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Les Livres

Le Travail du monde, Jean-Louis Rambour (par Murielle Compère-Demarcy)

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mercredi, 11 Novembre 2020. , dans Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Le Travail du monde, éditions L’herbe qui tremble, octobre 2020, 132 pages, 15 € . Ecrivain(s): Jean-Louis Rambour

 

Le « Travail du Monde » : celui que font les Hommes ; celui qui fait de ses ouvriers, des Hommes… Dans Le mémo d’Amiens, publié aux éditions Henry en 2014, J.-L. Rambour offrait le « Poème-photo » contemporain des gens ordinaires de la Picardie, plus précisément de la ville d’Amiens, observés en leur réalité quotidienne dans leurs faits et gestes. Ici, dans Le Travail du monde, J.-L. Rambour nous offre de lire et entrevoir en « 100 poèmes-diapos » la lutte laborieuse des prolétaires, après les Trente-Glorieuses, en prise avec les effets dévastateurs du progrès industriel sur leurs conditions de travail.

 

Autour du tracteur Mac Cormick, ils sont encore

à regarder sereins le travail s’accomplir.

Mais il leur faut des années pour comprendre

qu’ils ont trop chanté l’arrivée de ces engins :

Paul-pris-dans-l’écriture, Barbara Polla (par Jean-Paul Gavard-Perret)

Ecrit par Jean-Paul Gavard-Perret , le Mercredi, 11 Novembre 2020. , dans Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Paul-pris-dans-l’écriture, Barbara Polla, éd. Le Bord de L’eau, Coll. La Muette, octobre 2020, 128 pages, 20 €

 

Paul Ardenne revisité par Barbara Polla

Dans un essai brillant sur Paul Ardenne, enrichi de textes inédits du sujet de sa quête, Barbara Polla n’emprisonne pas celui-ci mais le saisit en tous ses angles pour tenir compte des ombres portées et libérer les formes de l’œuvre qui demeurent encore inconnues du public.

Elle refabrique au fil du temps de la vie du créateur et de la gestation de ses œuvres un théâtre « optique » qui brouille la trivialité de leur quotidien pour en soutirer du sens comme dans un vivier et une ménagerie de verre.

Cet enchaînement des textes critiques aux documents inédits créent un volume qui s’avère être représentatif de la méthode de Barbara Polla. C’est toujours pour elle une tentative de dépasser la réalité pour la construire autrement. Elle double donc l’œuvre d’Ardenne en inventant ses propres règles.

Έπιγράμματα, Travaux et jours dans la Grèce antique, Bernard Plessy (par Michel Host)

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 11 Novembre 2020. , dans Les Livres, Les Chroniques, Essais, La Une CED, Histoire

Έπιγράμματα, Travaux et jours dans la Grèce antique, Bernard Plessy, éditions Paradigme, juin 2020 (édition bilingue), 96 pages, 9,90 €

 

La vie ! La vie !

 

« Ces gens ordinaires ont fait un peuple extraordinaire »

Bernard Plessy

 

Dans une collection originale et rare – nous en reparlerons – voici un ouvrage mieux que plaisant, délicieux, exceptionnel ! Si l’on souhaite recevoir des images fidèles de l’homme et de la femme grecs durant l’antiquité, hommes et femmes du peuple, appartenant à la vie rurale, au monde du travail, des images aussi de la façon dont ils pensaient leur existence, de la façon dont ils se voyaient, il les offre à profusion.

Les Honneurs 2020 de La Cause Littéraire !

Ecrit par La Rédaction , le Mardi, 10 Novembre 2020. , dans Les Livres, La Une Livres

 

Notre comité de rédaction, les rédacteurs et amis de La Cause Littéraire ont distingué cette année parmi les livres critiqués dans la revue :

Honneurs 2020 de La Cause Littéraire (en cliquant sur les titres vous aurez accès à la critique de chaque ouvrage).

 

Roman français

Les grandes poupées, Céline Debayle (Arléa)

La fin de Bartleby, Thierry Bouchard (Ed. Fario)

 

Roman étranger

Apeirogon, Colum McCann (Belfond)

Lake Success, Gary Shteyngart (L’olivier)

Aller où ?, Serge Cazenave-Sarkis (par Charles Duttine)

Ecrit par Charles Duttine , le Lundi, 09 Novembre 2020. , dans Les Livres, Critiques, La Une Livres, Nouvelles

Aller où ?, Serge Cazenave-Sarkis, Editions de l’Abat-Jour, Coll. Lumen, septembre 2020, 140 pages, 7 €

De nouvelles en nouvelles

Question littérature, les éditeurs, la presse et l’opinion établissent parfois de curieuses et bien discutables hiérarchies. Ainsi du genre de la nouvelle que l’on considère, à tort, comme secondaire et mineur. Je me souviens, lorsque le Nobel a été attribué à Alice Munro, de certains qui l’ont présentée en disant qu’elle n’avait écrit « que » des nouvelles, laissant entendre ainsi un manque, un déficit. On ne devrait écrire des nouvelles, mais voyons… « que » pour passer à un genre plus sérieux, plus abouti, plus achevé comme le roman. Et pourtant, pour celui qui écrit des nouvelles, quelle exigence ! Un nouvelliste est à la recherche du mot juste ; ses textes sont taillés comme des coups de serpe et la conduite du récit revient à suivre un chemin escarpé comme sur le fil acéré d’une ligne de crête. Il sait encore, en quelques lignes, créer une atmosphère, « fignoler » un récit dense vers une « chute » surprenante parfois. Parmi les nouvellistes français, Serge Cazenave tient une place de choix. Il n’écrit « que » des nouvelles et en est passé « maître ». Il en compte une centaine, une bonne partie d’entre elles a été publiée chez la jeune et inventive maison d’éditions de l’Abat-Jour à Bordeaux.