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Création poétique

Journal des lisières tanka-suite # 18

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 27 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

Fantômes du Lièvre (II)

 

cinéma de nuit

à la lumière du jour

le film s’évapore

poussière sans ombre ou trace

huit heures vie perdue

 

la peau que j’occupe

les os qui me soutiennent

sont insuffisants

pour donner des arguments

sur la beauté des choses

Oui (Molly)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 25 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

[Ce poème est constitué entièrement de parties du monologue de Molly dans Ulysse de Joyce, traduction d’Auguste Morel, revue par Valery Larbaud, Stuart Gilbert et l’auteur, Paris, Gallimard, collection Du Monde entier, 1980]

 

oui il devait avoir 11 ans

mais à quoi ça rimait-il

de me mettre en deuil

pour quelqu’un qui ne nous était rien

naturellement il y avait tenu

il se mettrait en deuil

pour le chat je pense

qu’il est un homme

à l’heure qu’il est

Je voudrais ...

Ecrit par Jean-Claude Goiri , le Samedi, 25 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

Je voudrais que tu viennes avec toutes tes mains

Me montrer comment ça marche les caresses

Car je suis seul dans mon antre de reptile

Et je ne sais que faire de cette peau qui s’effrite

Je devine tes doigts qui tricotent mes pelures

Annonçant quelque chose qui résonne comme des mots

Je tirerai sur le fil pour t’aider un peu

Tu rhabilleras mes rêves abrupts comme la pluie

Grâce à ta langue habile nous ne serons pas mouillés

Car tu fabriques un toit pour me laisser aller

Vers quelque chose comme la chair que ta glotte fait naître

In girum imus nocte et consumimur igni

Ecrit par Ismaël Billy , le Vendredi, 24 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

In girum imus nocte et consumimur igni

Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu.

 

Les perdus.

 

Les désamoureux. Les désapprivoisés.

 

Et moi aussi. Tombé des nues automnales à l’océan d’hiver, engelé de toi.

 

Percutant la glace des eaux cruelles pour mourir aux rivages, asphyxié,

sidéré de toi.

Ciel sans nom (1/2)

Ecrit par Jean-Claude de Miras , le Mercredi, 22 Octobre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

-I-

 

bientôt je me trouverai bien au-delà

et mon amour connaîtra enfin son aboutissement

et les nouvelles beautés créeront mon invraisemblable biographie

dont je ne peux encore parler parce que je viens de renaître

 

je commence à voir mon antique apparence prétentieuse

alors que béat je reviens à moi

et que j’amorce l’évocation de mes souffrances antérieures

qui se dissolvent dans mes doigts fous qui courent