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Ecriture

Ah ! Ça ira !

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 05 Juin 2015. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

 

 

Ce soir les éclopés, les ploucs, les prolétaires,

La lie, les va-nu-pieds, la boue, les culs-terreux,

Les gueux, les affamés, les flous, les ténébreux,

Désertent les clapiers, les égouts, les tanières.

 

Au glas turbulent des beffrois

Les rebuts jouent les rabat-joie

Dans les tours trépidant d’effroi

Le bourdon bat chez les bourgeois

Rohmer en poèmes (13) L’Homme et la Machine

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 04 Juin 2015. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Il parle. Il parle sans cesse.

Il dit :

 

Une des caractéristiques

de ce matériel est qu’il

permet de faire à la pièce

des articles de mesure tout

à fait spéciale. Chose qu’il

est absolument impossible

de faire sur un matériel plus

moderne et entièrement mé

canisé.

Artaud ou « la machine de l’être à regarder de traviole » Quel fut / quel est le style d’Antonin Artaud ?

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mercredi, 03 Juin 2015. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Son style n’est pas :

– Tric Trac du Ciel, recueil de poèmes édité en mai 1923 c/o Kahnweiler éditeur.

Ce « petit livre de vers en effet ne me représente en aucune façon », écrit Artaud en 1946.

Ne le représente pas effectivement parce que ces vers « ont un petit air désuet d’une littérature à la (…), farces d’un style qui n’en est pas un » – un style « comme celui d’un dandy qui ferait glacer ses manchettes, n’ayant plus pour col de chemise que le tronc d’un guillotiné ».

Autrement dit le style d’un écrivain (écri-vain ?) qui de façon imagée n’aurait plus sa tête – puisque « guillotiné », non pas « décapité » mais « guillotiné » c’est-à-dire dont on a coupé la tête / la liberté d’esprit – au sens figuré un écri-vain qui n’aurait plus la pleine possession de son esprit.

Le Jardin de derrière (24 & FIN) Où il n’y a pas de fumée sans feu

Ecrit par Ivanne Rialland , le Lundi, 01 Juin 2015. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Georges et Hélène étaient accoudés sur le balcon, regardant le ciel de juillet se foncer insensiblement, laissant apparaître les premières étoiles. Un peu plus d’un an s’était écoulé. Hélène s’était installée à l’automne dans la maison et passait deux ou trois jours par semaine à Paris. Louise et Pierre allaient au collège-lycée d’Avallon. Pierre ne voyait plus Tristan ni aucun membre de son groupe. Il en avait fondé un autre, avec qui il répétait ce soir-là dans une grange d’un village voisin. Louise fréquentait toujours les deux enfants du jardinier, avec qui elle était en ce moment même dans la grange, à regarder des DVD des Experts. Avec Camille Martineau, elle avait trouvé un job d’été à la pépinière qui avait enfin ouvert ses portes dans la ZAC. Elles y espionnaient Julien, qui rempotait des géraniums en rêvant à sa future moto tandis que la petite Jeanne distribuait en douce dans les rayons des tracts anti-avortement.

Georges et Hélène respiraient tranquillement l’air tiède du crépuscule. En tendant bien l’oreille, on aurait peut-être entendu le ronronnement de la turbine enterrée sous le pré, et peut-être encore le gloussement d’une poule en train de rêver, dans le poulailler tout neuf que Georges avait installé au printemps.

Rohmer en poèmes (12) Une étudiante d’aujourd’hui

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 28 Mai 2015. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

 

 

 

La voix d’Antoine Vitez.

Dans l’ancien folklore

du quartier latin,

l’étudiante

était cette jeune fille

émancipée

plus ou moins en rupture