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Céline, Henri Godard, par Cyrille Godefroy

Ecrit par Cyrille Godefroy le 09.07.18 dans La Une CED, Les Chroniques

Céline, Henri Godard, Folio, mars 2018, 832 pages, 10,50 €

Céline, Henri Godard, par Cyrille Godefroy

 

Céline, le trimard maudit de la littérature

Dès le cœur de l’avant-propos, Henri Godard, professeur de littérature et spécialiste de Céline, pose les questions cardinales au regard du parcours atypique, de la personnalité complexe et du statut d’écrivain controversé de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) :

– « Comment en était-il venu à se faire une vision si noire des hommes, de la société, de la vie ? Et, qui plus est, à vouloir donner de cette vision une expression si brutale et si provocante ? ».

– « Comment atteint-il le dernier degré de cette virulence en s’abandonnant à cette part en lui du Mal qui consiste à ne plus reconnaître en l’autre son semblable ? ».

Une fois cette problématique exposée, Henri Godard s’attèle, au fil d’une biographie fouillée, éclairante et passionnante, à décortiquer la vie houleuse et l’œuvre déferlante de l’écrivain français, dessinant son portrait à petites touches et affinant régulièrement la perspective.

La piqûre du réel

De son enfance ordinaire, protégée, studieuse, corsetée, Céline (du prénom de sa grand-mère) ne retiendra rétrospectivement que la gêne financière, l’éducation étriquée et la pression moralisatrice à telle enseigne qu’il lâchera au seuil des 40 ans : « Je n’ai pas eu de jeunesse ». Le jeune Louis Destouches se frotte dès l’âge de 15 ans aux rigueurs du monde du travail en tant qu’apprenti. Il endure notamment la mesquinerie, la bêtise et les abus d’autorité de ses collègues et de ses supérieurs : « Ces années d’apprentissage, venant après cette enfance sans joie, ont imprimé à sa personnalité des plis ineffaçables ».

Mais le biographème déterminant de la jeunesse de Céline survient en 1914 lorsque, engagé depuis deux ans dans l’armée, il découvre l’implacabilité de la guerre en tant que cuirassier. Il participe durant trois mois aux manœuvres militaires sur le front de l’est jusqu’à ce qu’il soit blessé, lors d’une mission de liaison, à la tête et au bras droit. Rapatrié et soigné à l’arrière, Céline conservera à vie des séquelles de ces deux blessures (migraines, vertiges, acouphènes, invalidité partielle du bras). Réformé, il est affecté au consulat français de Londres où il assouvit sa boulimie de lecture et se mêle aux milieux du music-hall et de la prostitution. Sans le déclarer au consulat, il se marie avec une entraîneuse de bar qu’il délaisse trois mois plus tard pour s’occuper d’une plantation isolée dans la brousse camerounaise. Cette parenthèse africaine l’amène à rompre avec le « plat tableau de confort européen, de la vie mièvre, ordonnée, mesurée, posée, compassée des gens de là-bas, étroits, tracassiers, prétentieux, mesquins » (Lettre, 1916). Il y goûte la liberté et le plaisir de l’écriture (lettres, nouvelles).

Cette décennie (1908-1917) d’épreuves, de pérégrinations, de turpitudes contribuent à affranchir le jeune Destouches d’une éducation empreinte de respectabilité et de docilité, à transformer en profondeur sa personnalité, imprimant dans son être la marque de l’individualisme et de l’insoumission. L’âpreté du travail, la boucherie de la guerre, les blessures morales et physiques, l’influence anarchisante de certaines de ses fréquentations, ses dépaysements londonien et africain lui confèrent une nouvelle assurance ainsi qu’une vision de la vie et de la société radicalement différente de celle qu’il affichait à l’adolescence.

