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300 mots, Richard Montanari

Ecrit par Pauline Fouillet 18.11.14 dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Polars, Roman, USA, Le Cherche-Midi

300 mots, août 2014, traduit par Marion Tissot, 394 pages, 19 €

Ecrivain(s): Richard Montanari Edition: Le Cherche-Midi

300 mots, Richard Montanari

 

Une série de meurtres d’une extrême violence. Une police qui semble dépassée et qui met du temps à comprendre l’existence d’un lien entre eux. Un journaliste qui lui, l’a comprit et qui voit alors le coup de pouce du destin au relancement de sa carrière.

Voici le nouveau roman de Montanari, dont la presse ne tarit pas d’éloges. Le rythme est rapide d’autant que les chapitres sont courts et polyphoniques. Nous suivons tour à tour Nick, le journaliste-enquêteur, le meurtrier fou et la future victime.

Bien que les détails des meurtres soient assez sordides et les scènes, fortes, le lecteur reste tout de même sur sa faim, le suspense et le tempo étant assez traînants. Ce premier qui avait espéré un bon thriller (comme promis par la maison d’édition) se trouve donc un peu déçu de n’être qu’en face d’un polar. D’ailleurs, le personnage principal n’aide pas à un meilleur avis, celui-ci se montrant mou et d’un charisme discutable.

Mais tout cela, c’est avant le chapitre 40, soit le dernier tiers du roman. A partir de là, tout s’enchaîne. Le tempo s’accélère, le frisson devient garantie, la tension extrême. Plus on avance et plus on comprend la violence et le désir de vengeance qui animent le meurtrier, que le lecteur croira d’ailleurs démasquer au moins à trois reprises mais qui restera une surprise quasiment jusqu’à la fin. Fin, qui sera un véritable feu d’artifice avec de multiples révélations jusqu’à la dernière ligne, notamment en ce qui concerne l’histoire-base, origine de tous ces maux (et mots)…

Souvent, le lecteur retient les premières et dernières impressions d’un roman, à l’image un peu de la vie. Ici, elles sont tellement contradictoires que nous restons un peu hagard, sans véritablement savoir si l’on doit ou non conseiller ce roman. Pour ma part, je pense qu’il est intéressant mais seulement pour sa dernière partie qui est incroyable en terme de revirement, tant dans l’histoire que dans l’écriture. Il reste que la déception est bien présente ab-initio et que l’on peut regretter que Montanari n’ait pas exprimé tout son art du suspense dès le début.

Cela n’empêchera pas ceci dit les amateurs de l’auteur et du polar d’attendre avec impatience le prochain volet de ce maître reconnu du thriller, qui nous n’en doutons pas, fera mieux la prochaine fois…

 

Pauline Fouillet


  • Vu : 1820

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A propos de l'écrivain

Richard Montanari

 

Romancier, scénariste, essayiste, Richard Montanari est né à Cleveland, dans l’Ohio. Il a écrit pour le Chicago Tribune, le Detroit Free press et de nombreuses autres publications. Il signe avec Déviances (Cherche Midi, 2006), son premier thriller traduit en français, l’entrée en scène du duo de détectives Byrne et Balzano – qui réapparaîtront dans Psycho (2007), Funérailles (2008) et son nouveau roman, 7, tous publiés au Cherche Midi.

 

A propos du rédacteur

Pauline Fouillet

 

Rédactrice

 

Je suis née le 27 avril 1988 à Ruffec (Charente). Après un master de droit dont une année effectuée en Italie, je reprends ma véritable passion, la littérature. Je deviens alors libraire dans une librairie indépendante et chroniqueuse pour divers magasines littéraires. Je parle et lis couramment l'italien et découvre ainsi leur littérature en langue originale.