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La Une CED

A propos des "Petites métanies du temps" de Patrick Maury

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 03 Novembre 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

A semer large

 

Petites métanies du temps, Patrick Maury, Editions Obsidiane, collection Les Solitudes, 2000, 61 pages, 9,90 €

 

On pourrait, bizarrement, commencer l’ouvrage de Patrick Maury par le bandeau de la fin qui explique que le livre a été imprimé entre la Toussaint et le Jour des morts 2000, veille du Grand Anniversaire, qui est sans doute de la main de l’éditeur, mais qui permet une entrée aux 53 poèmes qui sont comme 53 petites prières de pénitence. On pourrait raisonner aussi en voyant le souci des 52 semaines de l’année, 52 semaines plus une, qui permettent au poème de passer les jours, les fêtes, les saisons, pour revenir juste un peu au-delà d’où il était venu.

La peinture pour donner corps à la pulsation de la vie - Silvaine Arabo

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 02 Novembre 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

Silvaine Arabo

Encres : 2005-2011, Éditions de l’Atlantique, 2011, 147 pages, 20 €

Toiles : 1991-2008, Éditions de l’Atlantique, 2011, 85 pages, 20 €

 

Les Éditions de l’Atlantique arrêtent aujourd’hui leur travail. C’est l’occasion de rendre hommage à celle qui les a menées d’un bout à l’autre, Silvaine Arabo, en se penchant sur son travail pictural.

 

Ouvrez Encres : 2005-2011 à n’importe quelle page. Soyez dans une expérience éminemment individuelle qui est aussi, et au plus profond, une expérience collective. Nous sommes soudain tout entiers contenus dans nos yeux. Nous ne sommes pas autre part que là où nous regardons, que là où nous respirons par le regard. Mais c’est comme si le ressac de notre respiration se faisait de plus en plus profond et que c’était avec le corps entier, de la voûte plantaire au sommet du crâne, que nous respirions.

Le chant des baleines

Ecrit par Gilles Brancati , le Mercredi, 31 Octobre 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Nouvelles

 

Je me souviens l’avoir vu dans les mains de mon grand-père lorsque j’étais enfant. Personne après lui ne s’en est soucié. Parfois quand l’un de nous posait la question « il est passé où le violon de grand-père ? », maman répondait « je ne sais pas trop ». Elle aurait dit la même chose à propos de sa carabine ou de son arc mais s’agissant du violon elle ajoutait « quel dommage, votre grand-père jouait si bien. Vous savez qu’il avait été sélectionné pour entrer dans l’orchestre d’Olaf Nivel. Mais c’était juste avant la grande guerre et finalement ça ne s’est pas fait ». Bien sûr que nous le savions. Blessé à la main à Verdun il n’avait plus jamais eu la dextérité requise pour faire de la musique un métier. Mais il jouait encore, parfois avec difficulté à cause de son doigt resté raide, mais l’archet glissait bien. Nous étions des enfants et notre jeune âge ne nous a pas permis de goûter le plaisir et le drame que grand-père nouait derrière chaque note. Je le regrette aujourd’hui, assise à même le plancher poussiéreux du grenier. J’ai soufflé plusieurs fois dessus pour ôter la poussière mais je n’ai pas osé passer un chiffon de peur de rayer les volutes du bois. Je suis redescendue prendre un vieux gilet de laine dans une armoire et je l’ai doucement enveloppé, sans serrer, il pourrait avoir des fissures. Il manque l’archet. J’ai fouillé tout autour mais je ne l’ai pas trouvé.

Art de consommer - 10

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 29 Octobre 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

COUR D’APPEL

DE PARIS ORDONNANCE DE PARIS

COMMISSION D’EXPERT

TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE

DE PARIS N° du Parquet :                09/78868

N° de l’Instruction :        978/00065

CABINET DE  M. KLEIN        Procédure Criminelle

Juge d’instruction


Nous, Alphonse KLEIN, Juge d’Instruction au Tribunal de Grande Instance de PARIS,

Vu l’information suivie contre ;

Salah Stétié : une mélodie passionnée des mots (Entretien)

Ecrit par Nadia Agsous , le Dimanche, 28 Octobre 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Originaire du Liban, « poète des deux rives » d’expression arabe écrivant en français, passeur d’émotions et de mots chargés de sens qui tentent l’élucidation de l’être et de son univers, Salah Stétié, auteur de nombreux ouvrages, traducteur, est incontestablement l’un des majeurs poètes de l’ère contemporaine. A travers l’entretien qui suit, le poète nous invite à nous laisser nous surprendre et nous émouvoir à travers cette parole éclairante qui dit et raconte l’enfance, la terre natale et bien d’autres sujets qui nous permettent de découvrir l’être, le poète et sa conception de la poésie.

 

Nadia Agsous : Vous avez été élevé dans un milieu familial qui vous a initié à la culture poétique et mystique arabo-musulmane. Vous êtes un poète arabe qui écrivez en langue française. Comment expliquez-vous le choix du français comme langue d’expression ?