À son retour en France en 1918, Céline se marie avec la fille d’un docteur appartenant à la bourgeoisie rennaise, ce qui lui permet lui-même d’entreprendre des études de médecine, idée lui trottant depuis longtemps dans le cassis. Il les parachève en 1924 par la soutenance d’une thèse dans laquelle pointent d’indéniables qualités littéraires et un certain manque de rigueur scientifique. Devenu père d’une petite fille en 1920, il se fond dans le bain bourgeois et étanche sa soif de culture (biologie, théâtre, philosophie…). Il exerce un temps la médecine à Rennes, puis élargit son horizon en effectuant plusieurs missions à l’étranger pour le compte de la Société des Nations. Suite à son divorce en 1926, il déménage dans la banlieue parisienne où il se frotte quotidiennement au déclassement, à la détresse et à la misère de sa patientèle. Il forme durant sept ans un conjungo très libéré avec une danseuse américaine, Elizabeth Craig. En 1927, il rédige deux pièces de théâtre où appert dans un des actes un embryon de charge antisémite. Quoique ses pièces ne soient pas publiées, l’un des refus mentionne : « De la vigueur satirique, mais manque de suite. Don de la peinture des milieux très divers ». Exposé depuis son enfance à un climat nationaliste et antisémite, Louis Destouches n’en noue pas moins des relations amicales avec des juifs, notamment le directeur de la SDN, Ludwig Rajchman, auquel il dédicacera Voyage au bout de la nuit.

 

Symptômes nihilistes

Dès 1929, prenant appui sur son expérience, il amorce la rédaction de son premier roman Voyage au bout de la nuit dans lequel s’ancre et se déploie sa vision pessimiste de la vie, sa défiance vis-à-vis de ses semblables : « Faire confiance aux hommes c’est déjà se faire tuer un peu ». Fruit d’une réflexion sur l’homme, sur la guerre, sur le mal, ce roman fleuve voisine avec la théorie freudienne selon laquelle l’homme est naturellement traversé par une énergie agressive et destructrice. Son propos rejoint également la postulation baudelairienne d’« une force primitive, irrésistible… qui fait que l’homme est sans cesse à la fois homicide et suicide, assassin et bourreau » (Baudelaire, Notes nouvelles sur Edgard Poe). Profondément affecté par l’expérience infernale et absurde de la guerre, Céline impute à l’homme un appétit naturel à tuer ou à détruire, soit directement par le meurtre, soit de façon détournée et insidieuse par le truchement des relations sociales. Dans cette peinture au vitriol empreinte de déploration et de dégoût, l’encre de Céline corrode inexorablement les fondements de la vie en société et les idéaux qui l’irriguent, notamment le progrès, le patriotisme, l’autorité ou le sentiment amoureux : « L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches ». Sous la vitupération perce une sensibilité exacerbée, d’ordre antimilitariste, antinationaliste, anticapitaliste, anticolonialiste. Humaniste, dans le sens où elle s’élève contre la brutalité et la cruauté des mœurs de l’époque. Par la remise en cause de la bonté naturelle humaine, ce roman stylistiquement révolutionnaire comporte un cousinage avec Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad. Par son débit torrentueux, sa verve décomplexée, son langage cru, il rappelle également un autre roman paru deux ans après Voyage : Tropique du cancer, d’Henry Miller.

La parution chez Denoël en 1932 de Voyage au bout de la nuit allume de nombreux foyers de controverse et de scandale, génère des dizaines d’articles de presse. Ce premier roman vaut à Céline une notoriété soudaine et le consacre comme un écrivain à part entière. Il lui confère un surplus d’assurance ainsi qu’une aisance financière, d’autant plus qu’il continue à exercer comme médecin. De nombreux écrivains tels que Lucien Descaves, Georges Bernanos, Léon Daudet, Elie Faure le couvrent d’éloges. Pour Emmanuel Levinas, Voyage au bout de la nuit est même une révélation, un « chef d’œuvre, qui marque à la fois la fin et le commencement d’une littérature – et d’un monde ». Suite à micmacs, Céline loupe d’un rien le prix Goncourt, première écharde plantée dans l’orgueil de l’écrivain, mais obtient en consolation le prix Renaudot. Quoi qu’il en soit, ce succès lui ouvre les portes du milieu littéraire où sa ferveur expressive et imaginaire détonnent, son indomptabilité fascine : « L’impression d’être en face d’un animal sauvage qui se sent mal à l’aise dans la cage de la civilisation » (un agent littéraire).

