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La Une CED

Entretien avec Smaïn Laacher à propos de "Idées reçues sur l'immigration"

Ecrit par Nadia Agsous , le Jeudi, 22 Novembre 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Ce qu’immigrer veut dire. Idées reçues sur l’immigration, Smaïn Laacher, Collection Idées reçues, Editions Le Cavalier Bleu, septembre 2012, 187 pages, 18,50 €

 

A l’occasion de la publication de son dernier ouvrage, Ce qu’immigrer veut dire. Idées reçues sur l’immigration, Smaïn Laacher, sociologue et chercheur au Centre d’études des mouvements sociaux (CNRS-EHESS), s’attache à déconstruire quelques idées reçues relatives à l’immigration, à travers l’entretien qui suit.

 

Entretien mené par Nadia Agsous

 

L’ouvrage met en lumière un certain nombre d’idées reçues sur l’immigration en France. Sur quelles bases s’est opéré votre choix ?

La mère Michel a lu (13) - Rire et colère d'un incroyant

Ecrit par Michel Host , le Mercredi, 21 Novembre 2012. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

« La Mère Michel n’a jamais perdu son chat. Elle le tient attaché, ne le lâche pas de l’œil. Le félin est un livre, il n’a pas d’âge. D’hier, d’aujourd’hui, de toujours, il miaule derrière la porte ».

 

RIRE ET COLÈRE D’UN INCROYANT

De René POMMIER

Essai, 96 pp., 13 €, Éditions KIMÉ, 2012

 

Des fabuleux monothéismes en usage

La théologie : « Comme on sait, elle traite avec une minutieuse exactitude de l’inconnaissable ».

Anatole France

Art de consommer - 13

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 19 Novembre 2012. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

 

Liesbeth aura 17 ans en novembre. Les antécédents somatiques sont sans incidence. Le développement psychomoteur initial a été considéré comme normal (marche, propreté, langage etc.) Elle est en surcharge pondérale. Elle confesse volontiers que son alimentation est déréglée et déséquilibrée. Elle se lève souvent la nuit pour « grignoter quelque chose ». Elle dit ne pas souffrir de ce surpoids. Elle affirme n’en avoir pas souffert à l’école, puis au lycée. « À aucun moment ». Liesbeth ne déclare pas d’habitus tabagique.

Alphonse ne relit pas l’examen davantage.

Il tourne les pages et relit les paragraphes de l’anamnèse consacrés à son hospitalisation, se demandant si le traitement prescrit à Liesbeth est adapté.

Belles saisons obscures, Gérard Bocholier

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 17 Novembre 2012. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

Belles saisons obscures, Gérard Bocholier, Ed. Arfyuen, 2012, 10 €

 

La poésie contemporaine (que je ne détache pas du corpus de la poésie en général) cherche. Les poètes sont aux prises avec les possibilités infinies du langage en même temps que défaits par avance par le sujet qui les occupe, et sont donc aujourd’hui en ce sens plus des chercheurs que des créateurs. Je dis cela d’une façon un peu nonchalante, je l’avoue, mais je crois que la part du chercheur est très belle. Dans ce sens, il faut faire confiance au chemin que l’on fait en compagnie de la poésie d’aujourd’hui.

Or voici que quelques jours avant la Toussaint, je traverse le dernier recueil de Gérard Bocholier – que je connais un peu grâce à une entrevue au café Costes du Centre Georges Pompidou –, lequel est animateur d’une revue très sérieuse de littérature contemporaine, revue souvent bien illustrée. Et j’ai bu d’un seul trait, pourrait-on dire, comme on boit un alcool fort, une eau de vie violente, ce livre Belles saisons obscures que publie le très intéressant éditeur Arfuyen. On me pardonnera ainsi les imprécisions, la nervosité de mes paroles qui ne sont que le développement rapide de quelques mots pour cette chronique, qui essaye d’illustrer ce livre dont la couverture représente un ciel d’orage qui convient bien à l’atmosphère de l’ouvrage.

Ekphrasis 3 - Visages dévisagés

Ecrit par Marie du Crest , le Mercredi, 14 Novembre 2012. , dans La Une CED, Ecriture

 

En hommage à un grand peintre allemand.

 

Elle descend sous terre sans bouger, portée par la lenteur du très long escalator. Station Place des fêtes, ligne 11, direction Châtelet. Ils sont déjà là, ils avancent dans la léthargie d’une journée qui commence. Elle les attend comme chaque jour. A sa hauteur, de l’autre côté des rampes noires, leur visage surgit, porté par leur corps sans jambes, sans torse. C’est quoi regarder un visage ? Lire la vie ? Les visages sont les mêmes, organisés et organiques : un front, des tempes, un nez ombilique, des yeux-monde, une bouche, béance des baisers, gouffre des nourritures, des joues pour ressembler à un enfant, un menton, promontoire. Des chevelures aussi sauvages que des forêts impénétrables ou rectilignes comme de beaux potagers. Elle voudrait tous les absorber dans un immense livre des visages. FACE-BooK. Elle n’en reconnaît aucun.