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La Une CED

A propos de « Retour sur la question juive » d’Elisabeth Roudinesco

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 16 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Retour sur la question juive, Elisabeth Roudinesco, Albin Michel, 320 p. 22€

 

Cette chronique est une réflexion libre qui fait suite à la lecture du livre d’Elisabeth Roudinesco « Retour sur la question juive » (Albin Michel). Ce n'en est pas un compte-rendu.

 

Il fallait vraiment du courage pour opérer ce « retour ». Revenir sur « la question », aujourd'hui, après 2000 ans d'une histoire terrible, éclatée (dispersée), difficilement saisissable, et qui plus est, objet incessant des interrogations et des approches analytiques des plus grands penseurs (Karl Marx, Hannah Arendt, Jean-Paul Sartre, Emmanuel Lévinas...) constitue un défi des plus osés. Elisabeth Roudinesco l'affronte, avec la sérénité et le courage intellectuel qui s'imposent à l'entreprise.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (7/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 16 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Dans une salle des ventes

Moi, je ne suis pas concerné.

Tous les deux ?

C’est très différent de nous.

C’est donc si mystérieux.

Quatre fois pas an, juste un aller et retour à Portland, et parfois à la saison froide.

Grave ?

Non. Juste croire en quelque chose.

Mais c’est tout en désordre.

Ne dis rien, ne fais rien, n’écoute rien.

Elle est morte en 88.

Maître et serviteur des ombres, R. Beer-Hofmann

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 13 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Maître et serviteur des ombres, R. Beer-Hofmann, trad. J.-Y. Masson et F. Wesseler, éd. Arfuyen, col. Neige, septembre 2014, 150 pages, 12 €

 

Union

Avant de décrire mon impression touchant ce livre de la belle collection Neige chez Arfuyen, je voudrais dire deux choses un peu contingentes. Tout d’abord souligner le destin de cet auteur, Richard Beer-Hofmann, à qui la célébrité en Europe est difficile, et que la traduction de J.-Y. Masson et de F. Wesseler redonne au public français en même temps qu’elle lui permet de trouver une place dans le paysage littéraire d’aujourd’hui. D’autre part, je me suis beaucoup intéressé à la dédicace de 1941 au poème écrit à New York, au printemps, qui m’a interrogé, d’autant que la traduction de ce livre a été faite à deux voix – ce qui symboliquement est précieux.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (6/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Vendredi, 10 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

II

 

A la télévision

Non, à part.

En tête-à-tête, on ne peut pas.

Je suis comme Heidi.

Tu peux garder son micro ?

Oui, avec ses lunettes ?

C’est pire que ce que j’imaginais.

Douce ivresse. Douce ivresse.

Coupure d’électricité 1600 × 896, Patrick Tosani, Vendredi, Tapisserie, Gobelins

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 09 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Coupure d’électricité

un fusible a sauté

dans la nuit de ma tête /

de ma tête-à-poèmes

2 heures après minuit ce n’est rien

le train-tram-rail des rêves

qui roule / Le Directeur du Réseau Central

déféré / dans ma tête qui roule

Sous les verrous / à des éclisses mal

resserrées / des

kilomètres