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Coplas por la muerte de su padre de Jorge Manrique, Michel Host

Ecrit par Didier Bazy 28.09.11 dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, Espagne, Poésie, Editions de l'Atlantique

présentation et traduction de Coplas por la muerte de su padre de Jorge Manrique, 14 €, 40 p.

Ecrivain(s): Michel Host Jorge Manrique Edition: Editions de l'Atlantique

Coplas por la muerte de su padre de Jorge Manrique, Michel Host

L’humaniste Michel Host, le subtil et discret, nous offre une magistrale traduction de Jorge Manrique. Il ravive ainsi un chef-d’œuvre de la littérature espagnole, et mondiale, parmi les plus cités et les plus proverbiales.

Le destin des apophtegmes s’origine souvent dans la mise en abîme de l’auteur. Plus l’œuvre grandit, plus l’homme diminue. Aussi, bien des chefs-d’œuvre rendent les hommes plus humains.

Dans le sillon de Homère et de Virgile, de Lucrèce même (un vrai Lucrèce où les divinités sont loin), Manrique tutoie cet universel touché par Rutebeuf et Villon.

(XXXVIII)

« Vouloir un homme vivre

quand Dieu désire qu’il meure

c’est folie ».

Cet humanisme strict et authentique, sans blabla ni chichi, retrouve et invente, par la grâce mimétique de Host, une hostilité définitive à la bêtise et au quant-à-soi aujourd’hui plus endémique que jamais.

(XXXIV)

« Par ton unique clémence

fais-moi pardon »

Qui donc en nos temps peut justement pardonner ?

Sans doute un rare résistant qui consent (au travers des voies de l’analyse et de la poésie – la vraie vie) à la joie tragique, cette force majeure si bien rendue par Clément Rosset.

Un gigantesque petit livre (30 pages !) de chevet à déguster en long en large et en boustrophédon, tel un vin vieux, pour alimenter, autant de fois que peut, l’esprit d’une jeunesse passante.


Didier Bazy


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A propos de l'écrivain

Jorge Manrique

1440-1479

Jorge Manrique.

Lope de Vega a dit de ce poème « qu’il mériterait d’être écrit en lettres d’or ».

 

Michel Host

 

Michel HOST, agrégé d’espagnol, professeur heureux dans une autre vie, poète, nouvelliste, romancier et traducteur à ses heures.

Enfance difficile, voire complexe, mais n’en a fait ni tout un plat littéraire, ni n’a encore assassiné personne.

Aime les dames, la vitesse, le rugby, les araignées, les chats. A fondé l’Ordre du Mistigri.

Derniers ouvrages parus : Figuration de l’Amante (Poèmes, Ed. de l’Atlantique, 2010), L’Amazone boréale (nouvelles, Ed. Luc Pire, Bruxelles, 2008), Mémoires du Serpent (roman, Ed. Hermann, 2011). Traductions : Lysistrata, d’Aristophane (Ed.Mille & Une Nuits, 2009) ; 3O Poèmes d’amour de la tradition Mozarabe d’al-Andalus (Ed. de l’Escampette, 2010).

Prix Robert Walser 1984, pour L’Ombre, le fleuve, l’été ; prix Goncourt 1986, pour Valet de nuit ; Grand prix de la nouvelle S.G.D.L. 2008 pour Heureux mortels.


A propos du rédacteur

Didier Bazy

 

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Directeur-Adjoint du magazine

Membre fondateur

Coordonnateur éditions numériques



Préfacier chez Pocket.

Co-fondateur de La Soeur de l'Ange (Ed. Hermann)

Editeur du 1er texte de HD Thoreau en Français.

 

- Deleuze et Nicolas de Cuse (Vrin, 2005)

- Après nous vivez (Grand Souffle Editions, 2007)

- Brûle-gueule (Ed Atlantique, 2010)

- Thoreau, Ecrits de jeunesse (bilingue. Ed de Londres, 2012)

- Léon Blum (Jacques André Editeurs, 2013)

- L'ami de Magellan (Belin Jeunesse, 2013)

 

Vit dans le Beaujolais, pigiste et artificier agréé.