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Chroniques régulières

Voies de traverse (2) : Chéribibi N°007

, le Dimanche, 04 Mars 2012. , dans Chroniques régulières, La Une CED

 

A l’image de son saint patron, le ChériBibi a une trogne qui ne revient pas aux honnêtes gens, il parle depuis la rue, hante les lieux malfamés, s’écrit sans soutien, sans compromis, le bagout aux lèvres, la plume persuasive et le trait acéré. Rappelons son hymne scandé depuis les tréfonds des bagnes : « Qui qui fait sauter tout l’fourbi ? C’est Chéri-Bibi ! C’est Chéri-Bibi ! ».


Pour cet « Automne érotique », la revue réaffirme avec force sa formule 100 % culture populaire en un format conséquent et dense, fête ses quarante… enfin vingt ans révolus et enjoint ses lecteurs à créer leur propre presse. Musique, littérature, cinéma, bd, illustrations, nouvelles et critiques détonantes de tout poil se pressent dans ce numéro féroce et tentateur où l’on annonce de la « fiction pulpeuse », de la « culture copulaire », « du sexe ! du sang ! de la dialectique ! ».


Ames sensibles s’abstenir, le ChériBibi ne mâche pas ses mots et affiche ses coups de cœur et coups de gueule… sans fausse pudeur. S’avèrent particulièrement savoureuses les chroniques sur Musidora/Irma Vep, l’œuvre de Clovis Trouille, la chanson paillarde en Jamaïque, les films de Lina Wertmüller ou l’analyse des « rape and revenge films ».

A contre courant (1) : Philip Roth

Ecrit par Loredana Kahn , le Vendredi, 24 Février 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

S’il semble difficile de parler de Philip Roth tant sa notoriété est grande, les travaux sur son œuvre innombrables, et sa grandeur quasi intouchable, que dire alors d’une approche qui se permettrait des réserves – venant qui plus est d’une modeste (mais régulière) lectrice ! A 78 ans, on lui a accordé tous les éloges littéraires, il est adulé par des générations de lecteurs et, comme il se doit des vrais « monstres littéraires », détesté par quelques-uns. Il ne lui manque que « son » Nobel (celui-qu’il-mérite-depuis-si-longtemps), annoncé chaque année …

Mais quelle que soit la grandeur reconnue – et incontestable - de Roth comme écrivain, son importance réelle mérite un regard critique, une sorte d’évaluation « post opus » en quelque sorte, le maître étant (il nous l’a assez dit depuis des années dans ses derniers romans) en fin de parcours. Et, comme il se doit d’un regard critique, nous nous attacherons aux manques et imperfections, aux défauts osons le dire, qu’on peut avoir ignorés (ou voulu ignorer) dans nos passions de lecteurs. Dans le cas de Roth, une figure obligée s’impose : alors que son œuvre est immense et diverse, tout regard analytique sur son travail doit commencer par Portnoy et son Complexe, le livre qui a fondé sa notoriété et dont l’ombre sensuelle, lascive hante encore aujourd’hui beaucoup des romans de l'écrivain âgé, ainsi que ceux de ses jeunes « disciples », qu’ils soient américains, français, de partout dans le monde.

Carnets d'un fou - XV

Ecrit par Michel Host , le Samedi, 18 Février 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Le 10 février 2012


Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

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"[...] le visage de l'imposteur, de celui qui, pour subsister, cherche à plaire à l'insignifiance."

Martin Melkonian, Le Clairparlant

 

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Quatre lettres dans une boîte postale scellée (1)

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 07 Février 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Première lettre


Dès que je pense à la place sociale, culturelle et politique qu’occupent les concepts suivants : diversité, identité, langue et religion, en Algérie et dans le Monde arabe d’aujourd’hui, quelque chose m’effraie. Certes, nous sommes fiers de notre diversité linguistique : nous étions, et nous sommes toujours, bercés dans au moins quatre langues : l’arabe algérien (la langue de ma mère), le berbère (langue des Algériens), l’arabe littéraire (langue d’école,  butin de l’islam) et le français (langue d’usage quotidien et butin de guerre contre le colonialisme). Nous sommes des êtres historiques aux quatre langues ! Et on a un beau soleil. Et une terre qui fait quatre fois la superficie de la France. Le plus grand pays africain. Et on a de bonnes dattes. Et un bon vin. Et on a un grand malaise. Certes, être le fils ou l’arrière-petit-fils littéraire et linguistique de Kateb Yacine (maître de Nedjma), ou de Cheikh Mohand Ou M’hand (Amokran Achchouara prince des poètes kabyles), ou de Moufdi Zakariya (maître de l’hymne national décédé en exil) ou d’Abdallah Ben-Kriyou (seigneur des poètes populaires), c’est un don du ciel et une fierté historique et intellectuelle. Linguistiquement parlant, nous sommes le Peuple élu ! On a tout ce qu’il faut, et un peu plus, on a la langue du lait maternel à la bouche, la langue du paradis dans le cœur et la langue du rêve algérien dans de beaux romans.

La mère Michel a lu (7), au jardin de rhubarbe

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 30 Janvier 2012. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED


Les « intranquilles »


La Mort d’un roman, Aymée Jafrati, Météorite, 147 pp., 2012, postface de Michel Host, Éditions Rhubarbe, 12 €

La Montagne, René Pons, 30 pp., 2012, Éditions Rhubarbe, 6 €

Éditions Rhubarbe, Auxerre, www.editions-rhubarbe.com/

Littérature sauvage, textes inclassables et autres curiosités. Maître d’œuvre : Alain KEWES


Aymée Jafrati, La mort d’un roman


Deux citations de Gilbert Prouteau, avant d’embarquer :