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Chroniques régulières

Hemingway à Taourirt Mimoun

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 22 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

In "Souffles"

 

Je l’ai vu, l’écrivain. De mes propres yeux, je l’ai vu, l’écrivain du siècle ! Ce que je vous raconte ne relève pas de l’imagination, ni d’hallucination ! Cette semaine, de vrai, au village Taourirt Mimoun, j’ai vu Ernest Hemingway ! Je ne suis pas frappé par un Djinn, ni hanté par le diable. Et je suis sûr et certain que cet écrivain est né le 21 juillet 1899 à Oak Park dans l’Illinois aux Etats-Unis et mort le 2 juillet 1961 à Ketchum (Idaho). Mais moi, je l’ai vu, ces jours-ci, d’abord à Béjaïa, comme partir sur les traces d’Ibn Khaldun. Puis Hemingway soudain a pris « la route des olives » vers la grande Kabylie. Dans les pays des Berbères, il n’y a ni petite ni grande ! Ils ont tous la même taille, celle de l’olivier ou celle de la liberté, c’est kifkif !

Un air de liberté (4) - Nabokov, un lépidoptériste à Montreux

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 20 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Pour qui se promène à Montreux, difficile d’échapper au charme des bords du lac Léman. Le lieu est enchanteur, propice à la rêverie, et aux premiers jours du printemps, l’on y voit virevolter, avec virtuosité et légèreté, les premiers papillons. Ici, un Aglais urticae ; là, un Gonepteryx rhamni. Le va-et-vient coloré de ces lépidoptères, un regard intéressé et attentif semble les suivre. Celui d’une statue, grandeur nature, celle de Vladimir Nabokov. Inaugurée le 23 avril 1999, jour de son 100ème anniversaire, elle a été offerte par les artistes et la ville de Moscou, au Montreux Palace, hôtel prestigieux où Nabokov a séjourné avec son épouse, Vera, depuis 1961 jusqu’à sa mort, en 1977.

Une suite y porte son nom. Après avoir pris l’ascenseur, traversé plusieurs couloirs et être arrivé dans un immense hall, au mobilier cosy, donnant accès à une terrasse avec vue panoramique sur le lac et les montagnes, il faut gravir encore quelques marches et là, une porte s’ouvre sur la « Suite Nabokov » : à droite, des lits jumeaux ; au centre, une invitation à se rendre sur la petite terrasse, occupée par une table et deux chaises, celle-là même où les époux Nabokov jouaient jadis aux échecs ; et, à gauche, deux fauteuils bordant une table basse puis, prenant appui contre la paroi, le bureau, le tout, laissé volontairement en l’état, tâche d’encre y compris, comme si Nabokov allait revenir.

La chronique du sel et du soufre (Avril 2013)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Et que disent vos rêves ?

 

Comment ne pas signaler à nos lecteurs l’ouvrage de Bénédicte Uyttenhove qui vient de paraître chez Dervy ? En effet, l’étude très documentée de Bénédicte Uyttenhove, diplômée en psychologie clinique de l’université de Paris VIII, présente au grand public l’approche jungienne des grands rêves comme messages à décrypter. Elle y souligne les caractéristiques de la pensée jungienne comparée à la pensée freudienne sur le même sujet d’études.

J’aime à le répéter : en fait, ce qui me semble faire la richesse, la haute valeur même de ce livre qui deviendra vite « de référence », c’est sa lisibilité immédiate qui éveille notre faculté d’émerveillement.

Freud croyait que tout rêve correspondait à la satisfaction d’un désir refoulé et qu’il puisait ses racines dans la sexualité infantile, alors que, selon la vision jungienne, tout songe peut être également une manière d’exprimer une frayeur vitale. Certains rêves sont donc des outils de prospection remplissant un rôle d’avertissement ou même de « transmissions parapsychologiques ». Selon la vision holistique du maître de Zurich, le recours capital sur lequel il appuie sa tentative d’interprétation n’est pas nécessairement la censure ou le refoulement, mais tend plutôt à être les symboles, les mythes et les archétypes.

Stevenson/Soljenitsyne : la chaussée des géants

Ecrit par Elisa Amaru , le Lundi, 15 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

L’un était écossais, bourgeois, nomade dans l’âme, tomba d’amour pour une américaine « dévoyée » de dix ans son aînée, partit traîner guêtres et poumons fatigués autour de la terre, s’arrêta en Polynésie, et écrivit. L’autre était russe, orphelin de père, condamné au goulag en 1945, en réchappa, se fit porte-parole de l’âme russe meurtrie et dissident politique en exil, obtint le Nobel de littérature en 1970, et écrivit.

Stevenson et Soljenitsyne. Deux destins, deux existences vécues à plus de trente ans et des miles de distance, mais une même mission : écrire. Témoigner de l’universalité des choses par l’intime des mots pour parler aux hommes.

Ainsi les éditions Robert Laffont, sous la direction de François Rivière et Emmanuel Roussel, ont-elles édité un « Bouquins » entièrement dévolu à l’auteur de L’étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde. Deuxième volume des œuvres romanesques de Stevenson à figurer dans cette collection, Le Prisonnier d’Edimbourg et autres récits s’y voit coiffé de l’estampille de quatre romans et deux nouvelles se détachant comme des récifs aux affûts brillants parmi les textes méconnus du vaste continent livresque de « RLS ».

Carnets d'un fou - XXI par Michel Host

, le Jeudi, 11 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

Le 4 avril 2013

 

Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

 

« Il faut se hâter de rire avant d’être heureux sans quoi nous risquerions de mourir sans avoir ri ».

L.-F. Céline, Lettres, à Simone Saintu, le 7 juillet [1916]