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Les Chroniques

Le Canal de Suez, 4000 ans d’histoire, par Nadia Agsous

Ecrit par Nadia Agsous , le Jeudi, 12 Juillet 2018. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Jusqu’au 9 août, l’Institut du monde arabe propose une exposition-rétrospective de l’histoire du canal de Suez – qanat as-suwès. Plans, maquettes d’époque, vidéos, extraits de films, photographies, gravures, dessins de presse, reproductions de peintures, sculptures, cartes géographiques, extraits de journaux de l’époque, maquettes de bateaux, modèles réduits des machines et objets divers, reconstituent les moments-clés de cette voie de communication stratégique.

A l’entrée de l’exposition, un rideau en velours rouge. Un prélude au spectacle. Levée du rideau. Un air de fête et de réjouissances trotte dans l’air. Des sons de trompettes de Aïda, opéra créé par Giuseppe Verdi à la demande du khédive égyptien, Ismaïl Pacha (1830-1895), donne à l’événement célébré une dimension solennelle. Des écrans animés reconstituent ce moment historique grandiose. Le 17 novembre 1869. Port Saïd. L’Egypte inaugure le canal de Suez, symbole de son renouveau. Trois tribunes accueillent des invités prestigieux venus assister à cet événement qui hisse l’Egypte au rang de nation moderne. Cet événement faste est raconté par Frédéric Mitterrand. Sa voix vibre d’émotion. Elle nimbe l’espace et donne à l’événement une dimension réaliste, comme si les visiteurs assistaient à l’inauguration. Cette section est l’un des temps forts de l’exposition.

Les Moments forts (13) : Brad Mehldau à la Philharmonie, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 12 Juillet 2018. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

 

Donnant corps, à la Philharmonie, avec Three pieces after Bach, à un projet créé au Carnegie Hall (New York) en 2015, Brad Mehldau nous permet de saisir ce qu’est le passé, ce qu’est l’enfance.

En faisant en sorte que s’enlacent – dans le temps long, dilaté, de notre présent – des phrases musicales tombées de lui, à l’issue de sa lecture éblouie de Bach, et des pièces empruntées au Clavier bien tempéré : prélude n°3 en do dièse majeur (BWV 848) ; prélude n°1 en do majeur (BWV 870) ; fugue n°16 en sol mineur (BWV 885) ; prélude n°6 en ré mineur (BWV 851) ; prélude n°7 en mi bémol majeur (BWV 852) ; prélude et fugue n°20 en la mineur (BWV 865).

Le hadj ou la rente divine !, par Amin Zaoui

Ecrit par Amin Zaoui , le Mardi, 10 Juillet 2018. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Tout ce qui s’achète se vend. Dans la terre d’islam tout est à vendre. Tout est à acheter. On vend Dieu. On vend la religion. On vend une place au paradis. On vend du pétrole. On vend des dattes. On vend les migrants. On vend des tomates. On vend les pays. On vend les versets. On vend les Lieux saints. On vend des hassanat. On vend l’ombre sur les plages. On vend le sable des plages. On vend le vent. On vend tout parce qu’il y a un acheteur pour tout.

Au fur et à mesure que la guerre dans la région du Moyen-Orient réclame plus d’argent, et afin de payer les factures des usines d’armes américaines, l’Arabie Saoudite trouve en el hadj, le pèlerinage, un moyen de recouvrement opportun. La rente divine !

Au fur et à mesure que le projet saoudien titanesque futuriste appelé Neom sort des sables, un projet du rêve où les taxis volants remplacent les tapis volants, réclamant plus de ressources d’argent, l’Arabie Saoudite augmente dans les taxes des hadjis.

À Jérôme Ferrari (3), par Marie-Pierre Fiorentino

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Vendredi, 06 Juillet 2018. , dans Les Chroniques, Ecrits suivis, La Une CED

 

« Ce qui protège la philosophie,

c’est son masque élitiste et conceptuel »

Variétés de la mort

 

En mars est paru un essai collectif qui vous est consacré : Chute, rupture et philosophie. Les romans de Jérôme Ferrari.

Emmanuelle Caminade, sur ce site, a rendu compte de façon claire et complète de cet ouvrage que je n’ai, pour ma part, pas lu, non plus que Où j’ai laissé mon âme.

« Quoi ? Et elle se prétend admiratrice de Jérôme Ferrari ! »

Jean-Jacques Lebel : De la Transgression de l’Art à l’Art de la Subversion, par Mustapha Saha

Ecrit par Mustapha Saha , le Vendredi, 06 Juillet 2018. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

A quatre-vingt-deux ans, œil bleu nimbé de la malice d’éternel potache, le dernier surréaliste demeure un agitateur culturel sans pareil, présent sur tous les fronts artistiques, infatigable porte-drapeau de la Beat Generation, mouvement littéraire assoiffé de libertés dans une Amérique imbue de ses victoires, fière de ses déboires, toujours discriminatoire et puritaine. Dans cette société de surabondance matérielle, dévorée par la cupidité et la stupidité de l’avoir, où l’être n’existe que par son paraître, la Beat Generation replace le vivant au centre de l’univers, prêche le pacifisme en plein militarisme, prône le mépris des besoins superficiels, proclame la libération des désirs essentiels, prêche le chamanisme régénérateur, le bouddhisme purificateur, la créativité permanente, le salut par l’art et la littérature.

 

Nostalgie 68