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Zulma

Zulma est une maison d'édition principalement dédiée à la littérature contemporaine, française et internationale, fondée en 1991 par Laure Leroy et Serge Safran.


C'est un poème de Tristan Corbière qui a donné à Zulma son nom, et a présidé également à la naissance de ses premières collections, dont les noms étaient issus de poèmes des Amours jaunes.

Zulma est diffusé par Le Seuil et distribué par Volumen.

 

( Source Wikipédia)


Murambi, le livre des ossements, Boubacar Boris Diop

Ecrit par Martine L. Petauton , le Mardi, 27 Septembre 2011. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Afrique, Roman

Murambi, le Livre des ossements, avril 2011, 269 pages, 18 €, réédition 11 ans après la sortie du livre, assorti d’une postface. . Ecrivain(s): Boubacar Boris Diop Edition: Zulma

 

Et puis, il y a ce livre là…

Rwanda des grands lacs de sang – on connaît tous : génocide, Hutu, Tutsi, machettes, images, récits, souvenirs – 1994, cadavres basculés par le lac Victoria au pays voisin des safari de lumière… débats ; rôle des occidentaux, la main sur le cœur – la France, notamment ; le passé qui ne passe pas, une fois de plus ; silence assourdissant du monde : « la coupe du monde de foot allait bientôt débuter aux États-Unis, rien d’autre n’intéressait la planète… la même vieille histoire de nègres en train de se taper dessus »… On en a lu des livres et, des beaux – pensons à Dans le nu de la vie et Une saison de machettes de Jean Harzfeld ; on en a entendu des témoignages qui laissent sans voix…

Mais il y a ce livre là… des pages serrées, millimétrées, tressées de phrases sèches qui disent tout : « sur cette rivière, le Nyabarongo, on a dénombré pendant le génocide jusqu’à 40.000 cadavres en train de flotter en même temps. On ne pouvait même plus voir l’eau… ».

C'est moi qui éteins les lumières, Zoyâ Pirzâd

Ecrit par Laetitia Nanquette , le Lundi, 05 Septembre 2011. , dans Zulma, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

C’est moi qui éteins les lumières, traduit du persan par Christophe Balaÿ, 2011, 400 pages, 20 €. . Ecrivain(s): Zoyâ Pirzâd Edition: Zulma

 

Clarisse mène une vie paisible de femme au foyer dans l’Iran du Shah, jusqu’au moment où de nouveaux voisins s’installent. Au fil de ce livre tout en nuances, le regard de Clarisse se transforme, sans aller pour autant jusqu’à la rupture ; nous sommes témoins de l’éveil à la conscience d’une femme, qui accepte sa condition tout en exigeant le respect de sa liberté de pensée. En plus d’être un très beau portrait, ce roman décrit à merveille l’atmosphère de la ville pétrolière d’Abadan et l’emprise de la compagnie du pétrole sur ses employés et leurs familles. Il dépeint également la communauté arménienne à laquelle appartiennent les personnages. Ce roman est sans conteste la plus belle réussite de Zoyâ Pirzâd.


Laetitia Nanquette


Un secret de rue, Fariba Vafi

Ecrit par Laetitia Nanquette , le Dimanche, 24 Avril 2011. , dans Zulma, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Biographie, Roman

Un secret de rue, traduit du persan par Christophe Balaÿ, 2011, 218 p. 18 € . Ecrivain(s): Fariba Vafi Edition: Zulma

 

Homeyra assiste indifférente à l’agonie de son père à l’hôpital. A ses côtés, elle se remémore son enfance à Téhéran et dresse le portrait d’un quartier populaire où des familles se détruisent lentement. Tandis qu’Homeyra est effacée et recherche l’amour de sa mère, son amie Azar se joue des recommandations des adultes et refuse de se soumettre à la loi masculine. « Elle riait aux éclats, avec moins de cervelle qu’une linotte. Elle aimait écouter les élucubrations de son père, ne se préoccupant pas du fait qu’il fût opiomane. De sa mère, elle ne voulait qu’un peu d’argent pour s’acheter des pâtes de fruit qu’elle dévorait sans même les mâcher. Elle ne semblait pas se soucier du fait que sa mère vieillissait à la peine devant le four du boulanger. Elle se souciait du monde comme d’une guigne ». A trop peu s’en soucier, elle en périra.
Fariba Vafi nous dépeint avec pudeur la loi patriarcale et la tristesse voilée des femmes dans cette rue où rien n’est un secret et où l’on vit avec les voisins comme au sein d’une famille élargie. De ces histoires imbriquées, émerge une touchante poésie de la douleur.