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La Une CED

Derrida, El Maâri, Baudelaire, Abou Nouas et les autres

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 24 Juin 2013. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

In "Souffles" (Liberté)

 

Pourquoi la modernité dans la littérature arabe a-t-elle échoué ou tardé ? Pourquoi, après presque un siècle depuis la publication du roman autobiographique Les Jours de Taha Hussein – ce roman a été publié en 1929 traduit en français et préfacé par André Gide –, le courage littéraire a-t-il régressé dans le monde littéraire arabe ? La bonne littérature a reculé ? La raison s’est éclipsée ? La critique s’est marginalisée ? On va droit, de plus en plus, dans le mur, vers l’abîme ou dans l’obscurité. Les intellectuels arabes ont raté leur rendez-vous avec la modernité, tout simplement, parce qu’ils ont coupé, d’un côté, avec leur patrimoine osé et rationnel, et de l’autre côté, faute de la traduction, avec les richesses de la pensée humaine. Les écrivains arabes, à l’image du lecteur arabe, même quand ils sont occupés par la littérature universelle se trouveront face à des écrits faussement traduits.

52.dimanche (XXII)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 22 Juin 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

dimanche 27 mai 2012

 

séquence, intervalle

la situation d’aujourd’hui est compliquée, car je suis au chevet de mon amie pour la matinée à cause d’une petite infection respiratoire qu’elle ressent assez douloureusement

cependant, je pensais dès hier à mon travail de maintenant

alors, laissez-moi discourir quelques instants sur la question de ce que je pourrais appeler la séquence et l’intervalle

car c’est une chose bien simple à comprendre, qu’écrire est sujet à la séquence, c’est-à-dire, à la saturation d’un moment qui va, une activité qui pousse par devant, qui fait proue

Entretien avec Gérard Chaliand : "La poésie nomade"

Ecrit par Sophie Galabru , le Mardi, 18 Juin 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

 

La marche têtue suivie de Feu nomade, Gérard Chaliand, Editions de l’Aube, 1996 (poésie)

 

Gérard Chaliand est un aventurier et géostratège français d’origine arménienne. Il est spécialiste de l’étude des conflits armés et des relations internationales et stratégiques. Il s’engage dans les guérillas de décolonisation en tant qu’observateur-participant durant plus de vingt ans, et côtoie les combattants d’une quinzaine de maquis sur quatre continents, Afrique, Asie, Amérique latine, Europe de l’Est et Caucase. Gérard Chaliand est également poète, historien, écrivain, traducteur. C’est l’auteur de la Marche têtue paru en 1959 – suivi de Feu Nomade paru en 1970 – que j’ai voulu rencontrer.

Le poème musical

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 17 Juin 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

Une étude de Didier Ayres sur : Le Temps ouvre les yeux, Gérard Pfister, Editions Arfuyen, 2013, 12 €

 

Je me trouve devant ma page avec l’objectif de rendre compte de la troisième reprise de la lecture des poèmes de Gérard Pfister, parcours varié et appétant. J’ai pris le parti d’une courte étude de ces neuf grands chapitres composés chacun de distiques aventureux et spirituels, indexés uniquement par des chiffres, sans titres. Un détour indirect ici est utile pour la compréhension de ce que je veux dire. Et cela est rendu possible grâce au sous-titre du livre, Oratorio (sorte d’opéra sacré), qui souligne le destin que le poète espère à son livre. Et c’est très bien choisi de parler de musique au sujet de cette expérience patiente et originale et qui ne se perd pas dans la fonction d’un système formel, mais arrive à toucher tout le temps et produire un effet très intéressant.

52.dimanche (XXI)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 15 Juin 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

dimanche 20 mai 2012

 

la fonction de la réalité

la réalité fonctionne peut-être comme un drame, une sorte de passage à soi, par un frottement du derme, une chose enveloppante qui fait lien avec l’extérieur

cependant, le mot réalité n’est peut-être pas bien choisi à cet égard, il aurait fallu dire, l’impression de réel, comme une sorte de couture d’avec la réalité

car la réalité est égale à elle-même, mais si on s’arrête un instant à cette frontière, à ce derme, on ne trouve qu’un assemblage de sentiments, de sensations associées qui construisent empiriquement ou reconstruisent la réalité