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Ecriture

Rohmer en poèmes (1) - Charlotte et son steak

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mercredi, 04 Février 2015. , dans Ecriture, La Une CED, Côté écrans

 

 

Vous savez que je n’aime pas les comparaisons…

 

L’affairement calme

La précision des gestes domestiques

 

Je voudrais être mort pour que vous pensiez à moi.

J’y penserais encore moins !

 

L’absence

A l’intérieur de soi

Le Jardin de derrière (9) - Où il est question de travaux et de grille-pain

Ecrit par Ivanne Rialland , le Jeudi, 29 Janvier 2015. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Le lendemain, en milieu de matinée, Georges et Pierre se rendirent au Bricorama de la ZAC. Louise avait préféré rester, de crainte de porter quoi que ce soit, et aussi à l’idée du temps à passer au rayon « Matériaux d’isolation » ou autres du même genre. Elle avait fait promettre à son père de lui envoyer une photo de la couleur choisie pour sa chambre sur son téléphone portable et d’attendre son feu vert. Pierre avait été chargé du choix du grille-pain.

Pierre, à l’apparition des premiers entrepôts, des premiers parkings en bordure de champs, se récria sur la laideur de ce paysage dont Georges commençait à aimer la banale absurdité. En guettant les panneaux aux ronds-points, il saisissait du coin de l’œil ces bleus francs, ces rouges et ces jaunes pétants qui se détachaient sur le bleu un peu pâle du ciel tandis que son fils réclamait une pizza pour le déjeuner, en arguant que chez Pizza Hutt, en ce moment c’était deux pour le prix d’une.

Jusqu’à son vol d’oiseau b

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 27 Janvier 2015. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

C’est un opéra (Lulu de Berg)*

Et pourtant le silence

À la fin de l’acte I

 

Et pourtant s’affirme

Dans l’absolu perturbé

Du silence

La douce et inquiète et débordée

Nudité du geste

Le Jardin de derrière (8) - Où les enfants arrivent à la maison

Ecrit par Ivanne Rialland , le Samedi, 24 Janvier 2015. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

À 10 heures, Georges prit la voiture pour aller chercher Pierre et Louise à la gare. Ils passaient tous deux par ce qu’avec leur mère Georges appelait une crise d’adolescence raisonnable. Louise, à 13 ans, ne se séparait pas depuis le mois d’avril de ses lunettes de soleil à gros verres de mouche qui, posées sur sa tête, retenaient en arrière ses cheveux châtains égayés d’une mèche bleue. Elle portait ce jour-là un débardeur gris laissant apparaître les bretelles de son soutien-gorge fluo. Son slim bleu foncé accentuait la rondeur de ses cuisses dont son frère adorait se moquer. Elle arborait des converses beiges signées au marqueur par ses copines, qui lui faisaient les pieds légèrement en canard. On l’entendait venir de loin grâce à la quincaillerie qu’elle portait au cou et aux poignets. Son frère, la mèche longue, devant l’œil, affectait le style rocker, tee-shirt déchiré, troué çà et là de façon suspecte, décoré à la bombe d’un grand A, jean usé flottant aux hanches, heureusement retenu par une ceinture de cuir. Il portait au doigt une grosse bague en argent terni, et aux pieds des converses noires flambant neuves qui accentuaient l’allongement démesuré de ses pieds.

Exercice de littérodicée

Ecrit par Sylvain Gau-Gervais , le Jeudi, 22 Janvier 2015. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

Littérodicée,

aporie surannée

qui a de l’avenir (dans le retournement :

Parousie des Vermillons Martyrs Flambloyants ?) :

toujours triompheront, multifides, les porcs…

las ! leur ordure est pour la plupart inodore !

– qui mènent en troupeau à la glandée leurs gens –

dont le Brelan cré de Terribles Blattes sort

du Cré Bide.