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La Une CED

A propos de Regain, Rachel

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 27 Août 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

Les amours spirituelles

 

Il n’est pas aisé de faire état de ce livre de la collection Neige, des éditions Arfuyen, à plusieurs titres. D’abord, par ce qu’il faudrait citer in extenso l’ouvrage pour en rendre la musique et la signification. Pour aussi rendre palpable ce qu’a été la vie de la poétesse, son activité, ses goûts, sa nature. Or, si l’on veut construire un éclairage sur l’ouvrage, il faut choisir un angle, tout relatif qu’il soit. Donc, essayer, malgré tout, de donner à entendre la voix particulière de l’auteur.

Cela dit, on peut aussi se porter ardemment vers l’appareil critique, et aux appels de note très instructifs, ce que, comme lecteur, je me suis autorisé parfois. Si je m’en suis privé jusqu’à un certain point, c’est afin de laisser aux poèmes leur intégrité et leur mystère, leur mouvement personnel. Car cette édition bilingue, faite à partir de l’hébreu moderne, laisse un goût impénétrable et fort, non seulement à cause de la présence de cet alphabet hébraïque en regard de la traduction française, mais aussi par la complexité grammaticale de certaines formules, qui ne rendent pas le sujet du poème abstrus, mais lui procurent, au contraire, une épaisseur et une présence, un feuilletage et une puissance.

Tunisie : Tahar Haddad, la leçon mal apprise

Ecrit par Amin Zaoui , le Samedi, 24 Août 2013. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Tahar Haddad (1899-1953). Il était, par excellence, l’intellectuel pionnier du modernisme en Tunisie. Aimé et applaudi par les uns, rejeté et blasphémé par d’autres. Mais, face à tout ce qui se passe, ces jours-ci, en Tunisie, on dirait que rien n’a changé, rien n’a été fait depuis l’époque de cet éclaireur de la modernité. Sommes-nous en Tunisie des années 30 ou en celle de 2013 ? Audacieux par et dans ses écrits, Tahar Haddad a été menacé par les forces salafistes conservatrices qui ne cessaient de tirer sa Tunisie vers l’obscurantisme et la régression. En regardant autour de nous, nous constatons qu’après un siècle ou presque, les mêmes forces des ténèbres continuent à tuer la lumière dans ce beau pays, la Tunisie.

Tahar Haddad, ce fils hors pair de Tunis fut un visionnaire. Penseur, poète, syndicaliste et journaliste. Il était tout cela en un. Présent sur tous les fronts pour défendre une seule cause : la lumière et la raison. Dans son œuvre controversée, son livre le plus connu, intitulé Notre femme dans la charia et la société (1930), Tahar Haddad se range sans ambiguïté au côté des droits de la femme. En appelant ouvertement, sans confusion aucune, à l’abolition de la polygamie dans le monde arabo-musulman, Tahar Haddad s’affiche en défenseur farouche du droit de la femme à la citoyenneté.

52.dimanche (XXVI)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 24 Août 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

matériau

la question du matériau est au confluent de divers phénomènes, qui tous sont d’un intérêt supérieur si l’on veut réfléchir à l’activité de la création

le matériau, que définit Boulez dans ses cours au Collège de France, est bien le carrefour de la réalisation et de l’idée – et Boulez semble ne pas pouvoir choisir lui non plus

le matériau, comme principe fossile, comme puits minier, comme bassin phréatique, est très ouvert à l’analyse

le matériau, oui, langage flottant et ductile, capable de se cristalliser soudain dans la réalisation de l’idée, en une sorte d’apesanteur

ce qui veut dire que le matériau est une construction imagée qui revient vers elle-même

Le crétin tel qu'on le parle, Pierre Chalmin

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 23 Août 2013. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

Le crétin tel qu’on le parle ou le jargon des élites, Pierre Chalmin, Lexique, Les éditions de Paris, Max Chaleil, Collection Actuels, mai 2013, 77 pages, 9 €

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? »

Michel Host

 

C’est bon pour la santé

La tentation du lexique, du vocabulaire, voire du dictionnaire – tentation de l’écrire… de le lire… – est irrésistible. On le sait, on s’y instruira, on s’y distraira, on s’y scandalisera. À preuve, j’en lis régulièrement et j’en ai même commis un récemment, ensemble de définition des mots que nous employons souvent ou très rarement, et cela dans le simple but de survivre à la logorrhée universelle, aux barbarismes, aux approximations, aux néologismes intempestifs et autres inexactitudes dont nos contemporains, qui savent de moins en moins leur langue, nous emplissent les oreilles au point de nous les casser.

Scène

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 23 Août 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

 

 

 

« Je t’aime tellement,

tu es tellement là,

 

tout le temps,

tu existes si fort

 

pour moi

et à jamais