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La Table Ronde - La Petite Vermillon

 

Collection de poche des éditions de la Table Ronde

 

L’Enfer, Dante (Edition bilingue)

Ecrit par Emmanuelle Caminade , le Mercredi, 16 Avril 2014. , dans La Table Ronde - La Petite Vermillon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie, Italie

L’Enfer, La Table Ronde (La petite vermillon) mars 2014, édition bilingue, traduction de William Cliff, 405 p. 8,70 € . Ecrivain(s): Dante Alighieri Edition: La Table Ronde - La Petite Vermillon

 

La parution en collection de poche et en version bilingue d’une nouvelle traduction de L’Enfer de Dante par le poète belge William Cliff pourrait être l’occasion d’affronter cette fameuse Comédie – poème s’inscrivant dans un genre populaire et écrit en langue vulgaire et non en latin – que Boccace qualifia de « divine ». D’affronter au moins sa première partie qui, bien que la plus connue et la plus facile d’accès, n’est pas forcément tant lue. L’occasion aussi pour ceux qui maîtrisent plus ou moins bien l’italien d’oser l’aborder dans sa langue originale, dans ce dialecte toscan médiéval qui fonda l’idiome moderne de la péninsule.

La Comédie est un long poème en tercets d’hendécasyllabes à rimes enlacées, composé de trois cantiques eux-mêmes divisés en trente-trois chants, à l’exception du premier qui en compte un supplémentaire, portant à cent leur nombre total. Un nombre figurant l’unité et confirmant la portée Trinitaire de cette symbolique numérique structurelle et rythmique.

La mort de près, Maurice Genevoix

Ecrit par Guy Donikian , le Dimanche, 11 Décembre 2011. , dans La Table Ronde - La Petite Vermillon, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits

La mort de près, La table ronde, "la petite vermillon", 141 p. 7 € . Ecrivain(s): Maurice Genevoix Edition: La Table Ronde - La Petite Vermillon

 

« Une longue existence, lorsqu’elle approche de son terme, propose des perspectives plus spacieuses et plus simples, en quelque sorte désencombrées. »


C’est en ces termes que Maurice Genevoix, clôt son récit. Un récit qui paraît en 1972, alors que l’auteur est déjà âgé, et qu’il sent sa fin proche. Si « Ceux de 14 » était le récit cathartique du jeune normalien où le rythme du récit est lié au besoin de témoigner de l’horreur, « La mort de près » apparaît comme apaisé, débarrassé des scories de l’émotion, désencombrées dit-il. Et plus loin : « ce qui a compté s’affirme, s’impose, avec une évidence qui devient vite impérative, car la conviction l’accompagne que cet acquis ne nous appartient pas ». L’essentiel, voilà ce dont veut témoigner Genevoix. Foin des apitoiements, l’heure pour lui n’est plus à la plainte, à la dénonciation ou à l’expression de son indignation. Il s’agit plutôt de dire par le menu la souffrance, les blessures, la mort, à l’aide de descriptions minutieuses, l’écrit est plus méthodique, plus précis, au service de l’essentiel, de ce qui devra servir à la postérité.