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La Une CED

T’écrire est ce soir

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 29 Août 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

 

 

 

J’ai joué pour toi. Tu m’as répété que

j’avais jeté avec une précision infinie

 

un sac de sable ouvert sur le soleil

et que ce qui avait voltigé dans

 

l’air avait fait quitter le petit garçon

que tu as été du terrain indéfinissable

Entretien avec Éric Dupont, La Fiancée américaine

Ecrit par Laurent Bettoni , le Mercredi, 27 Août 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Éric Dupont enseigne la traduction à l’université McGill de Montréal et est romancier. Son dernier ouvrage en date, La Fiancée américaine, est paru en avril 2014 aux éditions du Toucan. Au Québec, il connaît un très large succès. Il a obtenu le prix des Libraires du Québec et le prix des Collégiens du Québec (en Amérique du Nord, les collégiens sont les étudiants universitaires). Mais ce n’est pas tellement ce qui compte. Non, le plus important est qu’avec plus de 700 pages Éric Dupont nous donne l’impression d’avoir écrit un livre presque trop court tant il se lit vite. Que contient donc cet Olni (objet littéraire non identifié) venu de chez nos maudits cousins et qui mériterait de devenir le best-seller de l’été, en France ?

 

Laurent Bettoni : La presse québécoise a écrit que ce livre, qui est votre quatrième roman, est la somme de vos précédents. Êtes-vous d’accord, et qu’est-ce que cela signifie ?

L’Assise

Ecrit par Clément G. Second , le Mercredi, 27 Août 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Nouvelles

 

 

Sa réputation de femme positive et même entreprenante n’était plus à faire. On vantait son opiniâtreté quotidienne jusqu’à se reposer sur elle par ce lâche alibi auquel se ramènent souvent les louanges, et personne ne s’étonnait d’inférer ou d’apprendre que de nouveau elle se levait bien avant le réveil des autres et se retirait très tard après l’extinction des voix et des menus bruits de l’avant-nuit.

Pourtant, si considérée et même implicitement remerciée qu’elle se sût, sa conscience intime lui rappelait, avec un effet de satisfaction presque amer, que cette reconnaissance resterait à la surface de celle qu’elle n’avait jamais cessé d’être.

L'Homme sans maladie, Arnon Grunberg/Fleur de province, Christian Larrède

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mercredi, 20 Août 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

L’Homme sans maladie, Arnon Grunberg, éd. Héloïse d’Ormesson, août 2014, rentrée littéraire, 256 pages, 18 €

Fleur de province, Christian Larrède, éd. Les Soleils bleus, mai 2011, 124 pages, 14 €

 

Pourquoi évoquer en parallèle ces deux romans parus, l’un en mai 2011 pour Fleur de province, l’autre l’été 2014 pour L’Homme sans maladie ?

Apparemment, rien ne rassemble particulièrement ces deux romans au point de les inscrire ensemble dans l’en-tête d’un article critique sur des impressions de lecture. Et pourtant…

En débutant ma lecture de L’Homme sans maladie de l’auteur néerlandais installé à New York, Arnon Grunberg, mes souvenirs de lectrice m’ont reportée spontanément vers la lecture plus ancienne de cet autre roman lu deux ans auparavant, Fleur de province, roman de l’homme de média avant tout passionné de musique et d’écriture, auteur français, Christian Larrède.

Les écrivains judéo-algériens

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 18 Août 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

En ces jours funestes où les haines et les guerres sacrées très sales sont devenues la culture quotidienne, banale, dans le monde arabo-musulman, et afin de lever tout amalgame politico-culturel, j’évoque la littérature judéo-algérienne d’expression française.

Si l’école judéo-algérienne de musique est considérablement connue, par le large public comme par les spécialistes, la littérature judéo-algérienne, quant à elle, demeure totalement méconnue ou tabou.

Le monde de la culture artistique connaît assez bien les génies de la musique et de la chanson à l’image de cheikh Raymond, Reinette l’Oranaise, Lili Labassi, Blond-Blond, Salim Halali, José de Suza, Lili Boniche, René Perez, Maurice El-Medioni, et j’en passe. Une école judéo-algérienne qui a marqué l’histoire de la musique algérienne jusqu’à nos jours.

De l’autre côté, la société littéraire et les gens du livre algériens ne savent rien ou peu de chose sur les écrivains judéo-algériens, à l’image de :