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Princesse de Windsor et Méphisto fait d’aise (par Jean-Paul Gavard-Perret)

Ecrit par Jean-Paul Gavard-Perret 24.11.20 dans Nouvelles, La Une CED, Ecriture

Princesse de Windsor et Méphisto fait d’aise (par Jean-Paul Gavard-Perret)

Aux négateurs de percolateurs, aux mangeurs de l’eusses-tu cru, aux retournés des aisselles, aux barrés d’ocre noir, aux adeptes des cuillères à spatule j’adresse mon stupre et mon levain. Je pleure par les pieds les offrandes du cœur. J’offre mon squelette au rabbin à chaussettes, au pope cornu, au curé de La Roche sur Foron. Pas de religion, de doctrine, de vierge ou de putain. Je suis mon corps de brute dont la sexualité va de dehors au dedans. Fini la pose, haro superflu. Ma mémoire c’est du sexe. D’enfant mâle, rond, sans rudesse plein de mépris pour moi-même, Foutriquet me dis-je et me dois-je à ma promise et faire de ma Windsor (80 ans au compteur et à un vu de seins cinq de plus) une tristesse où une fois de plus je décharge mon outil de jardiner. Ma chasse n’est d’aucun chant, n’est tombé d’aucun mystère, ma châsse c’est du sexe. Larmes et hoquet font monter le thermomètre. A deux nous serons une fois de plus vieux tigres de guère, oiseaux bécasses, poissons voraces amoureux des étoiles, hirondelles basses (quand repassent les cavalières), cygnes au trognon blanc de plume. De ma tête le cerveau glissa dans la culotte de ladite lady viande à piton. Exode, exode. L’honorer de tant de vilaines pensées qui finissent en boulemimines jusqu’à ton appareil à boyau. Pantins nous sommes, pantins nous resterons, adorateurs du rut en faisant glisser mon brandi dans ta hure. Morue et maquereau gloire aux nuées, gare aux écailles. Allons-y du croupion et du reste. A foison dans ta toison pour une ablumition à toute allumure.

Cause toujours Adrenalon, porc épique de la Saint Cochon et de la Sainte Charcuterie. Fesses comme mappemondes se foutront et boiront le bouillon de la jouissaille. Au drap, au drap. S’en taper une bonne tranche de jambon tandis que nos jambes fidèles comme des cœurs s’ouvrent ou se tendent c’est selon. Soyons des sacripants, des sacristains oh ma vieille océane. Fais que je te fasse comme le taureau à la vache au Léon. Que je sois couturier de vieille dame avant que Dieu me damne. Enfant j’étais si sombre que je ne connus jamais la pamoison. Désormais nous sauterons comme gars et garce de la sardine à Oléron. Sens ma truite en ton crucion, sens comme elle glisse et s’acoquine. Plus besoin de te parler en lettres alphabétiques. Avant de sucrer les phraises je serai ton dyabéthique. Courbettes encore sur la carpette avant que de changer de position. Toi toute droite bien fendue malgré l’âge qui voussure tes reins mais pas ta bouche obscure. Je vais te parler de tout par-là, épargnant ainsi à tes oreilles le jet de spermitude. Entends mes halètement suffffffffffocateurs de vilaine. Homesse percée sur son coussin tu piaffes enfin aussi. Tes arpèges viennent. Et je permets que tu me bénisses tandis que je remise à Fort Braguette ce qui se colla à tes fesses avant que tu retrouves l’office divin et le vin d’anglicane messe. N’oublie pas ton enfant de troudit et son vit de jet, producteur, productrice, brameur porcin dans le feu du bas où nous nous recouplerons pour s’engloutir en rabotant le tagada suint suint. Foution card, la masse drue du sombre obélisque dès qu’il est séparé du con ne pense qu’à s’y nicher. C’est tombal et velouté. C’est volupté. Valseur valsant pour l’allegro à perpétule. Ruth à baga, Marrie Bas de Laine, sors encore l’usine à gaz pour huiler le trou du lampon. Entre en jambes et d’là d’dans tu verras mon marteau interstinal. Grelot, grelot. Saint Cagibi dans la blanchette, ta canaillotte bouche à fesses est toute mouillée. Jésus pitié je suis ton Petit Robin de la plus vieille des duchesses. Il me faut souquer, sabrer, crapuler, musiquer, truiter, denter, drapuler, capituler, éper, ruer, mancer, zébrer, crimer, débarbouiller, vaisseler, apoger, lit-goter, dévaliser, composter, philtrer et filter, tauréer, frémir, terrer, trogner, couillir, plomber, escrimer, déglutir, masser le croupion, saliver le point G, H, I, J jusqu’à X, reluire, astiquer, parler du nez ne pouvant respirer, swinguer, rotativer, vertigiquer, pistonner, trousser, laper, pomper, frégolir, dépoussiérer, baigner le baigneur, tremper le beignet, collabordellir, sissi impérativer, ne pas changer de main, princer, citrouiller, brandir mon machin pour que ton derrière de douairière se mette à s’enflammer et, enfin de faim dégoût piller. Admirez, admirez, Princesse et pincez-moi encore la fesse ça fait une nuit que mon sperme n’a pas roux coulé. Je n’ai même voulu pécher en toi qu’en allégresse. C’est là ma vraie nature, ma génissetalité. C’est mon charnel guerrier de philosophal irrité.

 

Jean-Paul Gavard-Perret


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A propos du rédacteur

Jean-Paul Gavard-Perret

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Domaines de prédilection : littérature française, poésie

Genres : poésie

Maisons d’édition les plus fréquentes : Gallimard, Fata Morgana, Unes, Editions de Minuit, P.O.L


Jean-Paul Gavard-Perret, critique de littérature et art contemporains et écrivain. Professeur honoraire Université de Savoie. Né en 1947 à Chambéry.