Passée l’agitation liée à la sortie de Voyage au bout de la nuit, Céline s’attaque à un autre morceau de choix, Mort à crédit, récit noirci et pittoresque de sa jeunesse. Prévoyant initialement de le découper en trois parties (l’enfance, l’armée, Londres), Céline en tirera finalement une trilogie : Mort à crédit, Casse-pipe, Guignol’s Band. Puisant dans ses réserves, ne ménageant pas sa santé pour terminer Mort à crédit, véritables « travaux forcés », l’écrivain passionné de danse est d’autant plus dépité lorsque la critique en déprécie la valeur lors de sa parution en 1936. Les refus de représenter ses ballets décuplent sa déception, ébranlent derechef son égo et suscitent un début de sentiment de persécution. Il effectue un voyage en URSS qui lui inspire un opuscule Mea Culpa, dans lequel il dézingue le modèle communiste bureaucratique. Dès lors, Céline ne sent plus en sécurité et envisage déjà l’éventualité d’un exil.

 

La fièvre antisémite

En 1937, Céline délaisse l’écriture de Casse-pipe et polarise son énergie sur la conception d’un brûlot anti-juif nourri par l’actualité, Bagatelles pour un massacre. Cet ouvrage marque le basculement irrémissible de Céline vers un racisme féroce, un antisémitisme hystérique : « Les vannes sont ouvertes. Elles vont donner libre cours au plus incroyable et au plus insupportable torrent d’injures antisémites que l’on puisse imaginer, déversé sur la presque totalité de plusieurs centaines de pages par un écrivain qui venait de faire dans deux romans la preuve de ses dons et de sa maîtrise ». L’humanisme de Céline se dissout littéralement dans un délire carabiné et vengeur, une hostilité rageuse et injurieuse envers les juifs : « Un homme auparavant indéniablement sensible au malheur de ses semblables, porté à le soigner, voire à le partager, y devient soudain aveugle dès qu’il s’agit de certains d’entre eux, au point de prendre le risque d’aggraver la menace qui pèse sur eux ». Possédé par l’idée fixe d’une hégémonie et d’une menace juives, Céline, tête baissée, manches retroussées, naseaux fumants, aligne les rationalisations ridicules, les simplifications ineptes, les imprécations primaires, accusant les juifs de tous les maux, en premier lieu la dégénérescence de la trop fameuse race aryenne. Influencé par les thèses de Gobineau, Céline place son éloquence, son inventivité et son souffle au service d’une cause indigne et indéfendable dans laquelle il s’englue jusqu’au cou puisqu’il commet ensuite deux autres pamphlets antisémites : L’école des cadavres (1938), Les beaux draps (1940). À la différence de Mort à crédit, Bagatelles pour un massacre recueille un écho favorable dans la population française qui salue le franc-parler musclé de Céline. Ceci étant, l’ignominie grotesque de cette litanie d’anathèmes anti-juifs, une fois les atrocités de l’Holocauste connues, laissera une tache indélébile dans le parcours et l’œuvre de Céline.

 

