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Les Chroniques

Le crétin tel qu'on le parle, Pierre Chalmin

Ecrit par Michel Host , le Vendredi, 23 Août 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

Le crétin tel qu’on le parle ou le jargon des élites, Pierre Chalmin, Lexique, Les éditions de Paris, Max Chaleil, Collection Actuels, mai 2013, 77 pages, 9 €

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? »

Michel Host

 

C’est bon pour la santé

La tentation du lexique, du vocabulaire, voire du dictionnaire – tentation de l’écrire… de le lire… – est irrésistible. On le sait, on s’y instruira, on s’y distraira, on s’y scandalisera. À preuve, j’en lis régulièrement et j’en ai même commis un récemment, ensemble de définition des mots que nous employons souvent ou très rarement, et cela dans le simple but de survivre à la logorrhée universelle, aux barbarismes, aux approximations, aux néologismes intempestifs et autres inexactitudes dont nos contemporains, qui savent de moins en moins leur langue, nous emplissent les oreilles au point de nous les casser.

Ekphrasis 7. La Radieuse Cité

Ecrit par Marie du Crest , le Jeudi, 22 Août 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

La radieuse cité

Lors de la première exposition au Mamo à Marseille en 2013

 

La ville est une ville antique, les Grecs d’un lointain comptoir y abordèrent par la mer commune dans le décor minéral des collines blanches. Les marins-commerçants y rêvèrent, des siècles durant, de navires chargés de précieuses marchandises, y rêvèrent d’autres voyages, et d’amours légendaires.

Les hommes ont continué à construire, à gagner l’intérieur des terres et à démolir, à bâtir à nouveau et à imaginer de nouvelles vies. Elle prit plusieurs fois nom : Phocée, Massalia, Marseille.

Raymond Chandler, Los Angeles

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 16 Juillet 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques Ecritures Dossiers, Chroniques régulières, La Une CED

Si vous passez un jour par Santa Monica sur le chemin de L.A. International, vous vous retrouverez sûrement à regarder l'endroit en vous demandant pourquoi, alors que vous n'êtes jamais venu là auparavant, il vous semble si familier. Et puis vous comprendrez : c'est là que Philip Marlowe prend son bateau-taxi dans "Farewell, My Lovely" (Adieu ma jolie). Votre sensation de « déjà vu » vient du fait que vous avez vraiment déjà vu ce lieu, à travers le regard de Raymond Chandler.

Aucun écrivain n'a évoqué autant la Californie urbaine du Sud que Raymond Chandler. Ce qui est paradoxal, parce que Chandler, en même temps qu'il créait un lieu durable de mythe et de nostalgie, haïssait L.A. On peut légitimement se demander comment un homme qui disait hautement son désamour de cette ville a pu avec génie, s'identifier à elle au point de contribuer largement à sa légende. A leur légende à tous deux, car si L.A. a « fait » Chandler, Chandler a une belle part dans l'image mythique de L.A. Pas seulement par les déambulations désabusées de Philip Marlowe dans ses rues, mais aussi par les myriades d'« héritiers » de Marlowe, plus ou moins déguisés mais toujours reconnaissables. Dans cette ville qui se renouvelle constamment, sans jamais changer vraiment, Chandler a créé un genre étonnamment adaptable qui continue d'évoluer.

La mère Michel a lu (16) - Robert Walser, Lettres de 1897 à 1949

Ecrit par Michel Host , le Lundi, 08 Juillet 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

La Mère Michel n’a jamais perdu son chat. Elle le tient attaché, ne le lâche pas de l’œil. Le félin est un livre, il n’a pas d’âge. D’hier, d’aujourd’hui, de toujours, il miaule derrière la porte.

 

Robert Walser, Lettres de 1897 à 1949

Choix et présentation par Marion Graf et Peter Utz. Précédé de « Robert Walser et sa fringale épistolaire » de Peter Utz, Éditions Zoé, 11 rue des Moraines, CH-1227, Carouge-Genève, 2012, Couverture Silvia Francia, 465 pp. (prix non indiqué / cf. www.editionszoe.ch)

 

Le poète en personne

 

« Écrire des lettres au monde entier. Au monde entier ! »

Robert Walser, à Flora Ackeret.

Ekphrasis 5 - Collection of poems

Ecrit par Marie du Crest , le Samedi, 06 Juillet 2013. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

En lisant Petites fadaises à la fenêtre, Hervé Bougel, 2004, La Chambre d’échos

 

Le 21 juin 2013, je reçois dans la caisse en bois qui me sert de boîte aux lettres une grande enveloppe au dos cartonné, dans laquelle se trouve une enveloppe plus petite en papier kraft sans aucune annotation. Un petit livre blanc, mince.

Petites fadaises à la fenêtre

Keepsake sans gravures, journal poétique. Un recueil pour se recueillir en silence, tout dedans.

Fadaises : « Cet auteur a rempli son livre de mille fadaises » Furetière.

Il avait dans son carnet préparatoire écrit « observations ». Biffure noire. Fadaises des vies quotidiennes. Joli mot méchant et modeste.