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Les Dossiers

Entretien avec Karim Younès (La tragédie des Morisques. Ou la nouvelle géographie du monde)

Ecrit par Nadia Agsous , le Mercredi, 11 Novembre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Les éditions Casbah (Algérie) publient un livre d’histoire qui nous immerge dans le passé afin d’éclairer le présent et pouvoir ainsi appréhender le futur. Rencontre avec l’auteur, Karim Younès !

 

Votre ouvrage traite de la conquête musulmane de la Péninsule ibérique menée par Tariq Ibn Ziyad au début de l’année 711. Quelle est l’idée centrale de ce livre ?

 

L’histoire a été écrite par les vainqueurs avant que la narration objective ne retrouve sa place dans les universités. Nous n’échappons pas à la règle. Notre riche passé est délibérément occulté et les leçons que nous pourrions en tirer ne nous apparaissent pas clairement malgré les progrès de la recherche historique.

Cioran, le funambule de l’abîme

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Mardi, 10 Novembre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Biographèmes

Emil Cioran naît en 1911 dans un petit village de Roumanie, Rasinari. Son père est un pope lettré, sa mère est une athée à tendance mélancolique.

A 11 ans, son père le place dans une pension à Sibiu pour ses études.

En 1928, il rejoint Bucarest où il suit des études de philosophie. Trois ans plus tard, il obtient sa licence de philosophie.

En 1933, boursier, il part étudier en Allemagne où il assiste à la montée de l’hitlérisme.

En 1934 paraît son premier livre Sur les cimes du désespoir.

En 1936, il enseigne pendant un an la philosophie, son unique expérience salariale.

En 1937, il s’exile en France où il poursuit sa carrière d’écrivain.

En 1942, il rencontre Simone Boué qui deviendra sa compagne.

Atteint, dès 1991, de la maladie d’Alzheimer, il meurt en 1995 à Paris.

La Forêt d’Apollinaire, Christian Libens / Les Forêts de Ravel, Michel Bernard

Ecrit par Michel Host , le Jeudi, 15 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Une lecture est une aventure personnelle, sinon « à quoi bon ? »

Michel Host

 

Dans Les Hautes Fagnes

en 1899

« Marche le gars ! Marche en gaîté,

Ce calme jour d’un calme été,

Où, sauf la source, tout se tait ».

Guillaume Apollinaire

Rencontre avec Boualem Sansal, « 2084. La fin du monde »

Ecrit par Nadia Agsous , le Jeudi, 08 Octobre 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Après Le Village de l’Allemand et Rue Darwin, Boualem Sansal, écrivain algérien, revient sur la scène littéraire avec un septième roman intitulé 2084. Cette fiction qui prend la forme d’une dystopie met en scène un empire totalitaire, l’Abistan, le « pays des croyants où Yölah, Dieu, a élu et délégué Abi pour l’assister dans la colossale tâche de gouverner le peuple des croyants ». Récemment, les éditions Gallimard ont publié dans leur collection Quarto une série de six romans publiés entre 1999 et 2011. 2084 figure sur la liste de plusieurs Prix : Goncourt, Renaudot et Médicis.

 

Dans votre roman, vous projetez vos lecteurs dans un univers qui a sombré dans le totalitarisme religieux. Vous décrivez l’Abistan comme un empire absolument terrifiant. Qu’est-ce que l’Abistan ?

Quelques questions à Marc Pautrel

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 16 Septembre 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

La Cause Littéraire : Marc Pautrel vous semblez aimer les petits livres, comme vos deux précédents romans, « Polaire » et « Orpheline », votre dernier opus « Ozu » est un court roman, bref et vif, dans tous ces cas c’est un choix littéraire ?

 

Marc Pautrel : La brièveté, c’est plus un état de fait qu’un choix. J’aimerais écrire des romans plus longs, mais il semble que le format court soit ma meilleure forme d’expression. Pendant l’écriture, quand je relis mon premier jet du texte, à chaque fois je coupe tous les passages moins intenses, les moments où rien n’arrive, tout ce qui obscurcit la compréhension et disperse le lecteur. Je resserre toujours, je cherche à procurer des émotions intenses et donc il faut que je sois précis, efficace, que j’aille à l’essentiel, mais évidemment, à force de couper des passages, à la fin il ne reste plus que 80 pages de texte.