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La Styx Croisières Cie Mars 2020 (par Michel Host)

Ecrit par Michel Host le 21.04.20 dans Chroniques régulières, La Une CED, Les Chroniques

La Styx Croisières Cie Mars 2020 (par Michel Host)

Ère Vincent Lambert, An II

Humain, citoyen le plus vulnérable, la République française, la médecine, la banque et la magistrature réunies, t’ayant baptisé Légume, te tueront.

 

« L’ambition, souvent, fait accepter les fonctions les plus basses ; c’est ainsi qu’on grimpe dans la posture où l’en rampe »

Jonathan Swift, Pensées sur divers sujets moraux et divertissants. Généalogie du fanatisme.

 

Lµ-1. On ne peut interdire à un homme de penser. Du moins, à celui qui en a pris la décision, car ne pas penser est le fait d’immenses majorités. C’est la pente de la facilité, notamment en nos temps du confort domestique, de la contemplation des écrans et de la religion du sport. On somnole sans remords devant une messe dominicale, un reportage sur les Tuamotu, un match de football.

Sur l’ambition, on a beaucoup écrit. Elle entraîne le meilleur comme le pire. Ici, je ne suis pas tout à fait d’accord avec J. Swift. En effet, on constate dans la France contemporaine − il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles −, que beaucoup de nos concitoyens acceptent de ramper pour accéder aux fonctions les plus hautes, aux métiers prestigieux. C’est d’ordinaire qu’ils en espèrent des profits personnels sonnants et trébuchants plutôt que la gloire d’avoir soutenu le vote d’une loi bénéficiant à leurs compatriotes, une réforme qui leur apporte joie et sécurité, une innovation qui leur permette de croire à l’équité et à la fraternité.

En témoigne notre Assemblée nationale dont l’absolue majorité macronienne mise dans l’impossibilité de débattre, contrainte d’accepter les dictats de l’exécutif (le 49.3), ne proteste que timidement devant la suppression de ses prérogatives (le débat, le vote).  Ce sont tous ceux qui, issus du parti socialiste et de quelques partis de droite, sont entrés en Macronie comme on entre sous les tentes d’une Soupe popu-caviar… où leur sont servis la bisque de homard et le foie gras des Landes. Ils n’ignorent pas que, contre leurs convictions d’antan, contre leur morale progressiste, ils contribuent au projet macronien fondamental : appauvrir les moins riches, enrichir les plus riches, faire de ce pays l’esclave des États-Unis, le déambulateur de l’Europe.

Ministres, députés, préfets et prébendés récents (à l’exception de quelques dissidents et démissionnaires revenus à la conscience des choses) restent collés à leur siège, autour de la table du festin républicain, redistribuant la bonne parole gouvernementale, ses éléments de langage, ou simplement en tant que « collaborateurs » attentistes, muets, comme en d’autres temps. Les deux futures élections (municipales, législatives) devraient nettoyer notre ciel crasseux.

µ-2. Les faits, et commentaires

§- Un homme jeune, cinéaste de son état, probablement alcoolisé et dans les fumées de la marijuana − ce ne sont pas là circonstances atténuantes −, découvre dans son lit une très jeune fille de treize ans. Que fait-il ? Il la saisit, il la caresse, la pénètre et la viole. C’était en 1977, aux États-Unis. Il s’appelle Roman Polanski. Il est jugé et condamné à une peine que beaucoup considèrent comme insuffisante. Le même juge veut le rejuger. Le jeune cinéaste prend alors la fuite pour l’Europe, vers des pays qui ne le remettront pas aux mains de la justice américaine. Nous sommes en 2020, le temps a passé. Le jeune homme est devenu vieil homme. Il a derrière lui la réalisation de plusieurs films qui sont à la fois de grandes réussites et des œuvres de valeur. Apprenant qu’il est Invité à la soirée de remise des « Césars », des femmes nombreuses se dressent contre sa présence à cette cérémonie. Et aussi contre le fait que son film, dont le sujet est « l’Affaire Dreyfus » − J’accuse − puisse concourir. On les comprend encore, mais un peu moins. Cependant, l’hostilité de ces féministes purificatrices prend promptement l’allure d’une chasse en meute. R. Polanski décide de n’être pas de la réunion. Les flèches, ridicules ou empoisonnées, pleuvent maintenant sur lui. La présentatrice des « Césars » l’appelle « Atchoum », du nom d’un nain du conte de Blanche-Neige. En effet, Polanski est de petite taille. Certaines victimes de violeurs quittent la salle en protestant. Elles aussi furent violées dans ce milieu du cinéma et les affaires Weinstein, Epstein, Dominique Strauss-Kahn sont toutes récentes. On les comprend encore. Mais des dames (du groupe des « Terriennes ») se revêtant soudain de l’uniforme des nazis, ont lancé sur les réseaux dits sociaux : « Celui qui doit être gazé, c’est Polanski ». J’ose à peine croire qu’une telle insanité ait pu être prononcée. Or le cinéaste est lui-même un rescapé des camps d’extermination.

