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Actes Sud

Great Jones Street, Don DeLillo

Ecrit par Yann Suty , le Vendredi, 19 Juillet 2013. , dans Actes Sud, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman

Great Jones Street, 304 pages, 22 € . Ecrivain(s): Don DeLillo Edition: Actes Sud

Plus de 30 ans après sa publication, Actes Sud réédite le livre de Don DeLillo, Great Jones Street.

Bucky Wunderlick est une rock-star au sommet de sa gloire. Subitement, il décide d’abandonner son groupe en pleine tournée et de disparaître. Homme public, il aspire à une vie privée et se réfugie dans un petit appartement miteux sur la Great Jones Street du titre, dans l’East Village new-yorkais.

« Tu es sorti de ta légende pour te mettre en quête d’une liberté personnelle ».

Mais personne n’entend le laisser tranquille.

Le « pouvoir » de Bucky augmente. Plus il passe de temps dans l’isolement, moins il fait parler de lui, et plus il existe dans les médias et dans l’esprit du public. Sa présence devient encore plus intense que lorsqu’il arborait son costume de rock-star et écumait les scènes.

Les rumeurs vont bon train. Alors qu’il reste enfermé dans sa chambre à New York, il est aperçu dans différents endroits du monde. Certains l’auraient également vu donner des concerts.

Bucky en vient à changer de statut. Plus qu’une rock-star, Bucky apparaît comme un messie en herbe, un porte-parole, quelqu’un qui pourra donner aux gens du sens à leur vie. On attend de lui qu’il parle, qu’il délivre son message.

Oiseau de malheur, Johanna Sinisalo

Ecrit par Martine L. Petauton , le Mercredi, 17 Juillet 2013. , dans Actes Sud, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Pays nordiques

OISEAU DE MALHEUR Editions « Actes sud » mars 2011 / 416 pages / 23 € . Ecrivain(s): Johanna Sinisalo Edition: Actes Sud

L’AUTEUR : Jeune auteur finlandais, Johanna Sinisalo, a déjà obtenu le « finlandia prize » pour « jamais avant le coucher du soleil ».

Où peut bien se trouver la cage de cet « oiseau de malheur » dans les fichiers d’Actes Sud ? Thriller ? Fantastique ? Rubrique écologie politique ? Roman d’amour ? A tour de rôle, ces genres ? ou, tous à la fois, en un mélange sucré / très salé ?
Ce qu’on entend d’abord, c’est le côté trek-book, à mi pente entre un « Petit futé » pour pieds agiles, et un « Guide du routard » à ne pas mettre dans tous les sacs…
On part en méga rando (non professionnels, s’abstenir) avec un couple (amoureux, en partant) de jeunes finlandais, s’élançant, non sur le G20 cher à nos randonneurs – moi, non compris – mais, là-bas, au bout du monde, dans une Tasmanie inconnue (juré) de tous les élèves…
Il faut plusieurs semaines pour espérer boucler l’affaire, avec un emploi du temps de psychorigide, un zeste de bagages (du genre : tout-doit-tenir-dans-le-mini-sac-à-dos-oui-ou-m----- !) ;

Un balcon sur l'algérois, Nimrod

Ecrit par Theo Ananissoh , le Vendredi, 12 Juillet 2013. , dans Actes Sud, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Afrique, Roman

Un balcon sur l’Algérois, avril 2013, 174 pages, 18 € . Ecrivain(s): Nimrod Bena Djangrang (Nimrod) Edition: Actes Sud

 

 

Début des années quatre-vingt. Paris – c’est-à-dire, essentiellement Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés et Montmartre. Nimrod, un jeune étudiant tchadien, arrive de son pays et s’inscrit à la Sorbonne. Les rapports avec sa directrice de mémoire, d’académiques, virent à la passion amoureuse et charnelle. Jeanne-Sophie est fille de colonel et issue de la grande bourgeoisie. Lui est boursier. Il est marié – Maureen, l’épouse, est au Tchad avec leur fille ; elles le rejoindront peut-être. Jeanne-Sophie a toujours eu ce qu’elle voulait et est habituée à posséder ce qu’elle désire. A côté de ces deux personnages, il y a quelques autres dont Bakary, éboueur malien de son état et père d’un garçon qu’il a eu avec Sylvie, une amie de Jeanne-Sophie. Sylvie, également prof à la Sorbonne, est une « fille d’aristos » ; son père est un banquier… Voici comment pense et parle Bakary – au grand dam de sa compagne ; enfin compagne est une façon de parler parce que Bakary a sa fierté d’éboueur. Il tient à son foyer de travailleurs d’Arcueil-Cachan et refuse d’emménager avec Sylvie dans son appartement du 16ème. Bakary donc – il s’adresse à Nimrod :

Ouz suivi de Ore et de Ex, Gabriel Calderón

Ecrit par Cathy Garcia , le Jeudi, 11 Juillet 2013. , dans Actes Sud, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Amérique Latine, Théâtre

Ouz suivi de Ore et de Ex, traduit de l’espagnol (Uruguay) par Françoise Thanas et Maryse Aubert, 2013. 244 pages, 25 € . Ecrivain(s): Gabriel Calderón Edition: Actes Sud

 

 

Ouz et Ore et Ex, trois pièces d’un jeune auteur, dont les dénominateurs communs sont un humour féroce qui bascule dans le fantastique et l’absurde, caractéristique de beaucoup de bonnes écritures latino-américaines, et le poids de la famille, elle-même bousculée et violentée par le contexte politique, religieux et social. Ces pièces questionnent le fond d’humanité chez l’être humain, et aussi la quête d’amour et de vérité.

Trois pièces de théâtre qui ont pour toile de fond l’Uruguay. Petit pays dont on parle peu, qui comme ses voisins a subi dans les années 70 une dictature sanguinaire avec son lot de tortures, d’assassinats et de disparitions, et qui aujourd’hui est gouverné par José Mujica Cordano, surnommé Pepe Mujica, un étonnant président, ex-guérillero tupamaro. D’ailleurs, une de ses phrases a inspiré l’auteur pour l’écriture d’Ex, la dernière pièce.

Le faucon errant, Jamil Ahmad

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 08 Juillet 2013. , dans Actes Sud, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Asie, Roman

Le Faucon errant, traduit de l’anglais (Pakistan) par Sophie Bastide-Foltz, mai 2013, 173 pages, 19,80 € . Ecrivain(s): Jamil Ahmad Edition: Actes Sud

 

Un livre âpre et austère, à l’image de la région à laquelle il s’attache, où le seul lien à suivre pour ne pas s’y perdre est un homme, Tor Baz, le Faucon Errant. Il sera notre guide à travers ces pages écrites d’une plume sèche, sans fioriture, qui se tient au plus près des évènements et les décrit sans entrer dans des considérations psychologiques. Tor Baz est né au cœur de ces zones tribales, semi-autonomes à l’époque – nous sommes dans les années 1950 – au carrefour montagneux du Pakistan, de l’Afghanistan et de l’Iran.

À l’âge de 5 ans, Tor Baz qui ne s’appelle pas encore ainsi, se retrouve abandonné en plein désert auprès d’un chameau mort. Ses parents qui s’aimaient d’un amour illégitime, ayant fui leurs tribus respectives avant même qu’il ne soit conçu, sont rattrapés et assassinés selon la dure loi tribale. Tor Baz sera alors recueilli par un vieux chef nomade, puis par un mollah mécréant, vagabond et rusé qui finira dément, et enfin par une famille Bhittani.