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La Une CED

52.dimanche (VI)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 23 Février 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

ce dimanche 5 février, temps de neige

la page, ou comment appréhender la surface

car c’est une coupure dans l’état de la réalité, cette page physique qui détoure un espace et une clôture pour le langage

aussi, le rapport physique qu’entretient la main sur le papier, le bruit parfois de l’écriture, sont de petites aventures qui forment l’aspect le plus spectaculaire de la page

cependant, son vrai mystère n’est pas élucidé, sans doute pas mieux avec les quelques mots d’aujourd’hui

il reste que je tente une fois encore de saisir, d’appréhender quelques idées grâce à l’espace vacant que me donne ce feuillet

Léon Bloy : Exégèse des lieux communs (3/3)

, le Jeudi, 21 Février 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

 

Comment résister à la pesanteur des lieux communs ? Quelle parole lui opposer qui ne soit pas contaminée par ce qu’elle prend pour cible. Là où Flaubert, dans le Dictionnaire des idées reçues, optait pour la litote et se contentait de dresser une liste de poncifs, comptant sur la distanciation critique opérée par cette répétition, Bloy choisit au contraire d’accompagner les lieux communs d’une glose hyperbolique.

Le projet d’une exégèse a déjà en soi valeur de contestation d’une parole essentiellement tautologique, puisqu’elle pose qu’il y a, même dans ces poncifs et souvent à l’insu des locuteurs, un excès de sens. Mais la critique s’exprime aussi en contrepoint du caractère lénifiant des lieux communs dans une écriture délibérément combative et singulière.

Art de consommer - 25

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 18 Février 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Une autre. La toute première.

Ils s’étaient fait leurs premières promesses d’amour. Ils avaient mimé tout le sérieux des adultes. Sans le savoir.

Une autre.

Elle avait été invitée à un mariage. Elle avait tenu à y aller avec lui. Son nom n’était pas sur le carton d’invitation. Elle avait téléphoné à la future mariée, avait reçu, deux semaines plus tard, un nouveau carton d’invitation. Elle lui avait montré son nom à côté du sien.

Son cadeau de mariage était un ensemble de photos des mariés et des proches de la mariée retouchées qui avait été projeté au cours du repas. Le passage d’une photo à une autre était facilité par un fondu réalisé à l’aide d’un masque de fusion et de l’outil dégradé. Ça lui avait donné l’occasion de connaître un peu mieux ce programme informatique qu’elle utilisait depuis quelques années, très performant.

52.dimanche (V)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 16 Février 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

ce dimanche 29 janvier 2012

 

à propos du corps fictif

c’est le matin, sans doute avant l’aube, que cette double épithète « corps fictif » m’est venue à l’esprit

et à bien considérer, cette formule va

car le corps est plus qu’un ensemble de parties vivantes et interdépendantes, alibi pour la survie de la personne

car il y a kinesthésie – pour le moins du plaisir ou de la frustration de telle ou telle chose – qui construit un discours

Entretien avec Ameziane Ferhani : la BD algérienne, un art en expansion

Ecrit par Nadia Agsous , le Mercredi, 13 Février 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

50 ans de bande dessinée algérienne. Et l’aventure continue, Ameziane Ferhani, éditions Dalimen, Alger, 2012

 

A travers l’entretien qui suit, Ameziane Ferhani, auteur de l’ouvrage 50 ans de bande dessinée algérienne. Et l’aventure continue, publié aux éditions Dalimen, propose une rétrospective de l’histoire de cet art qui est né après l’indépendance.

 

En tant qu’auteur d’un ouvrage qui traite de l’histoire du neuvième art en Algérie sur une période de cinquante ans, quel est l’intérêt que vous portez à cet art ?