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Création poétique

Souvenir américain

Ecrit par Jean Belmontet , le Mardi, 23 Avril 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

De New York à New York, j’ai tout vu, tout goûté.

Au fond du feu pascal, près des gouttes de braise,

A jailli cette image où le peuple ameuté

Se déniaise :

 

La ville

Sans corps,

Civile,

Abominable endroit de soufre et de décors !

Les mots de trop

Ecrit par Alhama Garcia , le Mardi, 02 Avril 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

de surprise en regret sur chaque site

je compte les mots de trop la pléthore d’âme

tous ces cœurs exposés affolent le pauvre âne

en quête du dernier brin de calament

 

mais comme ils résonnent dans le vide des lignes !

& quelle obsession à traire des chaussettes

gonflées de grave & de lie décantée

soigneusement pendues sous des gravités pleines

Le poète pendu

Ecrit par Jean Belmontet , le Vendredi, 29 Mars 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

O qu’ils sont longs, froids, ces étranges déshonneurs

Qui laminent mes nuits, doutent de mes bonheurs,

O qu’ils sont effrayants, ces heurts de cinq minutes

Qui naissent au briquet et meurent aux volutes !

 

Jérémiade arrogante, un poème n’est grand

Que lorsqu’il est grimace, et que lorsqu’il vous prend

La braise du destin que vous croyez défendre,

Puis qu’il la sacrifie à l’autel de la Cendre.

La mémoire

Ecrit par Eric Dubois , le Jeudi, 28 Mars 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

La mémoire

tu t'en bats les couilles

 

Traînée ! Soleil !

 

Cache-misère !

 

Tu veux lui dire merde

une fois pour toutes

Chien, chaîne

Ecrit par Patryck Froissart , le Mercredi, 13 Mars 2013. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Quand je jappe au jasmin de ta jupe qui court,

Courte et vive, et que gonfle ta hanche ondulante,

Hallucinante enfant, sais-tu que je m’invente

La douce vie d’un chien qui garderait ta cour ?

 

Quand je lape au jardin le nectar délicieux

Des larmes que ton cil a semées sur la sente

Au pistil de la rose, advient-il que tu sentes

Que de tous tes chagrins tout mon être est anxieux ?