur distance !

Que les seuils sont amples à franchir !

Que la voix s’accorde tant de temps pour grimper !

Que le soleil est loin des autres soleils !

Qu’il y a d’averses à nous entretenir !

Un courant d’air passa, sans lui répondre.

Lui

sans cesse,

il regardait le mur.

Sa connaissance de ma douleur

Ecrit par Elisabeth Guerrier , le Vendredi, 15 Juillet 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

A Carlo Emilio GADDA

 

 

 

In "CHUTER"