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La Une CED

Robert Longo : la beauté du désastre

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Samedi, 18 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

Vers quel horizon invisible flotte ce regard vide ; quel rêve ou quelle pensée hante ce front somnolent ? De quoi parlerait cette bouche ainsi cachetée ? De résurrection ou de néant ?, Théophile Gautier, Articles et chroniques (Salon de 1849)

 

Solitude urbaine

Nous avons choisi, à cause de notre période troublée et de l’acuité des artistes à se rendre maîtres de ces sujets, d’écrire une courte étude et d’aborder l’œuvre originale de Robert Longo. En effet, ce plasticien américain, né à Brooklyn le 7 janvier 1953, prélève des images de l’environnement d’un monde qui s’écroule, se délite, d’où l’individu est spolié, rendu maillon d’une chaîne d’objets de consommation courante.

A propos de « Retour sur la question juive » d’Elisabeth Roudinesco

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 16 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Retour sur la question juive, Elisabeth Roudinesco, Albin Michel, 320 p. 22€

 

Cette chronique est une réflexion libre qui fait suite à la lecture du livre d’Elisabeth Roudinesco « Retour sur la question juive » (Albin Michel). Ce n'en est pas un compte-rendu.

 

Il fallait vraiment du courage pour opérer ce « retour ». Revenir sur « la question », aujourd'hui, après 2000 ans d'une histoire terrible, éclatée (dispersée), difficilement saisissable, et qui plus est, objet incessant des interrogations et des approches analytiques des plus grands penseurs (Karl Marx, Hannah Arendt, Jean-Paul Sartre, Emmanuel Lévinas...) constitue un défi des plus osés. Elisabeth Roudinesco l'affronte, avec la sérénité et le courage intellectuel qui s'imposent à l'entreprise.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (7/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Jeudi, 16 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Dans une salle des ventes

Moi, je ne suis pas concerné.

Tous les deux ?

C’est très différent de nous.

C’est donc si mystérieux.

Quatre fois pas an, juste un aller et retour à Portland, et parfois à la saison froide.

Grave ?

Non. Juste croire en quelque chose.

Mais c’est tout en désordre.

Ne dis rien, ne fais rien, n’écoute rien.

Elle est morte en 88.

Maître et serviteur des ombres, R. Beer-Hofmann

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 13 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Maître et serviteur des ombres, R. Beer-Hofmann, trad. J.-Y. Masson et F. Wesseler, éd. Arfuyen, col. Neige, septembre 2014, 150 pages, 12 €

 

Union

Avant de décrire mon impression touchant ce livre de la belle collection Neige chez Arfuyen, je voudrais dire deux choses un peu contingentes. Tout d’abord souligner le destin de cet auteur, Richard Beer-Hofmann, à qui la célébrité en Europe est difficile, et que la traduction de J.-Y. Masson et de F. Wesseler redonne au public français en même temps qu’elle lui permet de trouver une place dans le paysage littéraire d’aujourd’hui. D’autre part, je me suis beaucoup intéressé à la dédicace de 1941 au poème écrit à New York, au printemps, qui m’a interrogé, d’autant que la traduction de ce livre a été faite à deux voix – ce qui symboliquement est précieux.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (6/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Vendredi, 10 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

II

 

A la télévision

Non, à part.

En tête-à-tête, on ne peut pas.

Je suis comme Heidi.

Tu peux garder son micro ?

Oui, avec ses lunettes ?

C’est pire que ce que j’imaginais.

Douce ivresse. Douce ivresse.