Mise en quarantaine

En 1943, Céline se marie avec Lucette Almanzor, une danseuse de 18 ans sa cadette avec qui il vit depuis 1937 : « Il apprécie sa gaieté, sa vitalité, son équilibre, sa discrétion. Il découvre en elle le calme qu’il faut à une compagne pour supporter dans la vie quotidienne ses sautes d’humeur et ses moments d’abattement ». Durant l’occupation, enferré dans sa logique de défense de la race supérieure, Céline exprime son soutien à l’Allemagne nazie. En juin 44, anticipant la défaite allemande et le déluge d’opprobre, il quitte la France avec son épouse, son chat Bébert et deux ampoules de cyanure en poche. Transitant de longs mois à Baden-Baden, à Berlin puis dans le château de Sigmaringen où il côtoie la fine fleur du régime de Vichy, traversant une Allemagne bombardée par les alliés, Céline parvient à entrer au Danemark en mars 45. Suite à un mandat d’arrêt délivré par la France pour trahison, il y est incarcéré durant un an et demi, privation de liberté qu’il considère comme une injustice : « Je n’ai absolument plus rien de commun avec les hommes. J’éprouve envers eux une horreur, une frayeur que je ne surmonterai jamais plus » (Lettre, 1946). Son état de santé se détériore nettement en prison à tel point qu’il passe une partie de sa détention à l’infirmerie et à l’hôpital. Considérant la demande d’extradition française insuffisamment fondée, la justice danoise le libère. En prévision de son procès et d’un retour en France, Céline fignole sa défense et, sans renier l’essentiel de ses bagatelles, édulcore à la marge ses embardées antisémites. En 1948, Céline et sa femme emménagent à la campagne, dans une masure rudimentaire appartenant à son avocat danois. Entourés d’animaux en tous genres, ils y vivent chichement et reclus. Céline, plutôt élégant jusqu’en 44, se sape dorénavant comme un vagabond. Seulement relié à la France par la tenue d’une correspondance foisonnante, il tue le temps en écrivant Féerie pour une autre fois. Sa misanthropie s’étoffe d’autant plus que le sort réservé à des écrivains qu’il considère plus compromis que lui recueille une certaine clémence (Montherlant, Giono, Guitry…). Boycotté et ostracisé par le milieu littéraire français, Céline reçoit quand même le soutien de personnes telles que Pierre Monnier, Jean Paulhan, Roger Nimier ou celui plus inattendu d’un universitaire juif américain, Milton Hindus. Suite à plusieurs entrevues sur une durée de trois semaines, l’admiration de ce professeur se teinte toutefois d’amertume, de réserves, d’observations venimeuses qu’il partagera dans son ouvrage The crippled giant (traduit en français sous le titre Louis-Ferdinand Céline tel que je l’ai vu). En 1950, Céline est jugé par contumace, condamné entre autres à un an de prison et 50.000 francs d’amende. Finalement amnistié début 51, il rentre en France et s’installe à Meudon. S’inspirant toujours de son expérience, fil directeur de son œuvre romanesque, il cisèle sa trilogie allemande (D’un château l’autre, Nord, Rigodon) grâce à laquelle il renouera avec un certain succès et un regain d’estime. Il meurt le 1er juillet 1961, quelques mois avant d’intégrer la Pléiade.

 

Le scalpel du styliste

À 19 ans, Céline déclarait : « Ce que je veux avant tout c’est vivre une vie remplie d’incidents que j’espère la providence voudra placer sur ma route ». Son vœu a vraisemblablement été exaucé, autant par la providence que par sa propre attitude du reste : « Il a été martyrisé. Par lui-même » (Colette Destouches, sa fille). Provocateur invétéré, Céline tisonnait l’adversité, inconsciemment ou délibérément, ruait volontiers dans les brancards, s’occasionnant de facto un nombre incalculable d’ennuis et d’ennemis : « C’est la bonne vie de vache pour laquelle je suis fait » (Lettre, 1939). Boutefeu impénitent, ne craignant ni d’offenser ni d’offusquer, il prenait un malin plaisir à tester les limites de ses interlocuteurs, notamment celles de Gaston Gallimard « Coffre-fort », son éditeur à partir de 1952 (et qui avait refusé Voyage au bout de la nuit). Jean Paulhan, régulièrement chahuté dans les épîtres de Céline, qualifié de « Landru prousteux, massacreur de textes », finira par se lasser de ses saillies.

