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Création poétique

Les foies

Ecrit par Sylvain Gau-Gervais , le Mercredi, 11 Mars 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

Nous sommes faits de morts. De pères morts, de dabes

par contradiction, ces mais exquis comme mets,

ces incorporations de dépouilles, kebabs,

idées, étcé. Vivre : crever lentement et

tout le long d’abîmes abscons

que l’on s’échine à ne pas voir

comme ils sont. Nous ne sommes bons

qu’à nous illusionner. À boire

de tout le mirage de ne pas voir, louiah !

Jusqu’à son vol d’oiseau b

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 27 Janvier 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

C’est un opéra (Lulu de Berg)*

Et pourtant le silence

À la fin de l’acte I

 

Et pourtant s’affirme

Dans l’absolu perturbé

Du silence

La douce et inquiète et débordée

Nudité du geste

Exercice de littérodicée

Ecrit par Sylvain Gau-Gervais , le Jeudi, 22 Janvier 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

Littérodicée,

aporie surannée

qui a de l’avenir (dans le retournement :

Parousie des Vermillons Martyrs Flambloyants ?) :

toujours triompheront, multifides, les porcs…

las ! leur ordure est pour la plupart inodore !

– qui mènent en troupeau à la glandée leurs gens –

dont le Brelan cré de Terribles Blattes sort

du Cré Bide.

Legs de l’insuffisant

Ecrit par Clément G. Second , le Jeudi, 22 Janvier 2015. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

 

 

 

 

 

Si mal se souvenir – c’est dire qu’on y pense

aux ancêtres enfouis nouveau-renés de soi

Il y a tant d’espace entre des bras ballants

tant de démolitions sans traces de parages

et de matins giflés d’un revers de lumière

tant de fois qu’à la longue un héritier les sent

remuer comme en lui qui les croyait de cendre

Tu voyages

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 11 Décembre 2014. , dans Création poétique, Ecriture, La Une CED

De Grandeur Nature il n’est pas plus pure optique que ce dédale de terre et d’herbes dressées pour le reposoir des ailes du regard qui te portent / t’emportent / au-delà des mètres limités / au-delà de l’huis clos

De Grandeur Nature il n’est pas de plus pur chemin / de la porte d’entrée que l’on cogne des mains de la rencontre et des retrouvailles / à sa baie vitrée / aux bords pourtant ébréchés du temps / où t’arrive / en bouffées / comme sur la table / des ailes fracassées

 

Vol à l’aveugle / embrassé / stoppé net

Dans sa ligne frontale /

Mort-né de sa ligne trop droite /

Miroir aux alouettes /

Un écran de verre trompe leur envol /

leurs plus belles courses