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La Une CED

52.dimanche (XLVII)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 08 Février 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

le chemin

permettez-moi d’emprunter le chemin au vocabulaire du promeneur, à différents titres

dans un premier temps, à cause de l’idée de quête, de but à atteindre qui sous-tend l’idée du chemin, sa traversée, ses paysages

puis, comme il fait coupure dans le bois ou dans la prairie, ses caractéristiques de séparation, de pont, le rapprochement que j’avais hier à l’esprit, en pensant au sujet qui m’occupe maintenant, me laisse la liberté de voir en ce chemin comme un trait, un trait peint, à l’exemple de ce style dont dissertent les manuels de peinture du 17ème siècle

en effet, cette séparation entre ce qui est la figure et ce qui ne l’est pas, tend à resserrer une forme contre un espace, autour d’une idée, une ligne qui dit parce qu’elle sépare

c’est la même chose avec le chemin, qui n’existe que par le moment haut où il est traversé, dans sa nature de coupure

Le 20ème Maghreb des livres : Entretien avec Georges Morin

Ecrit par Nadia Agsous , le Jeudi, 06 Février 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Les 8 et 9 février 2014, l’association Coup de Soleil fêtera les vingt printemps du Maghreb des livres. A cette occasion, la littérature du Grand Maghreb sera mise à l’honneur et en valeur. Georges Morin, le Président de l’association organisatrice, nous livre son regard quelques jours avant l’événement.

 

Quel bilan faites-vous de cette manifestation littéraire et culturelle vingt ans après sa création ?

 

Le Maghreb des livres a effectivement 20 ans cette année 2014, puisque c’est en octobre 1994 que l’association Coup de soleil (elle-même née en 1985) a créé cette manifestation littéraire sur les conseils de mon ami le grand écrivain Rachid Mimouni. Il lui paraissait important de mettre en valeur, fortement, une fois l’an, l’ensemble des livres parus sur le Maghreb ou écrits par des auteurs du Maghreb.

52.dimanche (XLVI)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 01 Février 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

le divers

dans cette idée, le détail, comme en peinture, qui donne les façons du style

le détail donc, pour faire valoir la conception de l’ensemble, en permettre l’accès

le bris, l’épars, la dissociation entre la chose écrite et la chose pure, le moment bref où le réel banal se jette dans la langue

car écrire, c’est lutter pour avancer, pour éclaircir un chemin, pour rendre visible, qui sait, cette brume légère de la rue et son énigme automnale

le réel est en partie là, dans le brouillard, là, dans la cheminée noire du toit qui jouxte, ou encore là, autour de cette petite chose qui vibrionne dans l’huis de la chambre, cette impression de réel, l’effet de réel qui se tient dans la tension temporelle, qui se dilate, et que l’écriture pousse à rechercher

Lega Société secrète au Congo - Musée du Quai Branly

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mardi, 28 Janvier 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Documents

 

 

Secrets d’ivoire (13/11/13-26/01/14)

 

« Hélas, il suffit d’une petite fourmi rouge dans la trompe de l’éléphant pour incommoder à en mourir le plus gros gibier de la terre ».

« Les filles peules, blanches comme des mulâtresses, les filles mossis et bambaras, noires comme de l’ébène sahélienne, étaient si élancées et d’une telle grâce qu’en les voyant au marché on se serait cru à une foire organisée pour un concours de beauté » (Hampaté Bâ, L’étrange destin de Wangrin).

Entretien avec Louise Thunin

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 25 Janvier 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Matthieu Gosztola : Vous venez de faire paraître Cœurs et blessures aux éditions L’Harmattan (82 p, 11,50 €).

Ce livre est né d’un drame. Pouvez-vous revenir sur ce « fait » qui a marqué les journaux, les consciences, et face auquel vous avez été amenée à porter un regard différent, profondément humain ?

 

Louise Thunin : En 2009, une petite fille martyrisée par ses parents est morte. Son corps est retrouvé dans une jardinière, enterrée sous une dalle de béton. Les auteurs, le père et la mère de la fillette, ont dû répondre de leurs actes devant la Justice en 2012. Des drames étrangement similaires ont suivi au cours de 2012-2013, comme la répétition douloureuse d’une histoire déjà entendue, comme une leçon non encore apprise et dont l’intitulé semble devoir s’étaler en majuscules dans les pages de nos quotidiens comme dans les cieux de notre conscience collective.