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Création poétique

Sous la coupole spleenétique du ciel (4)

Ecrit par Daniel Leduc , le Mercredi, 27 Juillet 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress

Il regardait un mur – sans tags, sans lierre, sans ombre –, un mur nu dans sa pierre ; il regardait l’espace, l’entaille, la fente ; cette blessure du mur qui suintait d’une lumière sans ombre, d’une trace sans tags ; et cette profonde fissure le regardait aussi.

Que les trains sont longs dans leur distance !

Que les seuils sont amples à franchir !

Que la voix s’accorde tant de temps pour grimper !

Que le soleil est loin des autres soleils !

Qu’il y a d’averses à nous entretenir !

Un courant d’air passa, sans lui répondre.

Lui

sans cesse,

il regardait le mur.

Sa connaissance de ma douleur

Ecrit par Elisabeth Guerrier , le Vendredi, 15 Juillet 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

A Carlo Emilio GADDA

 

 

 

In "CHUTER"

 

 

 

 

 

Sous la coupole spleenétique du ciel (2)

Ecrit par Daniel Leduc , le Jeudi, 14 Juillet 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Ecrits suivis, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Work in progress

Dans l’œil de la vieille, c’est une pluie d’images, des éclats de soleil, myriade où les instants se succèdent, en se superposant, c’est un nid où reposent des tremblements de terre, des éclairs déplumés.

Elle se balance la vieille, sur une chaise trop vieille, elle se balance, d’un poids de vent qui la soulève ; ses cheveux brisent des lignes, comme on éclate une étincelle, brisent des lignes –  herméneutique d’espace.

Est-il temps, s’inquiète-t-elle, est-il temps de se poser, là ? de reposer sa chaise ?

Il n’y a plus de feulements dans la gorge du feu ; plus d’éclatements, non plus, sous les braises du rire.

Chaque chose s’étend dans le sommeil ; mais la vieille, elle,

ne s’éteint pas.


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Le génocide au Rwanda

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Dimanche, 29 Mai 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je pense tout le temps à ce garçon

Parecchie soli, parecchie visi

Ecrit par Elisabeth Guerrier , le Dimanche, 01 Mai 2011. , dans Création poétique, Ecriture, Chroniques Ecritures Dossiers, La Une CED

Le lézard a senti passer sur son dos l’ongle du destin en traversant la route déjà bleue de chaleur.
Il a accéléré. J’ai ralenti.
Partir pour endosser les collines et pleurer comme il se doit à la vue des premiers champs d’oliviers.
Partir pour grimper un peu dans l’immuable sous la cime protectrice des cyprès.
Les glycines blanches et les vignes encore inhibées par l’hiver.
Ouvrir la route, couper en plein à travers.
Partir.
Mais soudain, j’ai dû m’arrêter.
Plus de quatre milliers faisant tous face à l’ Ouest, alignés parfaitement sur le flanc de la colline.
Ils ont surgi coupant en plein à travers la rêverie du voyage, en plein à travers l’idée de la rêverie.