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Gallimard

Les éditions Gallimard, appelées jusqu’en 1919 les éditions de la Nouvelle Revue française et jusqu’en 1961 la librairie Gallimard, sont ungroupe d'édition français. La maison d'édition a été fondée par Gaston Gallimard en 1911. Le groupe Gallimard est actuellement dirigé par Antoine Gallimard. Considérée comme l'une des plus importantes et influentes maisons d'édition en France, notamment pour la littérature du xxe siècle et contemporaine, Gallimard possède en 2011 un catalogue constitué de 35 prix Goncourt, 36 écrivains ayant reçu le prix Nobel de littérature, et 10 écrivains récompensés du prix Pulitzer.


Le ciel a disparu, Alain Blottière (par Patrick Abraham)

, le Mardi, 10 Mars 2026. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Edition: Gallimard


Je n’entreprendrai pas de résumer le dernier roman d’Alain Blottière afin de laisser aux lecteurs le vif plaisir de la découverte tel que je l’ai l’éprouvé moi-même. Je me contenterai d’en éclairer l’intrigue avant d’établir des correspondances avec quelques-uns des livres précédents de l’auteur.

Le ciel a disparu est construit sur une double narration, la deuxième soulignée par l’italique. Le premier narrateur prend la parole en 2050 et revient sur des faits qui se sont déroulés vingt-quatre plus tôt, à partir de mai 2026, appartenant donc à son passé mais, pour nous, en février de cette même année, situés dans un futur proche.

Le premier narrateur a une quarantaine d’années en 2050. C’est un adolescent de quinze ans en 2026, vivant à Sifra, une oasis égyptienne, avec son grand-père adoptif, l’écrivain septuagénaire Ayann Ader. On aura deviné qu’Ayann Ader est le narrateur du récit enchâssé. Les fidèles de Blottière, à qui Ader ressemble par divers traits sans s’identifier à lui, songeront bien sûr à l’oasis de Siwa, qui joue dans sa vie un rôle si important.

L’Époux, constat, Patrick Autréaux (par Luc-André Sagne)

Ecrit par Luc-André Sagne , le Lundi, 02 Mars 2026. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’Époux, constat, Patrick Autréaux, collection « Sygne », Éditions Gallimard, coédition Labor et Fides, 2025, 208 p. 20 euros Edition: Gallimard

 

Rarement auront été tressés ensemble comme ici, dans ce qui se présente non comme un roman ou un récit ou encore un journal mais comme un « constat » (c’est le sous-titre), les trois thèmes distincts de l’orientation sexuelle, de la religion juive et du savoir scientifique.

« L’Époux » du titre renvoie directement au premier thème. Les toutes premières pages s’ouvrent en effet sur le mariage civil, laïque de deux hommes dont l’un est le narrateur, celui qui relate les faits a posteriori, du côté donc, si l’on veut reprendre les catégories de Gérard Genette, d’une analepse, d’une remémoration, et l’autre homme le sujet principal du texte qu’on peut nommer « l’Epoux ». Aucun prénom ni nom pour les distinguer, le premier s’adressant simplement par un « tu » au second.

C’est leur histoire, émaillée de tiraillements et de quasi-ruptures, mais débouchant finalement sur une réconciliation et un renouvellement de leur amour, qui est ici évoquée tout au long du livre, à travers les multiples questionnements du narrateur et ce constat précisément qu’il fait, essentiel, qu’ « un visage m’habite (…), le tien coïncide ».

Abraxas, Bogdan-Alexandru Stanescu (par Anne Morin)

Ecrit par Anne Morin , le Mardi, 10 Février 2026. , dans Gallimard, Critiques, La Une Livres, Pays de l'Est, Roman, En Vitrine

Bogdan-Alexandru Stanescu, Abraxas, Gallimard, du monde entier, traduit du roumain par Nicolas Cavaillès, 654 pages, 27 € Edition: Gallimard

 

Abraxas, formule magique, appel à un élément divin, représentation païenne… Tout ce qui transpire dans ce livre parle de/à plusieurs voix. Chacun des personnages principaux est montré, faisant des allers-retours dans sa vie, telle qu’elle est, telle qu’il pense vouloir qu’elle soit, et telle qu’elle lui échappe.

Roman de la déchirure entre soi et la représentation de soi, entre le passé qui boucle, qui s’étonne et dont on s’étonne et le présent qui devient le cœur -et le chœur- du passé.

Un livre de mort, de passages entre la vie que l’on croit tenir et l’engloutissement, bouffi de créatures chimériques et la violence du présent.

La longue vie, Valentin Retz (par Philippe Chauché)

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 22 Janvier 2026. , dans Gallimard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, En Vitrine

La longue vie – Valentin Retz – Gallimard – Collection Aventures – 208 p. – 20,50 euros – 12/01/26 . Ecrivain(s): Valentin Retz Edition: Gallimard

 

« Puisque les vraisemblances valent simplement pour ce que l’homme connaît déjà, alors que nous devons compter avec tout le réel – le lourd, inaccessible et prodigieux réel. Ce qui implique de changer à l’écoute du mystère, de se laisser pétrir, de faire confiance à son étoile, comme je vais à présent le raconter dans le détail. »

La longue vie – Valentin Retz

« Le caractère le plus inattendu de l’éternité est donc la vivacité. C’est d’un vif mouvement que la mer se mêle au soleil. »

La Deuxième Vie – Philippe Sollers (1)

Jacques-Louis David, Sébastien Allard (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 14 Janvier 2026. , dans Gallimard, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Arts

Des arts plastiques et de la politique

 

Osera-t-il remonter au berceau des sociétés et nous y montrer les peuples égaux de leurs rois, stipulant avec eux de leur obéissance pour prix de leur sûreté, leur bonheur pour prix de leur foi ? Osera-t-il peindre avec des couleurs noires les tyrans qui ont déchiré ce pacte social, couronner les Brutus qui, d'une main courageuse, les ont punis ?

Jacques Pierre Brissot, De la Vérité : ou Méditations sur les moyens de parvenir à la vérité dans toutes les connaissances humaines, Neufchâtel et Paris, Nabu Press, 1782

Sébastien Allard (ancien élève de l'École normale supérieure, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale du patrimoine, historien de l'art, conservateur général du patrimoine, depuis 2014  directeur du département des Peintures du musée du Louvre), présente l’importante exposition rétrospective de l’œuvre de Jacques-Louis David (né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles).