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Payot Rivages

Les éditions Payot & Rivages sont le rapprochement des éditions Payot créées en 1875 et des éditions Rivages créées en 1984. C'est un éditeur français généraliste, qui publie notamment de la littérature étrangère, des romans policiers (Rivages/Noir et Rivages Thriller), des guides de tourisme (Guides de charme), de la philosophie (Petite Bibliothèque Rivages) et sous la marque Payot principalement des sciences humaines (Petite Bibliothèque Payot, entre autres), des documents, de l'histoire et du développement personnel

 


Indigne, Alexander Maksik

Ecrit par Martine L. Petauton , le Lundi, 08 Juillet 2013. , dans Payot Rivages, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman

Indigne (You deserve nothing), traduit de l’anglais par Nathacha Appanah, janvier 2013, 284 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Alexander Maksik Edition: Payot Rivages

 

 

La photo de couverture est, disons, fortement allusive, et la « quat’ de couv’ » explique qu’on va lire l’histoire d’un prof qui « succombe au charme de l’une de ses élèves mineures »…

On se dit, bon, un mixte un peu épicé et rajeuni du Cercle des poètes disparus, et du Noce blanche cher aux admirateurs de Bruno Cremer et de la môme Paradis ?

Faux. C’est autre chose ; c’est un livre qui se mérite, dans lequel on voyage lentement et quelquefois, par vent debout, pas facile malgré ce qu’on croirait un peu vite, nous faisant passer par plein d’impressions de lecteur-passionné, ou agacé, pour – une fois fermée la dernière page – se dire : c’est un bon livre. Comme ces vins, dont on pense, une fois passée la première gorgée, mais seulement là, que derrière, il y a du goût, et qu’il est même intéressant.

Hannah Arendt et Martin Heidegger, histoire d'un amour, Antonia Grunenberg

Ecrit par Sophie Galabru , le Mardi, 02 Juillet 2013. , dans Payot Rivages, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Langue allemande, Récits

Hannah Arendt et Martin Heidegger, histoire d'un amour. trad de l'allemand par Cédric Cohen Skalli. 491 p. 28 € . Ecrivain(s): Antonia Grunenberg Edition: Payot Rivages

 

 

Précieux par la richesse de ses sources et la diversité des témoignages recueillis, le livre d'Antonia Grunenberg offre une appréciation juste et sans faux pas de cette relation si complexe qui débuta vers 1924 entre Hannah Arendt et Martin Heidegger. Il ne faudrait pas s'attendre à découvrir un roman historique ou une série de correspondances, c'est au contraire une étude précise qui tente de reconstituer les circonstances qui entourèrent la rencontre de deux éminents penseurs du XX siècle. Car comprendre une telle relation, c'est comprendre d'où ils viennent, d'où ils pensent, avec qui ils pensent, et contre qui. L'idée qui gouverne l'écriture de ce livre est en effet que l'amour de ces deux intellectuels ne peut s'édifier que sur fond de compréhension du monde intellectuel et historique dans lequel ils firent leur entrée; l'auteur fait donc le choix de présenter l'atmosphère culturelle et politique du début du XX siècle en Allemagne avant et après guerre, mais aussi celle des Etats-Unis ou émigre Hannah Arendt.

Les éphémérides, Stéphanie Hochet

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 11 Juin 2012. , dans Payot Rivages, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Les Éphémérides, mars 2012, 210 p. 17 € . Ecrivain(s): Stéphanie Hochet Edition: Payot Rivages

 

Fin de l’hiver, approche du printemps, A.D. incerto. Glasgow, Londres, Paris. « Et puis, il y eut l’Annonce. La plus grande menace des dernières décennies proférée contre l’Occident, celle avec laquelle tout le monde était censé vivre, le premier enjeu métaphysique qui ne serait pas un choix mais un enfer déposé sur terre que chacun devait aménager à sa façon ». Trois villes, reliées par un point d’intersection, Tara. Une femme, qui vit en Ecosse, loin des hommes, par choix, mais proche d’eux par nécessité. Eleveuse de molosses le jour, dresseuse d’hommes la nuit, Tara partage sa vie avec Patty. Une passion les unit, l’amour pour leurs « Dogs », une nouvelle race de chiens, appelés à survivre à l’humanité après le cataclysme.

À Londres réside son cousin, Simon Black. Artiste-peintre connu auprès de certains milieux, il a pour obsession la projection de l’émotion sur la toile et, plus précisément la peinture du cri. Au détour d’examens médicaux, il apprend qu’il a le cancer de la gorge. Six à mois à vivre, tout au plus.

Un homme de tempérament, David Lodge

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 10 Mai 2012. , dans Payot Rivages, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Biographie, Roman

Un homme de tempérament (A Man of Parts). Trad de l’anglais Martine Aubert. 2012. 706 p. 24,50 € . Ecrivain(s): David Lodge Edition: Payot Rivages

 

Les « Lodge’s fans » doivent être avertis : ce livre se situe dans la ligne de « Author ! Author ! » : c’est son second roman/biographie. Le premier s’intéressait à Henry James. A son échec cuisant en tant qu’écrivain pour le théâtre. Et – pour être honnête – nous sommes quelques-uns, parmi les fans de Lodge, à ne pas en avoir gardé un souvenir impérissable (longueurs, linéarité, temps morts …)

 

Dans « Un homme de tempérament » Lodge se penche sur son compatriote, le passionnant et complexe H.G. Wells, l’auteur inoubliable de « la guerre des mondes » et « la machine à explorer le temps ». Et David Lodge nous offre un roman éblouissant qui fait vivre non seulement un personnage fascinant mais aussi un monde qui ne l’est pas moins : celui des rêves scientistes et progressistes, celui des sociétés et cercles d’intellectuels « engagés » qui rêvent d’une modernité faite de justice, de raison et de liberté.

Il faudra repartir, Nicolas Bouvier

Ecrit par Lionel Bedin , le Lundi, 30 Avril 2012. , dans Payot Rivages, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits

Il faudra repartir, Voyages inédits, Textes réunis et présentés par François Laut, Edition établie en collaboration avec Mario Pasa, Payot, 2012, 224 p. 17 € . Ecrivain(s): Nicolas Bouvier Edition: Payot Rivages

 

Lire, partir, rencontrer, raconter.

Ce livre donne l’occasion de lire des extraits de « carnets » inédits de Nicolas Bouvier sur des régions ou des pays absents de son œuvre publiée. François Laut avait lu ces textes – entre « témoignages à valeur historique » et « voyages initiatiques aux divers âges de la vie » – lorsqu’il y écrivit la première biographie consacrée à l’auteur : Nicolas Bouvier. L’œil qui écrit (Payot, 2008). Il écrit dans le texte de présentation : « L’intérêt des textes est aussi bien dans ces régions ignorées de l’œuvre que dans les multiples facettes qu’ils montrent de l’homme à travers cet abrégé de sa vie qu’est un voyage : le poète ou le journaliste, le conférencier ou l’historien, le photographe ou le « naturaliste », jamais l’homme de lettres, bien plutôt, dirait Gustave Flaubert, « le frère en Dieu de tout ce qui vit », qu’il décrit et peint avec son œil hors pair. Nous partons d’abord pour Copenhague durant l’été 1948, puis en France en 1957-1958, en Afrique du Nord à l’automne 1958, en Indonésie à l’été 70, en Chine durant l’été 1986, au Canada en 1991 et en Nouvelle-Zélande durant l’été 1992.