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Gallimard

Les éditions Gallimard, appelées jusqu’en 1919 les éditions de la Nouvelle Revue française et jusqu’en 1961 la librairie Gallimard, sont ungroupe d'édition français. La maison d'édition a été fondée par Gaston Gallimard en 1911. Le groupe Gallimard est actuellement dirigé par Antoine Gallimard. Considérée comme l'une des plus importantes et influentes maisons d'édition en France, notamment pour la littérature du xxe siècle et contemporaine, Gallimard possède en 2011 un catalogue constitué de 35 prix Goncourt, 36 écrivains ayant reçu le prix Nobel de littérature, et 10 écrivains récompensés du prix Pulitzer.


La femme aux liens, Ferdinando Camon

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Lundi, 21 Août 2017. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Italie

La femme aux liens, trad. de l'italien Danielle Dubroca, Jean-Paul Manganaro, 252 pages, 14,25 € . Ecrivain(s): Ferdinando Camon Edition: Gallimard

 

Une psychanalyse vue de l’intérieur

La psychanalyse. Lieu de tous les possibles. Lieu de tous les mots. De tous les maux. Agonie du non-dit ou non-lieu.

La psychanalyse. Rencontre entre deux personnes. Deux étrangers. Que dire à un étranger ? Comment ? Par où commencer ?

Rencontre de deux univers, de deux entités distinctes réunies par un artifice, un hasard, un vice caché.

Michela, enseignante, mal mariée, la quarantaine angoissée. Une femme qui s’éloigne de la vie.

La psychanalyse, sinon le suicide.

La lenteur, Milan Kundera

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 07 Juillet 2017. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La lenteur, 160 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Milan Kundera Edition: Gallimard

 

 

L’on sait tout le mépris de Kundera – dont l’œuvre est importante – pour l’exégèse, d’où sa volonté de faire figurer l’édition définitive de son œuvre dans la Pléiade sans aucune note, mépris que prend à son compte François Ricard dans son introduction du premier volume de cette édition : « Quant aux notes censées expliquer ou “éclairer” ce que l’auteur a écrit, elles n’ont aucune raison d’être s’agissant d’un écrivain comme Kundera, pour qui toute l’information nécessaire à l’intelligence d’une œuvre doit se trouver dans cette œuvre même et nulle part ailleurs et qui manifeste donc, dans ses romans comme dans son théâtre et ses essais, un souci presque maniaque de la clarté et de la précision ».

L’on ne développera ainsi nulle exégèse. L’on se contentera de rappeler que dans les replis de La lenteur se terre une vibrante déclaration d’amour :

Patricia, Geneviève Damas

Ecrit par Theo Ananissoh , le Mardi, 04 Juillet 2017. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Patricia, mai 2017, 131 pages, 12 € . Ecrivain(s): Geneviève Damas Edition: Gallimard

 

 

Il nous arrive à tous de refaire le match. De nous conter à nous-mêmes, l’un à l’autre ou les uns aux autres, entre protagonistes d’une même histoire, ce que nous avons vécu ou fait ensemble. Récit à plusieurs voix, réciproquement à la deuxième personne pour ainsi dire, dont les locuteurs sont donc à la fois narrateurs, personnages et destinataires de ce qui est conté.

« Nous avons continué à nous retrouver, vous et moi, après mon service. A chaque rencontre, je disais que vous étiez belle. Je ne mentais pas. Vous étiez plus belle que lorsque je vous avais vue pour la première fois. Quelque chose s’éclairait à l’intérieur de vous. Vous répondiez que personne ne vous avait parlé ainsi. Nous marchions la plupart du temps. Je me souviens comme nous marchions le long des berges du Niagara ».

Ce léger rien des choses qui ont fui, Alain Duault

Ecrit par Jean-Paul Gavard-Perret , le Mercredi, 21 Juin 2017. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Ce léger rien des choses qui ont fui, mai 2017, 208 pages, 19 € . Ecrivain(s): Alain Duault Edition: Gallimard

 

Pour Alain Duault l’essence de l’amour participe aux lèvres du temps : de l’aurore au soir de la vie peut en jaillir le même goût. Mais les mains aussi comme le reste du corps participent à l’énigme intime qui paradoxalement arrive à effacer celui de l’univers. Il ne s’agit pas dans ce but de ressasser le passé mais de revenir à un éternel présent. Il n’est pas sans passé mais ne fait pas injure au possible.

Echantillon du vacarme ou souffle à peine, l’amour est bien plus qu’un soubresaut. Prenant appui sur le silence, naissant de ses abîmes, le poète l’intègre à son rythme comme une secrète respiration peu à peu restituée au temps. Et qu’importe si celui-ci conduit irrémédiablement à la nuit. Il faut croire qu’un jour « se lèvera demain », ici même, et « continuer à chercher la sortie du labyrinthe » revient à accepter de s’y perdre afin de refuser de s’apparenter au néant.

Duault touche au plus profond, comme dans les lieder de Schubert, dans les quelques lignes mélodiques de Beethoven ou dans les partitions musicales demandées de Philip Glass. Le poète crée sa musique paradoxale, à la limite du murmure, l’union des contraires : présence et absence, force et faiblesse. C’est là la manière du poète afin d’appréhender ce Grand Secret cher à Henri Michaux et qu’il convient à tout créateur digne de ce nom de se saisir.

Les vivants au prix des morts, René Frégni

, le Jeudi, 15 Juin 2017. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Les vivants au prix des morts, mai 2017, 188 pages, 18 € . Ecrivain(s): René Frégni Edition: Gallimard

 

René menait une vie paisible. Si douces étaient ses journées, bercées par le silence de la campagne, la discrète apparition des moineaux au petit matin. Il respirait la vie, la nature, et l’amour, les promenades en fleurs. Les collines de Provence veillaient sur lui, sa vie était un long, long fleuve tranquille. Les promenades sur la vallée, les arbres comme compagnie, et sa belle Isabelle, ses seins et ses mots doux. Les après-midis en terrasse, où le soleil chauffe délicatement le crâne, où les gens lisent le journal, parlent dans un accent de Sud-Est, commandent des grenadines ou des pastis avant d’aller jouer à la pétanque. Une vie de paix et de soleil, que René raconte dans ce journal qui lui avait été offert.

« 1er Janvier

(…) Ce qui me sidère chaque jour, c’est la vie de cette vallée, trois maisons au bord d’une rivière, la pierre blonde d’un pont, la beauté du silence ».