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Entretiens

Rencontre avec Pascal Arnaud, inventeur de Quidam éditeur, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 22 Février 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

La Cause Littéraire : L’année 2017 s’annonce sous de beaux auspices, vous publiez en ce début d’année « Elise et Lise » le tout nouveau roman de Philippe Annocque (« Pas Liev » publié en 2015 a fait l’unanimité des critiques et notamment des nôtres), mais aussi « La Disparition de la chasse » de Christophe Levaux, ou encore « Le Chronométreur » du Suédois Pär Thörn, et vous annoncez également un nouveau roman de Gabriel Josipovici et de Karsten Dümmel. Des fidélités à des auteurs mais aussi des premiers romans. Ces choix, cette « politique éditoriale » sont-ils un principe que vous défendez depuis le début ? Ou bien est-ce le métier que vous pratiquez depuis plus de dix ans qui a dicté et dicte ces publications, le savoir et la saveur du métier d’éditeur ?

 

Pascal Arnaud : S’il y a un principe depuis le début, c’est d’avoir une politique d’auteurs, donc d’être fidèle à un travail spécifique qui, dès le départ, n’est pas donné comme tel. La fidélité c’est une vertu pas toujours évidente eu égard aux impératifs de l’économie de marché, mais elle est globalement là : des auteurs, pas des livres.

Rencontre avec le dessinateur, illustrateur, photographe, Jean-Claude Claeys, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 01 Février 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Dans les années 80, c’est son imaginaire, sa plume et son crayon qui « illustraient » les couvertures des romans policiers, que publiaient les Nouvelles Editions Oswald. Une collection consacrée pour majorité aux auteurs de langue anglaise, beaucoup d’américains, quelques anglais : Helen McCloy, John Dickson Carr, Robert Bloch, Jack Vance ou encore Howard Fast et John Evans, on y trouvait également des romans noirs de Frédéric Fajardie et de Léo Mallet. On reconnaît immédiatement le style de Jean-Claude Claeys, son dessin en noir et blanc, ses visages, ses corps d’héroïnes, d’hommes déformés par la peur. Le trait est net, vif coupant comme une lame de couteau, un dessin pour une situation, très théâtralisée, une situation pour raconter un roman. En parallèle, Jean-Claude Claeys signe quelques livres scénarisés et dessinés, dont Magnum Song, Lame Damnée (avec Nolane) et La Meilleure façon de tuer son prochain (qui reprend ses fameuses couvertures), un style fait de noirs et de gris, un art de la mise en « scène » de la page, beauté du trait, richesse des combinaisons de gris, de noirs et de blancs, Jean-Claude Claeys manie à dessein les armes du dessin. Son univers doit beaucoup aux films noirs de la Warner ou de la RKO, taxis dans la nuit, rues sombres, clubs de jazz enfumés, femmes fatales, armes de poing, cris et déchirements, musiciens solitaires, c’est toujours Autour de Minuit que tout se joue.

Entretien avec Jean-Luc Romero, conseiller régional d’Ile-de-France

Ecrit par Michel Tagne Foko , le Vendredi, 13 Janvier 2017. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Nous recevons aujourd’hui Jean-Luc Romero, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : SurVivant ! Mes 30 ans avec le sida (Ed. Michalon) Une œuvre documentée, mêlée un peu par la genèse du virus du sida et l’histoire vraie de l’auteur. Une si belle leçon de courage !

Pour revenir à l’auteur, il est le seul homme politique de la République française à avoir révélé sa séropositivité. Maire adjoint du XIIe arrondissement de Paris, chargé du Tourisme et de la Culture. Conseiller régional d’Ile-de-France. Investi par Anne Hidalgo, maire de Paris, d’une mission spéciale sur le tourisme LGBT et la nuit à Paris. Etc.

 

Michel Tagne Foko : À un moment, dans votre livre, vous parlez du 3e congrès d’Africités, qui se déroulait au palais des congrès à Yaoundé au Cameroun, et qui rassemblait de nombreux élus, chefs d’État, ministres, etc., où vous deviez intervenir, militer un petit peu. Comment expliquez-vous le manque d’intérêt pour ce genre de débat ?

Rencontre avec l’écrivain éditeur Arnaud Le Vac, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 09 Novembre 2016. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

Arnaud Le Vac croit aux affinités électives, il sème à tout va, une manière de vivre poétiquement, autrement dit des lettres d’écrivains, des poèmes, des photos, des reproductions de toiles et de dessins : – Prenez, et jetez au vent. Arnaud Le Vac met en musique Le sac du semeur, une revue numérique et imprimée, que l’on découvre parfois sur la table d’un café parisien, et que chaque lecteur peut imprimer pour l’offrir au vent, pour dit-il réinventer dans la continuité de la vie et du langage notre rapport entre la poésie et la vie.

La Cause Littéraire : Commençons par le début, si vous le voulez bien, pourquoi ce désir d’une nouvelle revue ? Vous faites d’ailleurs référence à celles qui ont marqué le « paysage » poétique français, Dada et la Révolution Surréaliste, nous pourrions y ajouter Tel quel, l’Infini, Ligne de Risque, Sprezzatura, Les Cahiers de Tinbad, vous vous sentez une certaine parenté avec ces dernières ?

Une fille et un flingue, Entretien avec Ollivier Pourriol, par Sophie Galabru

Ecrit par Sophie Galabru , le Jeudi, 20 Octobre 2016. , dans Entretiens, Les Dossiers, La Une CED

 

Ollivier Pourriol est philosophe et écrivain. Dès 2001 on le découvre comme romancier avec Mephisto valse, suivi de deux autres romans – Le Peintre au couteau en 2005, Polaroïde en 2006 – et en 2013 par une comédie sur l’univers de Canal+ intitulée On/Off. En août 2016, il publie son dernier livre, Une fille et un flingue, aux Editions Stock. On y découvre l’histoire des jeunes frères Koulechov, étudiants en cinéma, un peu voyous, un peu rêveurs, désireux de devenir eux aussi des noms du cinéma français. Pour y arriver, ils vont concevoir leur film comme on organise un hold-up, avec la complicité involontaire de Catherine D.

 

Sophie Galabru : Une fille et un flingue, ou Catherine Deneuve et un braquage, c’est ce qui suffit aux frères Koulechov pour concrétiser leur film. Est-ce l’histoire d’un amour pour le cinéma français ou d’une imposture ? Que veulent-ils au fond ? réaliser un film ou devenir célèbres ?