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Belfond

La maison Belfond fut créée en 1963 par Pierre Belfond et Franca Belfond. Assez vite, en 1989, Pierre Belfond cèdera 53,4 % du capital de sa maison au groupe Masson, éditeur scolaire et scientifique. Le couple quittera la maison en 1991.

En 1993, Belfond fusionne avec les Presses de la Renaissance, à laquelle viendront s'ajouter différentes filiales comme Acropole en 1981, Le Pré aux clercs en 1983, les Éditions 1900 en 1987 et l'Age du Verseau en 1988 qui seront ensuite toutes regroupées sous le nom des éditions Belfond. Aujourd'hui, Belfond fait partie du département Place des éditeurs, filiale d'Editis, deuxième plus grand éditeur français après Hachette de, au chiffre d'affaires de 751 100 euros en 2009. C'est grâce aux nombreux coups commerciaux de Pierre Belfond que la maison occupe désormais une place de choix dans l'édition française et possède un catalogue d'environ 400 titres, à raison d'une centaine de publications par an.


Coco givrée, Nadine Monfils

Ecrit par Eric Vauthier , le Samedi, 05 Mars 2011. , dans Belfond, Critiques

Coco givrée. 2010, 259 p. 18,50 € . Ecrivain(s): Nadine Monfils Edition: Belfond

Nadine Monfils fait partie des figures les plus attachantes des Lettres belges contemporaines. Depuis près de trente ans, celle qui compta jadis André Pieyre de Mandiargues, Leonor Fini et Thomas Owen parmi ses amitiés littéraires et artistiques, explore un imaginaire exubérant, entre candeur et perversité. Nourri aussi bien de peinture et de cinéma que de littérature, l’univers de l’écrivaine se donne à lire dans de savoureux contes érotiques et cruels[1], mais également dans des pièces de théâtre ou des romans.

C’est dans ce dernier genre que Nadine Monfils s’est acquise un large et fidèle public, grâce surtout à sa série mettant en scène le commissaire Léon, « le flic qui tricote »[2]. C’est également dans le roman qu’elle a offert quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes. Parmi celles-ci, on se bornera à rappeler Rouge fou[3], un très beau conte d’initiation féerique et érotique digne des grandes réussites de la surréaliste Lise Deharme, ainsi que deux inoubliables romans noirs, Une petite douceur meurtrière[4] et Monsieur Émile[5], résolument hors normes. Évoquant le premier, le critique et collagiste proche du surréalisme André Stas, a pu admirer dans ce livre un « polar bizarroïde, mâtiné de conte grand-guignolesque[6] ».