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Création poétique

Nomade de la vacuité - Choix de textes V et VI

Ecrit par Stéphanie Blanchot , le Vendredi, 22 Novembre 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

- V -

 

Il est des corps en berne, comme en sommeil,

recroquevillés sur un rien rassurant,

en un néant, d’où même le chaos est

banni, mais qui, lancinant,

alentour attend, attend la faille

pour, s’immisçant, empeser

ces silhouettes à l’évanescence

spectrale et déchaîner lentement

le souffle viscéral du corps mouvant

à l’impeccable verticalité.

Une vie devant soi (Poème)

Ecrit par Colette Daviles Estinès , le Vendredi, 08 Novembre 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Jeter les mots en bas des socles où ils étaient vissés

Travestis de silences comme une fêlure de voix

Les paroles s’échappent d’un trop plein de taire

C’est une plaie ouverte et joyeuse

Une trace de rigole

Un roulis-éboulis de pensées qui se cherchent

Où en étais-je, déjà ?

Nomade de la vacuité - Choix de textes III et IV

Ecrit par Stéphanie Blanchot , le Jeudi, 07 Novembre 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

III

 

Entre le ciel amorphe et le gouffre béant, baillant d’ennui

dans l’attente d’une chute longue à se précipiter,

suspendu, un cri bave sa douleur et son sang, son sang

qui n’ira pas désaltérer ce vampire minéral, mais

s’échappe d’une bouche virtuelle et s’élève en bulles d’

un rouge incarnat jusqu’à toucher le ciel ahuri, pour

Nomade de la vacuité - Choix de textes I et II

Ecrit par Stéphanie Blanchot , le Jeudi, 24 Octobre 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

- I -

 

 

L’en-dedans et l’en-dehors

comme un pas de danse

le corps trace l’esprit

dans l’espace, du mouvement

le chiasme écartelé :

Arabesque.

Défriche

Ecrit par Colette Daviles Estinès , le Lundi, 14 Octobre 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Racines tenaces que les veines charrient

En déchirer la résille

Un soi filé

Emotter la glaise des mots tellement pétris

Eclater sur les murs le moule usé

des paroles aux vers dépolis