Ce qui n’a pas quitté ma mémoire, et que ces dames oublient volontiers, c’est surtout qu’une gamine de treize ans ne se glisse pas de sa propre initiative dans le lit d’un homme jeune, connu pour son existence et sa moralité chaotiques. On y jeta, on y conduisit sans doute la jeune fille, non sans lui avoir farci la tête de recommandations de savoir-y-faire en vue de quelque projet de carrière. Ces dames oublient encore que Samantha Geimer, une fois adulte, a pardonné clairement à son violeur, ne voulant plus être considérée comme une victime, et que depuis lors elle soutient Roman Polanski. Ces dames oublient enfin qu’il ne peut y avoir qu’une personne adulte, sans morale elle aussi, pour, en 1977, ourdir une telle machination. Selon toute vraisemblance, cette bonne conseillère ne peut être qu’une femme et, qui sait, une mère (?), dépourvue elle aussi de toute morale personnelle.

Seule, lors de la cérémonie, Mme Fanny Ardant, marchant contre la meute hurlante, a sauvé son honneur et la raison.

Roman Polanski, certes, n’est excusé de rien dans ce déroulement plus que probable des faits qui eurent lieu dans le années 1970, mais il fut lui-même piégé, et c’est peut-être ce qui explique la relative légèreté de sa peine lors de son jugement initial.

Sans que j’ignore la violence masculine, mon féminisme fondamental, visible et audible dans la plupart des livres que j’ai écrits, n’est pas ébranlé, mais s’il prend l’allure d’une chasse à l’homme systématique, s’il empuantit chaque jour davantage l’atmosphère et les relations difficiles entre hommes et femmes, s’il s’anéantit dans la haine aveugle, la « barbarie » selon A. Finkielkraut, s’il rejoint le troupeau stupide des Jivaro-progressistes, j’ignore dans quelles eaux je pourrai le faire naviguer.

§- Prolongement de l’Idée, ou les grandes Ignorantes. Ces dames du féminisme tous azimuts et de l’antiracisme – à l’exception de la haine des hommes blancs chargés de tous les péchés –, prêtes à mordre à chaque instant, le cerveau bouillonnant de leurs colères surchauffées (j’en comprends fort bien certaines) s’en sont pris à des représentations théâtrales, celles des Suppliantes d’Eschyle, en raison des masques que portent dans cette œuvre les comédiens. Elles ont vu dans ces masques des visages caricaturés d’hommes noirs ! Or, ayant vu les photos des comédiens costumés, j’ai pu constater la blancheur extrême de la peinture de la peau et le noir aussi extrême du contour des lèvres épaissies, des yeux, des sourcils… J’ai malheureusement égaré ces photographes. Il ne s’agit pas du tout de caricatures aux traits négroïdes, mais simplement des masques de la tragicomédie grecque (prosôpon) et latine (persona) sous lesquels des hommes pouvaient, entre autres, jouer des rôles féminins. Regrettons l’inculture crasse de ces militantes, leurs ignorances de l’élémentaire. Qu’ont-elles bien voulu apprendre à l’école, et hors de l’école ? Sans doute ont-elles été privées de ces bases gréco-latines que furent les Humanités. En ayant été aussi privé qu’elles, je sais que l’on peut, avec quelques efforts, combler des manques, remonter le temps, ou même prendre conseil dans son entourage.

§- Une vague, une presque épidémie, bientôt une pandémie, nous vient de la Chine, puis de la Corée du Sud et enfin de l’Italie où les personnes contaminées et celles qui meurent (de vieilles personnes aux défenses naturelles affaiblies pour la plupart) sont les plus nombreuses. Les médias oublient de nous dire que l’Italie emploie un nombre considérable de travailleurs chinois dans des ateliers de confection de vêtements. Certains sont allés en Chine à l’occasion du Nouvel An, puis sont rentrés en Italie. Le virus, appelé Corona virus, a gagné peu à peu l’Europe, la France… Il est arrivé aux USA. La peur envahit l’espace.

