Identification

Stock

Les éditions Stock sont une maison d'édition française, filiale de Hachette Livre, elle-même filiale de Lagardère Media.


Quand les colombes disparurent, Sofi Oksanen

Ecrit par Victoire NGuyen , le Lundi, 01 Juillet 2013. , dans Stock, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays nordiques, Roman

Quand les colombes disparurent, traduit du finnois par Sébastien Cagnoli, Stock, La cosmopolite, mai 2013, 400 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Sofi Oksanen Edition: Stock

 

La roue Estonienne

 

La formulation choisie par Alexandre Soljénitsyne, La Roue Rouge, pour évoquer son œuvre fleuve de 7 tomes concernant l’histoire de la Russie puis de l’URSS, s’adapte parfaitement à ce troisième roman de Sofi Oksanen. Premièrement parce qu’elle a consacré une conférence avec d’autres collègues écrivains et universitaires sur l’œuvre de l’écrivain russe disparu il y a quelques années. Deuxièmement parce que son roman au titre évocateur, Quand les colombes disparurent, relate l’Histoire de l’Estonie et ses rapports conflictuels avec l’Allemagne Nazie puis l’Union Soviétique pendant la Guerre Froide. L’Estonie est prise en étau entre deux idéologies. Bien qu’englobée dans l’Union Soviétique après la Seconde Guerre Mondiale, elle n’a jamais cessé d’entretenir des relations « coupables avec la Finlande et les deux autres voisins du Nord… ».

Les nuits de Vladivostok, Christian Garcin

Ecrit par Patryck Froissart , le Samedi, 08 Juin 2013. , dans Stock, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Les nuits de Vladivostok, janvier 2013, 360 pages, 20,50 € . Ecrivain(s): Christian Garcin Edition: Stock

 

Par quel hasard le Français Thomas Rawicz, sorte de rêveur poète aventurier, se retrouve-t-il, sans l’avoir voulu, à Vladivostok, alors qu’il croyait avoir pris un train pour rejoindre son épouse Marie à des milliers de kilomètres de là ?

Sur quel quiproquo les Chinois Zuo Luo et Chen Wanglin, justiciers volontaires, chasseurs de proxénètes, croisent-ils le chemin de Rawicz en une rencontre pour le moins violente ?

Quelle force occulte transforme-t-elle l’antagonisme initial entre les deux Chinois et le Français en un protagonisme qui les amène à ne plus se quitter sur la piste d’un mystérieux criminel nommé Thomas Krawczyk ?

Quel est l’obscur dessein du destinateur qui, de Moscou, fait aboutir le long et fou périple pédestre d’Oleg Svechnikov à Vladivostok, tout droit en les lieux que sillonnent les deux Chinois ?

Le gardien invisible, Dolores Redondo

Ecrit par Cathy Garcia , le Vendredi, 03 Mai 2013. , dans Stock, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, Roman, Espagne

Le gardien invisible, traduit de l’espagnol par Marianne Million, Stock La Cosmopolite Noire, mars 2013, 453 pages, 22,50 € . Ecrivain(s): Dolores Redondo Edition: Stock

 

Voici le premier roman d’une trilogie policière qui se déroule au Pays Basque espagnol. Des adolescentes sont retrouvées dans la vallée de Baztán, étranglées, les vêtements déchirés de part et d’autre de leur corps, maquillage effacé et un txatxingorri déposé sur leur pubis rasé. Les txatxingorris sont des gâteaux typiques de la région. De plus, des poils d’origine animale sont retrouvés sur chacune d’elles. L’enquête est confiée à l’inspectrice Amaia Salazar, originaire d’Elizondo, le chef-lieu de la vallée, qui n’y était jamais revenue depuis qu’elle l’avait quitté. Amaia Salazar est une femme fine et intelligente, dotée d’une ferme volonté, formée au FBI, elle est spécialisée dans la traque de tueurs en série. C’est donc confiante dans ses capacités qu’elle va se lancer, plus ou moins bien secondée de ses co-équipiers, dans une course contre la montre pour identifier et arrêter le tueur, mais ce retour sur les lieux de son enfance, où elle a encore de la famille, est loin d’être anodin. Surtout qu’une de ses deux sœurs, Flora, prend visiblement plaisir à réactiver ce passé.

« Oublier est un acte involontaire. Plus on essaie de laisser quelque chose derrière soi, plus cette chose vous poursuit ».

Une terre si froide, Adrian McKinty

Ecrit par Yan Lespoux , le Samedi, 27 Avril 2013. , dans Stock, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, Iles britanniques, Roman

Une terre si froide, traduit de l’anglais (Irlande) par Florence Vuarnesson, 391 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Adrian McKinty Edition: Stock

 

 

Absent depuis quelques années en France, son dernier roman traduit en français, Retour de flammes, qui clôturait la trilogie consacrée à Michael Forsythe, ayant paru en 2009, Adrian McKinty revient à la fois dans notre paysage éditorial et chez lui, à Belfast. Car ce qui jusqu’alors était la marque de fabrique de McKinty, en ce qui concerne les romans parus ici en tout cas (une trilogie – The Lighthouse trilogy – et plusieurs « one shots » n’ayant pas eu les honneurs de la traduction française), consistait à exiler ses personnages hors d’Irlande. Michael Forsythe partait pour New York puis Boston, le Mexique et le Pérou tandis que dans Le fleuve caché Alex Lawson émigrait dans le Colorado. Des personnages qui, en fin de compte, suivaient plus ou moins l’itinéraire de l’auteur, natif de Belfast, étudiant à Oxford, émigré à New York, puis enseignant à Denver avant de s’installer à Melbourne.

Cette nuit-là, Gila Lustiger

Ecrit par Stéphane Bret , le Vendredi, 26 Avril 2013. , dans Stock, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Cette nuit-là, janvier 2013, 236 pages, 19 € . Ecrivain(s): Gila Lustiger Edition: Stock

 

C’est un roman à deux voix : celle de Lisa et de Tania, deux sœurs. Lisa est célibataire, toujours prompte à signer toutes sortes de pétitions sur Internet. C’est une indignée permanente, une révoltée de tous les instants. Elle pratique la fuite dans la vie comme art de l’esquive et collectionne les amants jusqu’à l’étourdissement censé la soulager. Tania est la battante de la famille Bergmann : elle a divorcé d’un économiste célèbre, a épousé un autre homme passablement effacé, Denis. Elle est cadre supérieure dans une banque d’affaires.

Au début du roman, ces deux sœurs veillent leur oncle, décédé d’un cancer. La place qu’occupe cet oncle serait presque celle d’un père de substitution ; il était générateur de regrets, de non-dits a priori nombreux : « Un bref instant, elle (Lisa) aurait presque accouru dans la chambre – lui avait-elle seulement dit qu’elle l’aimait ? – (…) et elle avait décidé, non sans une pointe d’amère ironie, d’ajouter à la longue liste des occasions ratées et des gestes abandonnés celle des mots omis par négligence (ou délicatesse) qui lui semblait parfois plus longue que la liste des choses vécues ».