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Création poétique

Coupure d’électricité 1600 × 896, Patrick Tosani, Vendredi, Tapisserie, Gobelins

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 09 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Coupure d’électricité

un fusible a sauté

dans la nuit de ma tête /

de ma tête-à-poèmes

2 heures après minuit ce n’est rien

le train-tram-rail des rêves

qui roule / Le Directeur du Réseau Central

déféré / dans ma tête qui roule

Sous les verrous / à des éclisses mal

resserrées / des

kilomètres

Journal des lisières tanka-suite # 15

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 06 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

sur le flanc du Tigre

 

l’été est venu

d’un seul coup sans prévenir

il s’installe il crie

se parfume à la cordite

il s’habille en camo sable

 

kyrielle et pléthore

de jours vides et trop longs

dans la nuit des cartes

ah ! si Dieu les oubliait

– grandiose lobotomie !

Poème russe 2 - Ours

Ecrit par Ismaël Billy , le Jeudi, 02 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

Sous mes mains, il y a l’eau des rivières.

A mes paumes nus, les galets.

Les rocs aux falaises puisent aux sources des mers

Le silence des eaux bleues.

 

Un pas dans l’eau plus froide

Mes joues frémissent au point du jour

 

Медведь.

Accueilli des limbes aux pluies glacées des sources.

L’ombre du chagrin

Ecrit par Françoise Chapron , le Mardi, 30 Septembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

L’ombre de ton chagrin

ne tourne pas avec le soleil

Elle suit les méandres de ton corps

elle s’enroule dans ta chair

te cloue à son totem

Puis se fige en toi

effeuille ton cœur

frappe tes tempes d’un sang noir

Comme une gale elle t’irrite

creuse des sillons dans ta peau

puis se coince dans ton ventre

Journal des lisières tanka-suite # 14

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 29 Septembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

élégie des apparences

 

nous avons dormi

ensemble dans la forêt

juin le mois clair

nous couvrit de sa nuit brève

– d’elle je ne dirai rien