Moi, calfeutré dans mon appartement, je ne m’occupe, comme on sait, que du Coronavirus.

§- M. Trump, le sinistre président des E-U, cadenasse les frontières de son pays pour une durée d’un mois et sans doute davantage. La mesure n’atteint pas les Anglais. Le monde des WASP se retranche dans sa supériorité et son mépris de l’humanité tout entière. Ils sont venus nous aider contre les nazis en 1943, non par solidarité, mais parce que leurs intérêts matériels immédiats étaient menacés. Règne admirable du pragmatisme allié à l’adoration du Veau d’or.

§- Le Figaro.

Pour l’instant, je n’ai trouvé qu’avantages à lire le Figaro et ses magazines adjoints.

– Le papier est plus épais : il ne se chiffonne, ne se replie ni ne se décompose en feuillets épars lorsque vous le tenez dans vos mains, et spécialement lorsque vous le lisez au lit.

– Ses caractères sont d’un demi-point plus grands, donc lisibles.

– Ses articles sont écrits par des journalistes se déclarant de droite : ils ne masquent pas leurs opinions et jugements. On sait où l’on est et chez qui l’on est. Souvent ces journalistes réservent de l’attention aux arguments de l’adversaire, ce que celui-ci, imbu de son bon droit et de sa vérité, ne fait qu’exceptionnellement. Pourquoi s’encombrerait-il de considération pour ce qui n’est pas « la » vérité, id est « la sienne ».

– Le Figaro Magazine contient à chaque parution plusieurs articles de fond et ne fait ostentation d’un luxe obscène que dans le domaine de la publicité immobilière.

– À l’inverse, le magazine du Monde (le M…), de fibre progressiste, ne me proposait que le vide intellectuel (de très exceptionnels articles de fond), un luxe plus obscène que toutes les formes du luxe, parce qu’accessible seulement aux socialistes et progressistes enrichis dans les pratiques obscures de la bourse et de la finance, de l’héritage qu’ils dénoncent tout en en profitant, de l’argent extirpé des caisses de l’État, donc de l’impôt qui assomme les citoyens ordinaires. Tout un grouillement d’arrivistes qui me répugnent par leur arrogance autant que par leurs discours hypocrites et mensongers.

§- Le Coronavirus, ou virus couronné, fait de beaux progrès dans notre pays. Maître Macron, sur son arbre perché – rira bien qui rira le dernier ! −, réclame l’admiration nationale pour tout le personnel médical qui lutte dans nos hôpitaux contre ce virus mortel : médecins, infirmières et infirmiers, services d’urgence et jusqu’au moindre employé de cette structure immense. Nous ne lui marchandons pas notre admiration. Le dithyrambe est appuyé. Est-il vrai ? Ali Macron et sa troupe de voleurs feignent d’en découvrir la nécessité en temps de crise, ainsi que la solidarité humaine, la fraternité qu’elle représente encore dans une nation dévorée par l’individualisme libéral et le consumérisme effréné. La philosophie du matériel et du matériau. Iront-ils jusqu’à rendre à la médecine hospitalière le respect qui lui est dû et les moyens dont ils la privent depuis leur arrivée au pouvoir ? Il est des « services » qui relèvent non des aléas du « marché », mais des fonctions régaliennes dans ce pays : l’entraide sociale, la santé publique, l’éducation, la sécurité pour chacun et la justice. Ou tout cela sera-t-il oublié dès que notre virus aura perdu sa couronne ?

§- Justice. Les extrêmes. Récemment, le colonel Beltram offrait sa vie pour que soit sauvée de la lame du tueur une employée de supermarché. Il reçoit les honneurs militaires. Ici, un chirurgien – Joël Le S. – chargé d’opérer des enfants, filles et garçons très nombreux, qui depuis des années, au su de la plupart de ses collègues, s’adonnait sur ces enfants, encore ou non sous l’effet de l’anesthésie, à des actes de pédophilie caractérisés, et, selon une avocate, actes et « détails absolument ignobles qui ne doivent pas être révélés au public ». Ce qui lui vaudra un jugement à huis clos. De ces actes il n’a aucun repentir. Il en tire même joie et fierté.

