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Chroniques régulières

La chronique du sel et du soufre (Avril 2013)

Ecrit par Jean-Luc Maxence , le Mercredi, 17 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

Et que disent vos rêves ?

 

Comment ne pas signaler à nos lecteurs l’ouvrage de Bénédicte Uyttenhove qui vient de paraître chez Dervy ? En effet, l’étude très documentée de Bénédicte Uyttenhove, diplômée en psychologie clinique de l’université de Paris VIII, présente au grand public l’approche jungienne des grands rêves comme messages à décrypter. Elle y souligne les caractéristiques de la pensée jungienne comparée à la pensée freudienne sur le même sujet d’études.

J’aime à le répéter : en fait, ce qui me semble faire la richesse, la haute valeur même de ce livre qui deviendra vite « de référence », c’est sa lisibilité immédiate qui éveille notre faculté d’émerveillement.

Freud croyait que tout rêve correspondait à la satisfaction d’un désir refoulé et qu’il puisait ses racines dans la sexualité infantile, alors que, selon la vision jungienne, tout songe peut être également une manière d’exprimer une frayeur vitale. Certains rêves sont donc des outils de prospection remplissant un rôle d’avertissement ou même de « transmissions parapsychologiques ». Selon la vision holistique du maître de Zurich, le recours capital sur lequel il appuie sa tentative d’interprétation n’est pas nécessairement la censure ou le refoulement, mais tend plutôt à être les symboles, les mythes et les archétypes.

Carnets d'un fou - XXI par Michel Host

, le Jeudi, 11 Avril 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

Le 4 avril 2013

 

Rétrospectivité / Prospectivité / Objectivité / Subjectivité / Invectivité / Perspectivité / Salubrité

 

« Il faut se hâter de rire avant d’être heureux sans quoi nous risquerions de mourir sans avoir ri ».

L.-F. Céline, Lettres, à Simone Saintu, le 7 juillet [1916]

La cause buissonnière (11) : Allô docteur Ludo, comédie médicale

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 27 Mars 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Allô docteur Ludo, écrit, composé et chanté par olive et moi, raconté par François Morel et illustré par Arnaud Boutin, Actes Sud Junior/tôt Ou tard, novembre 2012, 48 pages, 19,80 €

 

Difficile de rester objective devant les créations d’olive et moi à qui était déjà consacrée pour partie la Cause buissonnière « Drôles de zoos »*. Ce drôle de bonhomme écrit, compose et chante de délirants contes musicaux, des zopéras rock pour enfants, de haute voltige. Du grand art enfantesque. Dans ce troisième opus, il se consacre à une « comédie médicale » illustrée par le talentueux Arnaud Boutin et racontée par son complice François Morel dont on ne saurait saluer trop bas les multiples talents. Or, ici, il donne la pleine mesure de sa voix protéiforme jusqu’à nous faire peur dans la peau du Médiataure…

Mais commençons par le commencement : le docteur Ludo est un « doudoutologue » (diplômé en Bobologie de la Diafoirus Académie), il soigne les doudous malades, les jouets cassés, les poupées qui craquent et… de ce fait, indirectement, les maux des enfants… Mais n’allons pas trop vite.

"Sanctuaire du coeur" : dans les bordels d'Indochine

Ecrit par Claire Teysserre-Orion , le Vendredi, 22 Mars 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

 

« Seuls les enfants qui sont malheureux dans leur vie de tous les jours quittent leur maison. Seuls ceux qui se croient dans une impasse quant à leur avenir se lancent dans des actes aussi téméraires et imbéciles ».

A ces mots, je me suis dit que j’avais trouvé là un bon compagnon de voyage mais j’aurais mieux fait de laisser Than dans son sanctuaire. Il s’était fait la malle parce qu’il avait surpris son père coucher avec sa fille adoptive dont, en plus, il était amoureux. Et puisqu’à ses yeux l’amour ne pouvait être sincère, il serait vénal. D’une manière comme une autre de gagner sa vie, Than me proposait de faire le tour des bordels du Sud du Vietnam.

Nos écrivains ont peur d'écrire leurs autobiographies

Ecrit par Amin Zaoui , le Jeudi, 07 Mars 2013. , dans Chroniques régulières, Les Chroniques, La Une CED

 

Souffles

 

Pourquoi est-ce que les écrivains algériens, maghrébins et arabes n’ont pas le courage d’écrire leurs autobiographies ? Pourquoi n’osent-ils pas écrire leurs miroirs ? N’osent-ils pas se regarder en face, fouiller dans la mémoire sans la trahir ? Ecrire son autobiographie, une autobiographie digne de cette appellation, exige un risque intellectuel et culturel exceptionnel.

Dans notre culture marquée par le poids du communautaire où l’auto, le moi, le un, l’individu ou l’individuel est banni ou mal-vu, l’écriture de l’autobiographie devient un défi ! Une provocation ! Y-a-t-il parmi ceux qui se prétendent écrivains et producteurs de sens et de la beauté quelqu’un qui a osé commettre un livre à l’image des confessions de Jean-Jacques Rousseau ? Pourquoi est-ce que les maîtres de la littérature maghrébine et arabe n’ont pas écrit leurs autobiographies ? Ni Moufdi Zakariya, ni Mohamed Dib, ni Kateb Yacine, ni Malek Haddad, ni Abdelhamid Benhadouga, ni Mouloud Mammeri, ni Mouloud Feraoun… aucun d’eux ne s’est aventuré dans les chemins labyrinthiques de son autobiographie.