En se tempérant et se raisonnant quelque peu, Céline aurait pu mener une existence plus paisible, moins chaotique, plus épanouie. Mais un artiste est fait d’autre chose que de raison. Il est fait d’outrance, d’orgueil, d’originalité. D’intuition, d’impulsion, de passion. De souffrance et de folie. L’artiste incarne l’imprévisibilité, une façon différente de penser et de fonctionner. Misodoxe patenté, il se dissocie naturellement de la majorité, se démarque du troupeau qui paît et qui chie dans le même champ. Il exprime ce qui demeure larvé, éteint ou refoulé chez les autres. Délivrée des contraintes de la morale, de la mesure, du convenable, l’œuvre de l’artiste hisse de fait le quidam en surplomb de sa quotidienneté, l’arrache à sa routine, à sa médiocrité. Par sa complexité et ses contradictions, l’artiste fascine tandis que sa personnalité et sa fréquentation peuvent agacer, rebuter, décourager. De caractère difficile et écorché, Céline fut un romancier du tonnerre, un ami épineux, un propagandiste à la manque. Un créateur génial et inspiré doublé d’un idéologue minable et égaré.

Paria de la littérature, porté par une créativité lexicale prodigieuse, une verve hyperbolique désembuée de toute vergogne, Céline a bousculé, déstandardisé, révolutionné l’écriture. Il a décalaminé, électrochoqué, revitalisé la langue française à laquelle il était viscéralement attaché : « Tout ce qu’ils me font… leur haine… leur méchanceté… l’exil… rien en fin de compte ne peut avoir de prise sur moi parce que je suis lié, enchaîné à la langue française… Je supporterai tout pour elle… elle est mon souffle… ma respiration… ». Injectant dans sa prose la vigueur de l’oralité, mêlant l’argot aux belles lettres, l’admirateur de Rabelais a élaboré des tournures uniques dans la littérature, il a forgé des expressions que plus personne n’emploie aujourd’hui et n’emploiera plus jamais. Son style percutant et saccadé, braillard et débraillé, alliant le burlesque au tragique, la sensible au cynique, le panache au grossier, charrie derrière lui une musicalité pétaradante, une palpitation crépitante, une éruptivité priapique. À un critique littéraire, Céline confia de façon subtile et sublime sa conception anti-académique de l’écriture : « Votre petit ouvrage est excellent. Votre langue française est d’une pureté remarquable, hygiénique. Mais on ne fait pas, il faut le concevoir, des enfants par l’Hygiène ». Son style a fasciné et inspiré de nombreux artistes, parmi lesquels Charles Bukowski, Frédéric Dard, Philip Roth, Michel Audiard, Fabrice Luchini…

Qui était vraiment Céline, nom d’un petit bonhomme ? Le « monstre égoïste » de Mort à crédit, « sans cœur… purulent de partout, rebutant, dénaturé », l’ermite taiseux de Meudon, le protecteur des faibles et des souffrants, animé de bonté et de compassion, ainsi que le décrivent ses proches ?

Céline, c’est une mer sombre, sauvage et déchaînée, ourlée de petites écumes blanches et fugitives, rythmée par un ressac dévastateur, un fracas d’outre-tombe, hantée en profondeur par d’inquiétantes créatures.

Céline, c’est un spectacle fascinant à contempler du rivage.

Qui était Céline, au fond, si ce n’est une âme désemparée, une ombre se raccrochant aux mots et ayant chèrement payé pour certains d’entre eux…

 

Cyrille Godefroy

 


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A propos du rédacteur

Cyrille Godefroy

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Rédacteur

Ecrivain dilettante de 42 ans (pièces de théâtre, nouvelles, critiques littéraires). Fabricant d’étrange le jour, créateur d’irrationnel la nuit, semeur d’invraisemblance le reste du temps. Les mots de Beckett, Ionesco, Cioran, Tchékhov, Kundera, Bobin s’entrechoquent dans sa caboche amochée comme des cris en forme de points de suspension.

Ses publications : Tout est foutu, réjouissons-nous (L’Harmattan, 2015), Les vacances de Markus (Mon petit éditeur, 2014), Le jeu du désespoir (Edilivre, 2014), L’errance intérieure (La cause littéraire, 2014).