Pourquoi ces deux types d’hommes, nés à la même époque, dans la même culture, éduqués dans la même morale ?

Des milliardaires américains et leur président veulent à coups de milliards de dollars s’offrir le laboratoire allemand CureVac et le produit de ses recherches, un vaccin anti-coronavirus, mais à l’usage exclusif des États-Unis d’Amérique. Le laboratoire leur oppose un refus sans appel : « Une pandémie concerne tout le monde et non pas America First » ; le ministre de l’économie : « L’Allemagne n’est pas à vendre ».

Il n’y a que les États-Unis pour produire en toute bonne conscience un tel pourrissement de l’esprit. Pourquoi ?

§- Nous apprenons que les autorités dirigeantes des Pays-Bas, en raison de la pandémie galopante du coronavirus, viennent de décréter la fermeture des maisons closes. Elles sont donc closes à double tour. Les amateurs, ces dames elles-mêmes avec leurs protecteurs disent ne pas comprendre cette décision.

 

La plaisanterie (de mauvais goût)

Des jeunes filles élevées aux biberons de la pensée d’avant la pensée, la bonne, l’autorisée, feuillètent une étude de Michel Pastoureau sur la couleur noire à travers le temps et les civilisations. L’une se dresse, furieuse : – Tu vois, ils ont même broyé des Noirs ! L’autre : Ah, ces salauds de Blancs. Ils ne se sont pas contentés de leur tracer des routes, construire des écoles et des centre médicaux, de ne pas les obliger à se convertir, sinon à la laïcité, de faire des milliers d’enfants et de garder leurs coutumes… Ils en ont broyé des milliers… Combien, au fait ?

 

Lexique de l’écrivain XIII

Singularité

Chez l’écrivain quand il parle ou se donne à voir, elle est un atout public. Untel tient sa cigarette entre l’annulaire et le majeur, tel autre joue les grands timides qui s’expriment à peine, cherchent leurs mots, ne les trouvent pas… Celle-ci arbore une crête iroquoise de couleur rouge sang, celui-là se présente entièrement nu sur quelque scène littéraire… Son concurrent, à l’inverse – ne jamais oublier que les gens de plume sont avant tout des rivaux – arrive masqué comme poseur de bombes au Moyen-Orient… À chacun de juger de ce qui est fantaisie enfantine, provocation, outrance, exhibition, être comme tout un chacun en s’imaginant unique en son genre…

C’est dans le choix du sujet du roman, dans l’architecture et le style que devrait se manifester la singularité de l’écrivain, au risque que la platitude générale des publications aujourd’hui fasse crier trop tôt au génie. Exceptionnellement ce sera une affaire de rareté d’expression, de drôlerie, de vérité ; ou de curieux, d’explorateurs marchant sur les sentiers écartés, loin des fast-foods de la papèterie.

Souffrir

L’écrivain ne souffrira pas (ou pas trop longtemps) :

S’il appartient à la famille de la pensée dominante de l’heure, celle des robots psittacistes.

S’il professe la pensée dominante.

S’il a été trotskiste dans sa jeunesse puis s’est reconverti dans la banque, ou la critique littéraire, ou un siège de député à l’assemblée européenne…

S’il s’affilie à un parti politique puissant, quel qu’il soit.

S’il est une dame (de préférence) qui écrit de l’autofiction.

S’il écrit comme un cochon. Dans ce cas les applaudissements ne cesseront plus.

L’écrivain doit s’attendre à souffrir :

S’il veut écrire selon la syntaxe la plus simple et claire et ne cherche pas à faire briller sa plume au long des trois cents pages de son roman.

S’il prétend œuvrer d’abord dans le champ de la fiction.

S’il n’accompagne ses publications d’aucune pitrerie ou manifestation médiatique de bateleur. Qu’il ait des dons pour ce faire ou aucun, il souffrira ici de son propre ridicule, là du ridicule que l’on lui fera de sa discrétion.

S’il ne prend pas la carte d’un parti politique influent.

Si la critique ne lui prête aucune attention et s’il ignore que la (ou le) critique s’intéresse à son éditeur en tout premier lieu.

S’il ne voit pas que la critique ne sait pas lire, et juge donc sa personne et nullement son œuvre.

Si la critique le couvre d’éloges et s’il les prend pour argent comptant. C’est la pire des souffrances que ces éloges, car il finira par comprendre qu’ils ne concernent pas ce qu’il a écrit mais ce que l’on imagine qu’il a écrit. Qu’il est donc louangé pour ce qu’il n’a pas écrit.

