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Alaïss l’immortelle, entretien avec Geny Laffitte

Ecrit par Valérie Debieux 10.04.14 dans La Une CED, Entretiens, Les Dossiers

Alaïss l’immortelle, entretien avec Geny Laffitte

 

Valérie Debieux : Geny Laffitte, vous avez embrassé la vocation de danseuse dès l’âge de cinq ans. Chacun imagine, sans difficultés, le chemin particulièrement âpre et difficile que vous avez ainsi suivi pendant toutes ces années pour devenir, consécration suprême, danseuse étoile à l’Opéra d’Hanovre. Aujourd’hui, vous avez choisi la voie de l’écriture et vous avez déjà publié plusieurs romans. Pouvez-vous nous dire comment s’est passé le passage de la danse à l’écriture ?

 

Geny Laffitte : Il n y a jamais eu un réel passage entre la danse et l’écriture. L’écriture a toujours fait partie de ma vie. J’étais encore très petite quand j’ai posé mes premiers mots sur le papier en écrivant des poèmes pour ma famille. L’appel de l’écriture était aussi présent que celui de danser mais dans l’ordre des évènements de ma vie je devais d’abord me réaliser au travers d’une carrière de ballerine.

Valérie Debieux : Votre roman, intitulé « Alaïss, l’immortelle », est un roman où, sur arrière-fond de terrorisme et d’enquêtes policières, le tout baignant dans une atmosphère de surnaturel, se profile sur le devant de la scène une jeune femme ayant des dons extraordinaires, lui permettant notamment de se déplacer entre les mondes visible et invisible. Grâce à ses capacités peu communes, Alaïss, œuvrant comme profileuse, va apporter son aide à la police et ainsi éviter la mort à de nombreux innocents. Pouvez-vous nous dire comment est né ce personnage d’Alaïss ?

 

Geny Laffitte : Je dirais qu’Alaïss a vu le jour doucement, lentement. C’est au cours de grands voyages et de visions parfois cauchemardesques ou féériques que cette héroïne a commencé à exister au fond de mon cœur. Tout au long de ma carrière, je me suis déplacée dans de nombreux pays où malheureusement parfois des gens souffraient terriblement. J’ai toujours ressenti le besoin de répondre à un appel humaniste, Alaïss est née aux travers d’émotions et de rencontres.

 

Valérie Debieux : Alaïss, votre héroïne, ne se contente pas de mettre ses dons au service de la police. Peut-on dire que ce roman est un alibi pour faire passer un message plus essentiel à vos yeux, plus profond, soit celui de l’ouverture à autrui et/ou à un autre monde, qu’il soit visible ou invisible, avec, pour valeurs humaines, la compassion, le pardon et l’amour ?

 

Geny Laffitte : Comme je le disais avant, il est vrai que le bien d’autrui m’importe beaucoup, je ne peux pas évoluer et avancer sur un chemin où la désharmonie règne en permanence. Le seul moyen d’y remédier est d’améliorer le bon fonctionnement d’une société. Alaïss est porteuse d’espoir et s’investit à rendre le monde meilleur. Le monde invisible dans lequel elle évolue est un monde qui ne ment pas, qui ne triche pas, et où elle peut aller chercher des vérités pour l’aider dans ses enquêtes. Alaïss met en avant des valeurs humaines et spirituelles que vous citez dans votre question qui sont aussi les miennes. Au fond, ne seront-elles pas notre seul bagage pour le dernier voyage ?

 

Valérie Debieux : Le surnaturel, en particulier la médiumnité, le sixième sens, les mondes visible et invisible, est omniprésent dans toute votre œuvre. Ces éléments sont-ils de nature autobiographique ou émanent-ils de votre imaginaire ?

 

Geny Laffitte : Il y a effectivement un mélange des deux. Ne sommes-nous tous pas un peu médium ? Qui n’a pas trouvé de réponses tout seul face à ses interrogations ? Je pense que nous venons en ce monde avec des facultés que nous n’utilisons pas toujours. La première est l’intuition qui est souvent la carte maîtresse de grande réussite. Dans un roman quel qu’il soit, il y a toujours une part autobiographique. Alaïss est une héroïne que j’ai créée d’un mélange fait d’inspiration, d’intuition et, bien sûr, une partie de l’auteur habite en elle.

 

Valérie Debieux : Ainsi que je le fais à chacune de mes interviews, je vous laisse le mot de la fin.

 

Geny Laffitte : Pour finir je vous dirais qu’Alaïss est l’héroïne d’une saga et que c’est avec beaucoup de plaisir que j’écris actuellement sa troisième aventure. Chère Valérie, je vous remercie pour cette interview et vous cite une phrase de Paul Eluard que j’aime tout particulièrement : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ». Nous étions à l’heure et je vous dis à bientôt.

 

Entretien mené par Valérie Debieux

 


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A propos du rédacteur

Valérie Debieux

 

 

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Valérie Debieux a été Directrice adjointe, rédactrice et responsable de la communication sur les réseaux sociaux (septembre 2011-juillet 2014)

Rédactrice et responsable du secteur littérature suisse

Ecrivain et traductrice littéraire née en Suisse en 1970

Membre de l’Association des Amis de Jean Giono: http://www.jeangiono.org/


Le site de Valérie Debieux :

www.lagalerielitteraire.com