Identification

Création poétique

Fragmento de la sentencia escrita por un juez en Paris en 1461

Ecrit par Andrés Morales , le Samedi, 19 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

“[…] Dicto esta sentencia de muerte por la horca, instrumento de la mano de la justicia ciega, por todos los delitos que cometió este hombre en plenas facultades y por su cruel arbitrio :

Habrá de andar camino recto hasta el cadalso, sin posible enmienda, ni arrepentimiento alguno.

 

Dicto esta sentencia para François Villon y obligo que mordaza impida su argumento. Que no lo escuche el vulgo, ni el cura ni el verdugo, que las palabras mueran en su garganta atada.

 

Sin posible prórroga ni apelación ninguna, dicto esta sentencia en París, Reino de Francia.”

 

Nota de un escribano en 1489 :


La sentencia jamás fue ejecutada. Dícese de aquel François Villon que partió a Inglaterra (no existe tal certeza). Hace poco que circulan sus poemas publicados.

Sebsicolor

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 18 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Au fond d’une venelle un lourd vantail noirci

S’entrebâille au sésame épelé par mon ombre.

Près d’un zinc dingue où tremble une chandelle sombre,

Sur un tapis méditent des fellahs rassis.

 

Le battant de l’horloge est immobile ici.

Le dos s’enfonce au mur et l’esprit dans l’errance ;

La volute s’envole vers la voûte et danse,

Calligraphie dont l’œil déchiffre les lacis.

Sous la coupole spleenétique du ciel (40)

, le Mercredi, 16 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Particules et forces, affrontent-elles le hasard ou la nécessité ?

Le professeur engagea son cours dans une voie chaotique et sans issue. Ses gestes évoquaient un labyrinthe où les mots se perdaient dans les phrases. Des formules cabalistiques se propageaient dans ses paroles.

C’est alors que la nuit tomba comme un faîte sur la terre ; que le sommet des choses se renversa sur l’ombre ; qu’il y eut du sec au cœur même, de l’eau.

Avons-nous quelques vérités pour boire ?

Les étudiants se levèrent, et, dans un mouvement fixe, se mirent à voler – l’aile – du

langage.

 

*****

Sous la coupole spleenétique du ciel (39)

, le Mercredi, 09 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Rire. Le verbe et le nom se confondent.

La gorge, déployée, montre la caverne qui est en nous. Nos ancêtres s’esclaffent, dans l’antre des mâchoires.

« Il faut proprement rire de son rire », n’enseigne pas le philosophe.

Et l’enfant, projeté dans le langage par ses anciens babillements, le monde il le regarde, le monde il en rit, avec cette joie corporelle, de découvrir les sens. Il s’enfonce dans un rire de hautecontre, l’enfant.

Et l’hyène, elle ne ricane pas.

Le gorille se bidonne ; le rat, dilate sa rate.

Seul le vent crée les spasmes, sur la mer.

La mer, entre deux rides. Qui se gondole.

 

*****

La nostalgie Caballero !

, le Jeudi, 03 Mai 2012. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Les mots étaient présents, ils devinrent poésie puis au fil du temps grâce à la complicité musicale de Mitch, les voici après réécriture paroles de chanson... Ce fut un plaisir de partage...

 

 

La nostalgie Caballero !

Un air mélancolique jette les mots de Federico

Et sa mélopée s'élève à l'azur de mon âme

Le chant grave et mélodieux de Paco Ibanez

Pince une guitare en quelques notes disséminées