S’il ne discerne pas, enfin, que la critique n’est affaire que de médiocres, et qu’elle n’a aucune importance ; s’il ne peut se convaincre que seule son œuvre le défendra dans un avenir proche ou lointain.

S’il est amant de la vérité.

Stoïcisme

Les philosophes stoïciens ne me semblent plus aussi indispensables qu’ils m’ont paru l’être jusque dans un passé récent. Je reste très sensible à leur radicale indifférence à la mort, telle que Sénèque la formula : « Quand je suis, elle n’est pas. Quand elle est, je ne suis plus ».

Marc Aurèle, dans ses Pensées, m’a semblé plutôt affadir le stoïcisme et presque en faire une sagesse bourgeoise. Cependant je garde en mémoire son conseil singulier de n’aborder personne avec hauteur ou dans un préjugé défavorable. De ne le voir que tel qu’il est en l’excusant de n’avoir pas eu la chance, l’occasion de recevoir les leçons qui lui eussent permis d’être autre ou meilleur qu’il n’est. De le comprendre, ne pas le blesser, de l’aimer en somme.

Style

Le mieux est d’en avoir un, personnel, façonné par les lectures et la tournure de l’esprit. Peu en ont de cette sorte dans un même siècle. Si l’on n’en a pas, on se résout à la langue la plus claire qui soit, classique, langue simple et sans autre prétention que d’être comprise. C’est ce que j’appelle « le dire ce qu’il y a à dire, rien de plus ou de moins que ce qu’il y a à dire. Et cela aussi succinctement que possible ». C’est l’honnêteté pour soi-même comme pour les lecteurs. Si l’on s’aventure dans les expérimentations stylistiques (Pérec) – elles peuvent stimuler ! –, mais que l’on se relise bien et sache en juger.

Schopenhauer affirmait que « la première condition d’un bon style est d’avoir quelque chose à dire ».

 

Michel Host

 

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A propos du rédacteur

Michel Host

 

(photo Martine Simon)


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Rédacteur. Président d'honneur du magazine.


Michel Host, agrégé d’espagnol, professeur heureux dans une autre vie, poète, nouvelliste, romancier et traducteur à ses heures.

Enfance difficile, voire complexe, mais n’en a fait ni tout un plat littéraire, ni n’a encore assassiné personne.

Aime les dames, la vitesse, le rugby, les araignées, les chats. A fondé l’Ordre du Mistigri, présidé la revue La Sœur de l’Ange.

Derniers ouvrages parus :

La Ville aux hommes, Poèmes, Éd. Encres vives, 2015

Les Jardins d’Atalante, Poème, Éd. Rhubarbe, 2014

Figuration de l’Amante, Poème, Éd. de l’Atlantique, 2010

L’êtrécrivain (préface, Jean Claude Bologne), Méditations et vagabondages sur la condition de l’écrivain, Éd. Rhubarbe, 2020

L’Arbre et le Béton (avec Margo Ohayon), Dialogue, éd. Rhubarbe, 2016

Une vraie jeune fille (nouvelles), Éd. Weyrich, 2015

Mémoires du Serpent (roman), Éd. Hermann, 2010

Une vraie jeune fille (nouvelles), Éd. Weyrich, 2015

Carnets d’un fou. La Styx Croisières Cie, Chroniques mensuelles (années 2000-2020)

Publication numérique, Les Editions de Londres & La Cause Littéraire

 

Traductions :

Luis de Góngora, La Femme chez Góngora, petite anthologie bilingue, Éd. Alcyone, 2018

Aristophane, Lysistrata ou la grève du sexe (2e éd. 2010),

Aristophane, Ploutos (éd. Les Mille & Une nuits)

Trente poèmes d’amour de la tradition mozarabe andalouse (XIIe & XIIIe siècles), 1ère traduction en français, à L’Escampette (2010)

Jorge Manrique, Stances pour le mort de son père (bilingue) Éd. De l’Atlantique (2011)

Federico García Lorca, Romances gitanes (Romancero gitano), Éd. Alcyone, bilingue, 2e éd. 2016

Luis de Góngora, Les 167 Sonnets authentifiés, bilingue, Éd. B. Dumerchez, 2002

Luis de Góngora, La Fable de Polyphème et Galatée, Éditions de l’Escampette, 2005